De la juste rémunération du bloggeur



salaire argent eurosLe bloggeur est une espèce de plus en plus prisée par et dans les médias traditionnels.

Nombre de versions numériques de journaux nationaux hébergent des blogs sur leur plateforme, de 20Minutes (gratuit) à Le Monde (payant). Mediapart qui est une plateforme média exclusivement numérique, et à accès payant, fait de même. Quant à Le Post, ce sont les bloggeurs maison qui alimentent le journal en ligne - encore qu'on puisse s'interroger ici sur la dénomination de bloggeurs - et certains d'entre eux, qualifiés d'Invités, sont rémunérés.

On ne compte plus, dans les médias traditionnels, les articles ou les chroniques ou les reportages façon Qu'en disent les bloggeurs. Betapolitique fait sa sélection d'articles parmi les bloggeurs. Le journal papier Vendredi est quant à lui entièrement composé par une sélection d'articles de bloggeurs. Et dernièrement, c'est Courrier International qui a proposé un partenariat avec certains d'entre eux.

Les bloggeurs sont cités un peu partout, des extraits de leurs billets sont repris ici ou là - et parfois donc des billets entiers. On leur propose d'intervenir à la radio ou sur les plateaux de télévision, on recueille leurs avis, on les invite à suivre tel ou tel évènement particulier. Au Congrès du Parti Socialiste, certains d'entre eux avaient un accès presse.

Bref, le bloggeur fait vendre. Car il ne faut pas se leurrer, il s'agit d'abord de cela : le phénomène du bloggage fait vendre. Mieux que cela, tout numérique soit-il, il fait aussi vendre du papier.

Il s'agit pourtant moins de la valeur ajoutée qu'apporterait le bloggeur à l'information que du fait qu'il est supposé ne pas faire partie d'un sérail journalistique, lequel vit actuellement une profonde crise de confiance, donc d'audience. Le bloggeur est un représentant du peuple et le peuple - lecteur, auditeur ou télespectateur - aime s'entendre. Il aime donner son avis et le partager. En ce sens, la popularité des bloggeurs est à rapprocher du succès des émissions où Vous avez la parole.

La différence est que le bloggeur est identifiable, qu'il est ciblé en tant que tel par les médias qui en font leur beurre. Et voilà le bloggeur de se demander tout naturellement si une partie de ce beurre ne devrait pas légitimement lui revenir. Il s'interroge sur son statut au sein du grand bourdonnement médiatique et se pose la question de sa rémunération.

Aussi naturel cela soit, il a tort. L'engrenage de la rémunération est celui de la professionalisation. A terme, d'une manière ou d'une autre, il se trouverait récupéré. Un phénomène tout aussi naturel que la question qui y conduirait. On ne peut faire semblant : on ne fait jamais de la même manière selon qu'on en espère ou non une rémunération ; et l'autocensure, aussi inconsciente soit-elle, est la pire de toutes les censures, parce que la plus sournoise.

Dans la chaîne journalistique, le bloggeur est un témoin et se perdrait donc à ne pas le rester.

Le bloggeur parle depuis lui-même et témoigne de ce qu'il observe. Or on ne rémunère pas un témoin. Rémunérer un témoin c'est de facto le corrompre, c'est-à-dire corrompre son témoignage.


Une précision nécessaire pour en terminer : en aucun cas je ne jette la pierre à tel ou telle qui obtiendrait rémunération de son activité de bloggeur. Tout le monde n'a pas les moyens ou même l'envie de renoncer à un complément pécunier, aussi symbolique soit-il. C'est le symbole que je pointe, et ce à quoi, on le sait, il tend : l'institutionnalisation, qui est une contrainte et une uniformisation, et pour le bloggeur la promesse de devenir un notable 2.0.


Alors je le répète, parce que tout est là : On ne rémunère pas un témoin.



Source : De la juste rémunération du bloggeur




Michael Jackson marche sur la lune



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Michael Jackson marche sur la lune



Michael Jackson est mort.
Sans doute ira-t-il danser parmi les étoiles.

Bye, moon walker. You were definitely not so bad.



Michael, un jour, tôt ou tard
On n'est que des os
Est-ce que les tiens seront noirs ?
Ce serait rigolo
...



Source : Michael Jackson marche sur la lune




Fous rires à pleurer



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Fous rires à pleurer



Que reste-t-il de nous ?

C'est à pleurer.

Tant de larmes que nous devrions verser sur nous-mêmes, que nous serions fous de ne pas a minima en rire.

Nous sommes fous devenus. C'est à pleurer.





Source : Fous rires à pleurer




Twitter et remaniement ministériel



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Twitter et remaniement ministériel



Twitter est un réseau social. Soit, mais ça sert à quoi ? A échanger, à s'informer, à partager des liens, à donner son avis, à discuter le bout de gras, à s'amuser... Bref, c'est un réseau social.

Par exemple, à propos du remaniement ministériel, Benoit Hamon, mais aussi Jacques Chirac et François Mitterrand (si si, il a un compte sur Twitter !), ont évoqué l'avènement ministériel de Frédéric Mitterrand et les déboires de Jack Lang et Claude Allègre qui avaient l'un et l'autre nourri d'abondants espoirs :

A lire chronologiquement, c'est-à-dire de bas en haut...
Benoit Hamon, François Mitterrand et Jacques Chirac sur Twitter


Avec la participation de Abadinte, Laure, Antoine, Aleph et de moi-même...



Source : Twitter et remaniement ministériel




Sous la burqa, le baillon



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Sous la burqa, le baillon



René Magritte Le ViolCe n'est pas la burqa qui est une prison, c'est Dieu. Dieu est une prison mentale.

La Burqa est une oppression. Un moyen d'oppression dirigé contre le corps des femmes.

On raconte que certaines s'y soumettent de plein gré. Mais Dieu est un enfermement de l'esprit qui exclut le libre-arbitre.

Interdire le port de la burqa est une connerie. Les lois contre l'oppression existent. C'est à la libération des esprits qu'il faut s'atteler.

L''oppression contre les femmes emprunte des chemins variés. Dans l'immense majorité des cas se sont des chemins privatifs. Combien de filles et de femmes sont violées à l'intérieur de leur propre foyer et se taisent ?

Libérer les esprits pour libérer la parole. Parce que la loi ne peut passer quand la victime tait son oppression.

La burqa est la partie visible d'une oppression d'autant plus vaste qu'elle est cachée.

La burqa possède en sus l'avantage de circonscrire le champ de la dénonciation à l'intérieur de la population musulmane. Une hypocrisie bien vulgaire. A la française, pourrait-on dire.



Source : Sous la burqa, le baillon




Un homme, une femme



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Un homme, une femme, 22 régions



logo paritéJ'ai suffisamment souvent moqué sur ce blog les excès ou les dérives de la cause féministe pour me sentir cette fois autorisé à relayer cette très judicieuse initiative, trouvée chez Olympe.

Cette initiative, ce sont 3 militants socialistes, fondateurs de la rénovitude [j'adoooore !], qui caressent le fol espoir que la désignation des têtes de liste socialistes sera le moment d’agir vraiment pour la « rénovation » des pratiques au sein du Parti Socialiste, et de faire de la parité une réalité.

Leur constat est simple, 92% des régions françaises ont un président de région homme. Au PS, qui préside actuellement 20 de ces 22 régions, on dénombre 2 femmes présidentes de région (en Franche-Comté et en Poitou-Charente).

C'est que malgré la parité, imposée par la loi électorale, c'est le plus souvent un homme qui figure en tête des listes...

Or en 2010, 5 présidents de région socialistes auront fait 2 mandats consécutifs (Alain Rousset, Alain Le Vern, Jean-Paul Huchon, Martin Malvy, Michel Vauzelle) et la place de Georges Frêche sera vacante (il a été exclu du PS). Il ne suffirait donc que dans ces six régions, le PS présente six listes conduites par des femmes, pour qu'on puisse espérer un petit pas en avant dans un nécessaire rééquilibrage - nécessaire parce que vous les connaissez, tant que ce ne sera pas fait, elles continueront de piailler que bla bla vous êtes mieux payés que nous bla bla bla en plus vous accaparez tous les pouvoirs et patali et patala, bref vous savez comme elles peuvent être chiantes !

Il est sans doute utile d'ajouter que non seulement ce serait oeuvrer là en faveur de l'objectif [sic...] de parité, mais ce serait également pour le Parti Socialiste une bien belle occasion d'affirmer une position forte en matière du non cumul des mandats - ici, dans le temps. Deux mandats successifs de six ans c'est bien. Un troisième serait de trop : 18 ans ans à la tête d'une région, c'est beaucoup, beaucoup trop.

La rénovation, c'est bien d'en parler. La faire, c'est mieux encore.



N'osons pas espérer que l'UMP en ferait autant. On me dit que c'est un parti de droite.



une femme des hommes


Source : Un homme, une femme




Les éditions Filaplomb font Naufrage



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Les éditions Filaplomb font Naufrage



Naufrage Robert-Louis Stevenson Filaplomb

S’il arrive que le navire sur lequel on navigue va bientôt couler, sombrer au beau milieu de l'océan, et que l'on comprend avec certitude qu'on n'en ressortira pas vivant, quelle attitude convient-il d’adopter ?

Peut-être avoir à l'esprit que « nous sommes toute notre vie en route vers notre fin », petite philosophie à laquelle Robert-Louis Stevenson nous invite, au cours de ce Naufrage.

Les Editions Filaplomb vous invitent à la lecture d'un conte méconnu de l'auteur de L'île au trésor, fameux roman d'aventure qui depuis un siècle enchante les jeunes lecteurs - et que les moins jeunes redécouvrent toujours avec un même plaisir.

Traduit de l'anglais et adapté par Didier Ray, les mots de Robert-Louis Stevenson sont ici servis par le dessin de Marcel Uderzo : le ponton, les cordages, la troupe des matelots et l'immense agitation océanique prennent une réalité qui saura vous transporter au cœur de ce Naufrage dont parle la blogosphère...



Robert-Louis Stevenson : Edimbourg, 1850 - Samoa, Polynésie, 1894. Né d’une famille d’ingénieur et très jeune tuberculeux, il a passé sa courte vie à explorer le roman d’aventure et les récits fantastiques. Auteur de « L’étrange cas du docteur Jekyll et Mister Hyde », Stevenson reste le père incontesté de ce genre littéraire.

Marcel Uderzo : Né il y a belle lurette en 1933. Sans être gratouilleur de guitares, il en fabrique pourtant durant vingt ans. Las de cette ritournelle, il réalise ensuite l’encrage et les mises en couleurs de treize albums d’Astérix. Depuis 1980, libre comme l’air, il dessine chez de nombreux et sympathiques éditeurs.

Didier Ray : Dix ans avant le premier pas sur la lune, il découvre « l’Etoile mystérieuse », puis fait un « Tour de Gaule ». Il jette l’ancre un temps parmi les sciences humaines, mais les vents le poussent vers le dessin. Dès lors, il n’a jamais cessé de naviguer entre illustrations, BD, couleurs, musique et mots.

Filaplomb : Editeurs de bonnes nouvelles...



Et pour commander votre exemplaire, c'est 4€20 (frais d'envoi de 0,90 euros inclus).



Source : Les éditions Filaplomb font Naufrage




Hadopi censurée



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Hadopi censurée par le Conseil Constitutionnel



Hadopi Pierre ArditiLe Conseil Constitutionnel avait été saisi par les députés du Parti Socialiste après l'adoption de la loi "Création et Internet", dite HADOPI, sur le téléchargement illégal. Les 11 Sages (neuf permanents et les deux anciens chefs d'Etat Jacques Chirac et Valéry Giscard d'Estaing) avaient pour charge de se prononcer sur la concordance du texte avec les principes constitutionnels.

C'est désormais fait et, considérant qu'«Internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation», et qu'«en droit français c'est la présomption d'innocence qui prime» le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la partie sanction de la loi Hadopi - la "riposte graduée" - sur les téléchargements illégaux.

Le Conseil Constitutionnel rappelle que « c'est à la justice de prononcer une sanction lorsqu'il est établi qu'il y a des téléchargements illégaux ». Et de conclure : « Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d'avertir le téléchargeur qu'il a été repéré, mais pas de le sanctionner. »

HADOPI est morte - et j'ai ce soir une pensée émue pour ces artistes de gauche qui se sont fourvoyés dans un combat d'arrière-garde plutôt que de se mettre au service d'une cause qui exige de la part des industriels de la culture la révision de leur modèle économique et son adaptation à la révolution technologique de l'Internet, de manière notamment à assurer une rémunération juste aux artistes sur le dos desquels ils ne cessent complaisamment de se faire une rente.

Pierre Arditi, Juliette Gréco, Michel Piccoli et Maxime Le Forestier, je pense à vous.



Source : Hadopi censurée




La mort de Petit Scarabée



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La mort de Petit Scarabée



Aujourd'hui, David Carradine est mort. Il avait 73 ans et de 1972 à 1975 avait interprété Kwai Chang Caine dans la série Kung Fu. En 2003, Quentin Tarrantino l'a fait sortir d'une ombre de trente années que son talent ne justifiait pas en lui offrant le rôle de Bill dans Kill Bill.

Aujourd'hui, David Carradine s'est donné la mort à Bangkok. Bill has been killed.





Source : La mort de Petit Scarabée




De la relativité d'une catastrophe aérienne



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De la relativité d'une catastrophe aérienne



les jeux du cirqueDepuis le début de l'année 2009, dans le monde :

  • plus de 600 000 personnes sont mortes du SIDA ;
  • près de 500 000 personnes sont mortes du paludisme ;
  • la cigarette a tué 1,3 millions de personnes ;
  • l'alcool a tué 750 000 personnes ;
  • le cancer a tué 2,6 millions de personnes ;
  • plus de 100 000 personnes ont trouvé la mort suite à un accident de la route ;
  • la pollution de l'air est responsable du décès de 650 000 personnes ;
  • le manque d'eau potable est responsable du décès de plus de 2 millions de personnes ;
  • la malnutrition est responsable du décès de 4,4 millions de personnes ;
  • près de 400 000 désespérés ont mis fin à leurs jours ;
  • plus de 4,5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont morts ;
  • ...

L'énumération de l'inéluctabilité des souffrances humaines est bien monotone, et si peu propice à l'émotion.

Et puis hier, les 228 passagers et membres d'équipage du vol AF 447 ont probablement trouvé la mort, probablement à la suite d'un accident dont serait en partie responsable l'un des 1,3 milliards impacts de foudre qui ont touché la terre depuis le début de cette même année. C'est spectaculaire. Et dans un monde où le spectacle est roi, c'est en toute logique que l'événement a justifié l'interruption de la retransmission télévisuelle de Roland-Garros et son spectacle tennistique.

Prenons en passant la peine de noter qu'au cours d'un seul match de tennis, ce sont quelques milliers de personnes qui quelque part dans le monde meurent de faim.

Ce matin, dans un bel ensemble, les journaux titrent en gros sur le « mystère » du vol AF 447. Il est vrai que pour ce qui concerne la Malaria ou le SIDA, la malnutrition ou le manque d'eau potable, les responsabilités sont bien moins mystérieuses, donc le spectacle bien moins haletant.

Ce soir, les joueurs de l'équipe de France de football, qui affronte l'équipe du Nigeria en match amical, prendront leur juste part de l'émotion nationale en arborant un brassard noir. Avant de taper dans le ballon, tous respecteront une minute de silence. Le Nigeria est un pays africain qui se porte relativement bien. Le spectacle peut continuer.



Source : De la relativité d'une catastrophe aérienne




Quand Montalvo rencontre Gershwin



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Quand Montalvo rencontre Gershwin



Montalvo GershwinVous connaissez George Gershwin.

Gershwin, c'est Broadway, c'est le New-York des années 20, c'est le merveilleux Rhapsody in Blue, c'est la comédie musicale et le cinéma hollywoodien des années 30, c'est Fred Astaire et Un américain à Paris, c'est le mariage de la musique classique et du jazz - mais pas seulement -, c'est le swing et le ragtime - mais pas seulement -, c'est les années folles - mais folles, elles le furent de bien des manières différentes -, c'est The man I love - par exemple -, et puis c'est le génial opéra Porgy and Bess... .

Vous connaissez Summertime ? Vous connaissez alors George Gershwin, le plus afro-américain des juifs new-yorkais d'un temps où règnait la ségrégation et les émeutes raciales - mais pas seulement.

Mais connaissez-vous José Montalvo ? Depuis plus de vingt ans, José Montalvo - chorégraphe - et Dominique Hervieu - danseuse - portent le projet d'une danse jubilatoire et iconoclaste, une danse « art de la rencontre » qui dit le plaisir des corps en mouvement et l’éclat de leur mélange dans une visite sans cesse recommencée de l'histoire et de la géographie de la danse. Une danse qui s'abreuve à la mosaïque des styles et des interprètes qui la font et semblent la réinventer à chaque pas.

Alors quand Montalvo/Hervieu rencontrent Gershwin, on assiste à un spectacle total, comme une vague qui vous emporte, vous élève et vous flanque cul par-dessus tête - vous, et vos émotions avec. .

Sur une scène dont l'unique décor est constitué d'une petite baraque en bois (la maison de Bess ?), et devant un écran tendu comme un vaste aquarium, ce sont quinze danseurs et interprètes, tous plus talentueux les uns que les autres, et heureux de danser, qui vous entraînent au long d'un fabuleux voyage à travers l'univers de Gershwin et à travers ce rêve américain sur fond de cauchemar racial - ou l'inverse.

Un spectacle musical et chorégraphique époustouflant qui se développe avec bonheur sur une toile de fond très largement aquatique. Eaux calmes tout d'abord, où s'ébattent, nues ou en robes de soirée et talons aiguilles, d'insouciantes et gracieuses naïades - mais aussi une chèvre et un éléphant. La pluie et les larmes ensuite, pluie sur un rêve américain qui s'est vu trop beau et larmes à l'évocation des émeutes raciales qui jalonnèrent un siècle tourmenté. Tempête enfin, quand la mer démontée engloutit les miséreux entassés dans des boat people loqueteux. Car c'est bien par l'Afrique qu'on en termine, cette Afrique qui est le revers de la médaille d'une terre d'opulence et de volupté.

Hip-hop, break dance et slam sont convoqués, tandis que les entrechats le disputent à la danse africaine et aux claquettes. C'est beau, parfois drôle jusqu'au loufoque, souvent joyeux, et nous sommes alors d'autant mieux saisi par l'émotion lorsqu'au détour d'un Summertime de toute beauté, la gravité vient nous surprendre et nous bouleverser.

« Good morning, Mr. Gershwin » est une oeuvre chorégraphique magistrale. Courrez-y !





Source : Quand Montalvo rencontre Gershwin




On ne nait pas homme...



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On ne nait pas homme...



ogreNancy Huston a fait paraître une tribune dans Le Monde, sous le titre On ne naît pas homme.

La blogosphère féministe s'est aussitôt emparée du sujet. En particulier, j'aime beaucoup le ton employé dans ce billet. Zoridae se contente pour ce qui la concerne d'attirer notre attention sur un passage du texte - joliment torché, en effet - de Nancy Huston - écrivain qui écrivit de bien chouettes bouquins, à une certaine époque.

Je reproduis à mon tour le passage en question, puisque c'est celui-ci qui est concerné par mon petit commentaire :

« Dès qu'un petit garçon comprend qu'il vient (que tout le monde vient) de l'intérieur d'un corps de femme, un corps donc différent du sien, il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela. Les garçons ouvrent les poupées, les nounours et les voitures petites et grandes, ils ouvrent les fusils, jouets ou non, pour en comprendre le fonctionnement ; ils veulent pénétrer le mystère de la vie, des origines, comprendre d'où ils viennent, pourquoi ils sont là ; ils regardent de près, d'encore plus près ; plus tard, certains iront jusqu'à arracher le fœtus du ventre de la femme enceinte et à en fracasser le crâne. Après le dépeçage du nounours, après le carnage, ils laissent derrière eux : non-sens, monceaux de chairs mortes qui ne veulent plus rien dire. Ils ont réussi à transformer le vivant en mort, en objet, en chose, en rien : puissance sidérante qui ne peut se comparer qu'à celle de mettre un enfant au monde. »

On le comprend, l'hypothèse sous-jacente à ce petit laïus est que l'homme est plus violent que la femme. Sans doute. Peut-être aurait-il été toutefois plus nuancé de dire qu'elle s'extériorise davantage, cette violence, chez l'un que chez l'autre, de manière générale. Soit.

Pour rester dans la nuance, il aurait alors sans doute suffit de dire que le petit garçon se construit dans la découverte de son altérité, parce qu'il doit devenir homme et donc autre de ce d'où il vient, quand la petite fille peut se contenter de s'identifier à sa mère-matrice. Ce qui est on ne peut plus plausible... sans que cela doive nécessairement venir expliquer, par un curieux raccourci psychanalytique, cette violence masculine dont sont, seraient préservées les femmes - qui n'auraient donc aucun besoin de comprendre les mystères de la vie puisqu'elles en sont les créatrices et pour peu, tout de même, qu'on les fournisse en spermatozoïdes.

Sans doute cette construction des petits garçons dans cette différenciation sexuelle subie est-elle en effet à l'origine de la différence essentielle entre hommes et femmes. Sans doute, aussi, cela induit-il une quête "graalesque" chez l'homme, visant à "pénétrer le mystère de la vie" - quand la femme n'a donc nul besoin de pénétrer ce qu'elle a en elle.

Certes, mais on ne comprend pas trop pourquoi cette quête devrait nécessairement aboutir à ce surcroit de violence. Pourquoi cet inaccessible mystère ne serait-il pas un moteur de curiosité et d'enthousiasme, plutôt que cet inéluctable pousse à la violence ?

Curieuse conception de la quête qui devrait nécessairement se muer en frustration puis en violence. Et si l'on posait que chercher conduisait au savoir, faudrait-il en déduire que ce fait vient expliquer pourquoi l'homme est plus créatif et plus apte à la compréhension des choses que la femme ?

Et puis il y a cette phrase particulièrement imbécile : "il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela." Quel cliché !... Ou alors c'est moi et je ne connais que des petites filles particulièrement anormales.

D'ailleurs, moi-même finalement, je ne me souviens pas avoir jamais ouvert une poupée en deux pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur - je me contentais de la foutre à poil... Mes petites voitures, je ne les désossais pas et je n'usais d'armes-jouets que pour jouer aux cow-boys et aux indiens - un bout de bâton parvenant généralement à faire très bien l'affaire. Et aujourd'hui je n'aime pas davantage mettre mon nez sous le capot d'une voiture. Sans même parler de manipuler un fusil. A mon tour, je dois être particulièrement anormal...

Pour terminer au même endroit que cet extrait, je crois devoir faire remarquer qu'il faudrait être terriblement stupide pour prétendre sérieusement, et pour peu qu'on y réfléchisse un instant, que la puissance de mort serait comparable à la puissance vie. Créer est toujours miraculeux, quand détruire est trivialement à la portée du premier abruti venu - celui-ci s'avèrant une fois sur deux être une femme.



Source : On ne nait pas homme...




Edition à la demande



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Edition à la demande : Avoodware épouse Lulu



livre descriptionDu nouveau sur avoodware...

Parce que quand même un livre, c'est aussi un bel objet.

Parce qu'un livre, à lire, c'est plus confortable - plus qu'un écran ou un paquet de feuilles sorties d'une imprimante et plus ou moins solidement agrafées.

Parce que certains (et plus généralement certaines) d'entre vous m'y ont très gentiment incité - merci !

... vous avez désormais la possibilité de faire l'acquisition d'un ou plusieurs exemplaires de chacun de mes textes sous forme de livres reliés en qualité professionnelle et édités à la demande, en vous rendant chez mon Lulu.

Il n'est pas inutile de préciser qu'aux arrondis près, tous sont vendus à prix coutant. C'est-à-dire que ne reviendront à l'auteur que je suis que les centimes de l'arrondi - mais pour l'heure, je ne cherche pas non plus à me faire rémunérer pour un travail encore bien trop titubant à mon goût. Vous ne paierez que la fabrication et la rémunération de Lulu - et les frais de port.

Dit autrement, pour lire de manière plus confortable, pour faire joli dans votre bibliothèque, pour offrir ou pour caler un pied de table, sentez-vous libres de vous faire plaisir...

Edition à la demande : achetez un livre de Laurent Mann chez Lulu



Source : Edition à la demande




Aimer



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Aimer



Dire "je t'aime" n'est pas aimer.

Aimer est un verbe d'action.
Sourire est une manière d'aimer, par exemple.
Et si je proclame que "je mange", ça ne me nourrit pas.

Aimer.
Les mots n'y suffisent pas.

D'un autre côté, les mots flattent, touchent et finalement caressent.
« Comme tu es jolie et comme je t'aime ! »
Ça ne mange pas de pain et ça peut nourrir son homme.

Ce n'est pas la chair qui est faible, c'est l'esprit.

Tant mieux.



(et tant pis pour le divin)



Source : Aimer




Petit poème câlin



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Petit poème câlin



tristessePrenez un coquelicot
Eteignez la lumière
Il n'en devient pas incolore

Cueillez une fleur sur un oranger
Faites cessez le vent de souffler
Elle n'est pas inodore

Et quand j'imagine
Mes lèvres posées sur vos lèvres
Papillon sur le pétale d'un coquelicot
Jouant sur son velours
Et que d'émotion j'oublie alors de respirer
Vous n'êtes pas non plus sans saveur

J'ai trop d'imagination
Sans doute

...

Votre tristesse est l'obscurité qui se fait
Et le vent qui cesse
Et l'oubli de soi
Elle ne vous efface pas



Source : Petit poème câlin




Alors là... c'est le pompon !



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Interdire la cagoule : Alors là... c'est le pompon !



cagoule et pomponMAM (Mme Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur) a annoncé ce mercredi son intention d'étudier la possibilité de mettre en place des mesures, éventuellement législatives, pour empêcher quiconque de participer à des manifestations en dissimulant son visage, notamment à l'aide de cagoules.

Et aussitôt, zélé, le député UMP Didier Julia a déposé une proposition de loi visant à "interdire le port de cagoule et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements".

...

Pourquoi seulement le visage ?



Source : Alors là... c'est le pompon !




Petit... et ridicule



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Petit... et ridicule

Source : Petit... et ridicule




Les femmes aussi ont le droit de s'amuser



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Les femmes aussi ont le droit de s'amuser



Dans la blogosphère, j'ai quelques amies auxquelles je suis très heureux de faire ce petit cadeau, des femmes engagées qui se réjouiront sans aucun doute que le domaine machiste du jeu vidéo s'ouvre enfin à la seconde - terme employé ici sans intention de hiérarchiser - moitié de l'humanité.

Spéciale dédicace, donc, à Hypos, Annieday, CC, Laure, M., Mrs Clooney, Nelly, Olympe, Quitterie et Trublyonne.

Shii, enfin une console spécialement conçue pour les femmes :





Je sais, je devrais avoir honte...



Source : Les femmes aussi ont le droit de s'amuser




M comme Voyage



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M comme Voyage



Pablo Picasso - Nu Couchéil me plairait tant
si vous saviez

aller de ci de là
me promener
chercher
trouver parfois
jouer
expérimenter
éprouver
insister
recommencer
soulever
effleurer
toucher
presser
cueillir
recueillir
goûter
savourer
titiller
taquiner
partir
revenir
languir
sentir
ressentir
voyager
découvrir
recouvrir
entrer
rester
sortir
explorer
donner
prendre
disputer
partager
tournoyer
soupirer
chanter
miauler
rugir
crier
rire
sourire aussi
et me taire



Source : M comme Voyage




Les petits regrets



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Le grand jeu des petits regrets



Chirac ou SarkozyMartine Aubry a déclaré : « Je me dis que finalement, on regrette Jacques Chirac […] Il avait au moins une qualité, c’est de connaître la réalité de la France […] Cela n’empêchait pas des débats assez lourds ».

Certains qui cultivent amertume et esprit revanchard se sont engouffrés pour crier au scandale et à la droitisation d'un Parti Socialiste instable sur ses valeurs. Ils oublient que leur égérie avait - c'était au temps lointain de sa splendeur médiatique - rêvé d'un François Bayrou en premier ministre. Mais c'est accessoire. Ils oublient surtout ce que relativité signifie - sans même parler d'humour.

D'autres pas et qui l'expliquent très bien.

Mais c'est un certain François Mitterrand qui sur Twitter m'a donné l'idée d'un petit jeu qui devrait permettre à tous les mauvais coucheurs de comprendre la subtilité du lien qui existe entre regrets et relativité, voire même d'entendre la différence sémantique qu'on trouve entre regrets et nostalgie :

Aubry Royal


Bien entendu, j'ouvre le bal - et de préférence en demeurant fidèle à ma petite réputation de machiste que j'essaie progressivement de me construire ici :

Depuis que je subis les incapacités culinaires de ma femme, je regrette le temps où je me nourrissais au Mac Do.



Et vous, que regrettez-vous ?




Merci à Eric, pour m'avoir inspiré ce petit complément vidéo indispensable.



Source : Les petits regrets




HADOPI



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HADOPI ou les puissances réactionnaires à l'oeuvre



Tout le monde en parle, chacun à son avis, alors je me décide à en dire un peu plus qu'un mot. Dire simplement que le téléchargement ne saurait être illégal, dire qu'avant même que le législateur se décide, via la loi HADOPI, d'user de répression, cela fait maintenant dix ans qu'on use d'une culpabilisation qui n'a pas lieu d'être.

HADOPI

Toute cette histoire est en réalité assez simple. Afin de préserver leurs rentes, et plutôt que de s’adapter à la dématérialisation des supports en mettant en place de nouveaux modèles économiques, les industries de la musique et du cinéma, avec la complicité des gouvernements, s’évertuent depuis des années à laisser croire qu’échanger des fichiers sur internet s’apparenterait à du vol, alors que ce n'est que l'appropriation par les citoyens du progrès technique.

Lorsque l'on inventa le fil à couper le beurre, on ne déclara pas illégal son utilisation. Lorsque la locomotive à vapeur devint réalité, les gens se mirent à prendre le train et les chevaux ne se mirent pas à ronchonner. Lorsque les soutiens-gorges libérèrent la femme, les fabricants de corsets s'adaptèrent plutôt que de pester après les mamelles infidèles. Lorsque la télévision pénétra dans les foyers, le Général de Gaulle ne la déclara pas illégale au prétexte que les français n'allaient plus prendre le temps de se reproduire. Lorsque la jeunesse des années 80 se mit à enregistrer sur cassette toute la musique d'une bande FM libérée, l'industrie de la musique ne se trouva pas moribonde.

Depuis que le monde est marchand, à mesure que le progrès technique poursuit sa marche en avant, tandis qu'hommes et femmes s'approprient les nouvelles inventions et en tirent profit pour s'élever au-dessus de leurs anciennes conditions, les industries s'adaptent et développent de nouveaux modèles économiques - ou disparaissent et laissent la place à d'autres.

Depuis que le monde est marchand, certaines industries parviennent à mettre à profit une situation donnée pour tirer une rente de leur activité. Pour celles-là, le progrès technique a toujours été et sera toujours une menace - non pour elle-même, mais pour ladite rente, cette part excessive du gâteau qu'elles ont réussi à s'approprier aux dépens d'autres acteurs de la filière, généralement les consommateurs qui paient un prix trop élevé, mais aussi des intermédiaires qui reçoivent une rémunération anormalement réduites pour leurs prestations.

Et ainsi, depuis que le monde est marchand, les industries rentières sont-elles particulièrement réfractaires au progrès technique. C'est qu'en bons libéraux, elles savent que toute rente a pour vocation de disparaitre, soit par le simple jeu de la concurrence, soit via le progrès technique. Et toute leur stratégie consiste donc, non pas à freiner le progrès - lequel est inéluctable -, mais à s'en approprier l'essentiel des bénéfices futurs en empêchant aussi longtemps que possible sa concrétisation présente, afin tout de même de faire durer la rente.

Il y a deux dizaines d’années, les grands monopoles dans le domaine des télécommunications ont ainsi freiner des quatre fers devant la libéralisation du marché, l’émergence de la téléphonie mobile puis celle de la téléphonie par internet. Il s’agissait pour ceux-là de conserver leurs rentes de monopoles. Ils n'allèrent cependant pas jusqu'à oser prétendre que le GSM était un piratage téléphonique - cela aurait semblé par trop risible. On entendit toutefois quelques voix réclamer que fût déclarée illégale la téléphonie sur internet. On sait aujourd'hui ce qu'il advint : Orange, anciennement France Telecom, est leader sur le marché français de la téléphonie mobile, comme sur celui de la box internet - qui permet de téléphoner de manière illimitée sans surcoût, apparemment gratuitement...

Mais revenons au téléchargement. Je télécharge sur internet parce que la possibilité technique existe. Pis, cela ne provoque en moi aucun cas de conscience : je n’ai absolument aucune crainte pour la rémunération des artistes qui ont contribué aux oeuvres que je télécharge. Cette responsabilité-là revient de toute évidence aux industriels qui ont contracté avec lesdits artistes ; il ne s’agit pour eux - les industriels - que de distribuer autrement, c’est-à-dire mieux, plus efficacement, les sommes considérables qui circulent sur ce marché qui n'est pas celui de l'art. Il ne s’agit que d’allocations optimales des ressources et de la mise en place d'un modèle économique adapté à cette nouvelle donne technique. S'il est probable en effet que cela conduise à mettre fin à une rente qui n'a que trop duré, disons que ça ne m'émeut que très moyennement.

Je n'ai aucune inquiétude pour la vitalité artistique. Depuis que le monde est monde, celle-ci n'a jamais été liée à l'importance de la rémunération des artistes, pas plus que l'importance de cette rémunération n'a jamais été liée à l'importance du prix auquel les marchands décident de vendre au public les oeuvres dont ils ont fait l'acquisition des droits. Non, je ne suis pas inquiet : plus ou moins miséreux, il y aura toujours des troubadours qui pousseront ici ou là la chansonnette - et dont beaucoup resteront à tirer le diable par la queue tandis que les industriels de la musique et quelques artistes à succès s'engraisseront démesurément.

Dit autrement, si nombre d'artistes connaissent de grandes difficultés à vivre convenablement de leur art, ce n’est certainement pas le public qu'il faut en tenir pour responsable - ainsi qu’on cherche à nous le faire croire. Réjouissons-nous plutôt que public il existe et regardons plutôt du côté des producteurs et des diffuseurs qui brassent maladroitement des sommes considérables - en pleurnichant à l'occasion qu'elles s'amenuiseraient. Regardons plutôt, aussi, en direction des politiques culturelles et des budgets correspondants qui ne cessent, en effet, de s'amenuiser.

Culpabilisation et répression ne font pas une politique culturelle, encore moins un modèle économique viable. Ce ne sont là que quelques forces réactionnaires qui sont ici, comme partout, à l’ouvrage.



EDIT : L'ami Rimbus a pondu un excellent article qui viendra utilement en complément de celui-ci. Mais il y a aussi celui de Nicolas et celui de Seb - ça m'apprendra à faire un petit tour de oueb avant de déposer ma propre petite crotte.



Source : HADOPI




La journée de la Femme



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La journée de la Femme par La Chanson du Dimanche





La Chanson du Dimanche



Nota Bene : à l'occasion de cette « Journée Internationale consacrée aux Droits des Femmes », le débat fait rage à travers la blogosphère (je ne mets pas de lien parce que j'ai la flemme - Nicolas va m'engueuler). Moi, je m'en contrefiche.

Je note seulement que si le féminisme est une cause que j'ai grande facilité à épouser, il y a bien des féministes dont je ne voudrais pas pour femmes : trop chiantes !

Mais il en va souvent ainsi, il y a encore dans ce monde nombre de combats à mener urgemment, et il serait plus facile d'y mettre tout son coeur si les militants étaient plus sexy - c'est que la hargne monomaniaque possède la fâcheuse tendance à rendre laid et ennuyeux.



Parfois aussi je m'interroge : les femmes sont-elles capables d'accéder à un humour de second degré ?



Source : La journée de la Femme




Casse-toi-pov-con.net



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Casse-toi-pov-con.net



Casse-toi Pov' con !C'est simple, c'est drôle et ça soulage (un peu).

Allez-y faire un tour et ensuite, vous aussi, postez votre photo.

Vous aussi - parce que vous et moi savons que vous en rêvez - dites-lui : « Casse-toi Pov' con ! »

C'est par ici !





Et n'oubliez pas non plus d'en faire profiter vos amis et connaissances, car eux aussi, comme vous, comme moi, n'en peuvent plus de lui.



Source : Casse-toi-pov-con.net




HADOPI et riposte graduée



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HADOPI et riposte graduée - Black-out et chanson





AVOODWARE s'associe à l'initiative de la Quadrature du Net
qui appelle au « black-out » du oueb français.

HADOPI - Le Net en France : black-out

Le projet de loi HADOPI a pour objet la mise en oeuvre la politique dite de « riposte graduée »,
un dispositif répressif visant à couper l'accès à l'internette aux foyers suspectés
de partager sans autorisation des oeuvres protégées.

Un tel dispositif conduirait à couper des familles entières non seulement de l'accès à l'internette,
mais également au téléphone et à la télévision,
cela sans preuves juridiquement recevables,
ni d'ailleurs de procédure judiciaire.

HADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-outHADOPI - Le Net en France : black-out

Source : HADOPI et riposte graduée




Recherche, sarkozy, éducation, culture



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Jeu de l'intrus : Recherche, sarkozy, éducation, culture



Cette séquence - dénichée chez JeandelaXR (encore !) -date d'un temps que les moins de deux ans ne peuvent pas connaître - souvenez-vous, Sarkozy n'était pas encore président -, mais demeure aujourd'hui particulièrement intéressante, tant par sa résonance avec une certaine actualité que par son caractère largement prophétique.

André Brahic est non seulement un éminent astro-physicien, à l'esprit brillant - sa notice Wikipedia nous apprend qu'il a travaillé en particulier sur les supernovæ, la théorie du chaos, la dynamique des galaxies, les anneaux planétaires et la formation du système solaire dont il est l'un des plus grands experts mondiaux à l'heure actuelle et aussi qu'il est un spécialiste de l'exploration du système solaire par les sondes spatiales dont il a suivi toute l'histoire depuis de nombreuses années... un esprit brillant, donc, mais également, ce qui ne gâte rien, un homme doté d'un humour féroce.

Lors de cette courte intervention filmée (moins de 10 mn), il explique que pour lui recherche, éducation et culture sont des choses essentielles [...] pour l'avenir de notre société et énonce avec beaucoup d'humour et de causticité quelques vérités fondamentales, bien que tout à fait hors d'atteinte de l'esprit étriqué de ce petit président dont nous avons finalement hérité...




Sauvons la recherche - André Brahic
envoyé par Ahmed-Meguini


Post Scriptum : Je vous suggère de retrouver André Brahic dans un tout autre registre, lors de l'une (en 2001) ou l'autre (en 2008) de ses conférences vidéo à l'Université de tous les savoirs (Les Amphis de France 5). Dans la première il nous parle des observations récentes en astrophysique, dans la seconde il nous donne les dernières nouvelles de notre jeune Univers...



Source : Recherche, sarkozy, éducation, culture




500 euros et 500 secondes



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500 euros et 500 secondes par dedalus



chaîneC'est une chaîne à laquelle je n'ai pas été convié, mais celles-ci ont toujours été les petites sauteries que je préfère. D'ailleurs je ne suis pas non plus le premier à taper l'incruste.

J'ai découvert cette chaîne chez Gaël, mais si j'ai bien tout compris, elle a pour origine le site Lyon69.net - c'est dire si elle vient de loin.

Toute chaîne de blogs possèdant son propre règlement, commençons par reproduire celui-ci :

1. Avoir un blog ;
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit un 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination ;
3. Relancer la chaine en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question ;
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants ;
5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”.

Notons également que cette chaîne est en sus un jeu où le gagnant remporte un prix surprise. Pour gagner, il faudra être le blogueur qui aura généré le plus grand nombre de commentaires suite à son billet - compteurs arrêtés au 16 février, minuit. Mais bon...

Avant d'aborder le point n°2 du règlement, et donc le coeur du sujet, il me reste encore à être sagement respectueux du point n°3. J'invite donc à rejoindre la présente chaîne : Maghnia (parce qu'elle est jolie), Eric - bloggeur citoyen (parce qu'il le vaut bien), Rimbus (parce que !), Café-Croissant (parce qu'il gagne à être connu) et Framboise (parce que ça pourrait être amusant).

Venons-en maintenant au fait. Et si donc il me restait à la fois 500 euros et 500 secondes à vivre ?

D'abord et accessoirement, s'il me restait 500 euros pour mes dernières 500 secondes à vivre, de deux choses l'une : soit j'aurais fini en tirant jusqu'au bout le diable par la queue, mais sans laisser non plus de dettes - 500 euros, ce n'est tout de même pas rien ; soit j'aurais au contraire su préférer dépenser qu'amasser - car tout de même, 500 euros ce n'est pas beaucoup.

Ou bien - cela me vient en réfléchissant un peu à ce que j'écris -, ou bien j'aurais gagné beaucoup d'argent, aurais beaucoup épargné, placé beaucoup à la banque, répartissant des sommes considérables sur divers placements financiers attractifs. Et puis, de crises financières en cracks boursiers, tout cela se serait soudainement volatilisé et ne me resterait plus en poche que 500 euros, c'est-à-dire, inflation aidant, à peine de quoi m'acheter un dernier paquet de clopes - ce qui expliquerait sans doute également pourquoi, une arme entre les dents, il ne me resterait alors plus que 500 secondes à vivre...

Mais ce n'est pas dans cette hypothèse extrême que je souhaite me situer. Surtout, 500 euros ou pas, s'il me restait 500 secondes à vivre, peut-être alors que,comprenant enfin l'urgence, je me (re)mettrais enfin à écrire ce putain de roman plutôt que de gaspiller mon temps à contribuer à des chaînes auxquelles je n'ai pas même été convié - et en laquelle je ne me suis incrusté que pour dire ceci et parce que j'ai la terrifiante faiblesse de croire qu'il me reste un peu plus de 500 secondes à vivre, ce qui est parfaitement imbécile.



Source : 500 euros et 500 secondes




Il suffira d'un signe



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Il suffira d'un signe



Un homme. La cravate autour de son cou. Solitude et vague à l'âme. Mélancolie. Tristesse. Jusqu'à ce qu'un beau jour...




Signs sur Koreus


Signs est un court-métrage réalisé par Patrick Hughes, dans le cadre du Schweppes Short Film Festival

Merci à JeandelaXR pour la découverte de ce petit bijou.



Source : Il suffira d'un signe




Djian ou le roman surimi



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« Impardonnables » : Djian ou le roman surimi



« Impardonnables » : Djian ou le roman surimiLa preuve que je ne suis pas obtus, j'ai acheté le dernier roman de Philippe Djian, Impardonnables. Pis même, profitant d'un accès de bonne volonté, je l'ai lu.

Je m'étais dit qu'il y avait nécessairement un motif, ayant forcément trait à la littérature, qui expliquait que cet homme-là était reçu sur tous les plateaux et dans toutes les émissions, qui justifiait que son dernier ouvrage reçoive un accueil si unanimement positif à travers tout ce que le microcosme médiatique compte de critiques littéraires.

Je ne vais pas épiloguer sur les motifs, qui de toute évidence n'ont que peu à voir avec la qualité littéraire de l'objet, le fait est que je me suis fait piéger. Une fois de plus. L'avantage est que 230 pages imprimées en gros caractères, ça se lit vite. Malheureusement, et c'est une sorte de prouesse, on parvient tout de même à trouver le temps long.

Tout est dans l'absence de style - ce style dont à juste titre Djian fait dire à son personnage narrateur qu'il est "le moteur de cette folie" que constitue toute entreprise littéraire. Or il n'y a pas ici ce souffle que seul le style est à même d'insuffler à une oeuvre. C'est que l'écriture de Djian est à la littérature ce que le surimi est à la gastronomie : un met conçu pour plaire au plus grand nombre, inconsistant et sans saveur, pas tout à fait indigeste, mais qui vous laisse au seuil de l'écoeurement ; et qui en aucune façon ne saurait vous nourrir, encore moins vous extasier.

Et l'histoire ? Celle d'un vieil homme, écrivain sur le retour, ni sympathique ni complètement antipathique, plus aigri que pessimiste, pas vraiment anti-héro. Pas vraiment un vieil homme non plus en vérité - il a la soixantaine -, juste un vieux con comme il en existe à tout âge. Celui-ci a vécu une tragédie, quinze ans plus tôt, mais ça n'explique rien et d'ailleurs on s'en fiche un peu : voici donc juste un vieux con qui a perdu sa femme et une de ses filles dans un accident de voiture. So what ? Quinze ans plus tard, il fait la gueule à sa seconde fille parce qu'elle lui a fait un sale coup, pendant que le jeune homme déjanté - seul personnage un peu consistant du livre - qu'il a engagé pour suivre sa femme et lui apporter la preuve de son infidélité, devient l'amant de cette dernière. A la fin, ça se termine mal - ou du moins, c'est ce qu'on croit devoir comprendre.

Ce dernier épisode - quand le détective se révèle l'amant - est censé, du moins j'imagine, constituer un des, sinon l'unique rebondissement du roman, le ressort romanesque de l'histoire. Mais cela aussi est raté, et c'est le roman tout entier qui en vérité est cousu de fil blanc. A entendre Philippe Djian s'exprimer à travers la voix de son narrateur, on comprend que pour lui une des qualités qui font les grands écrivains est en leur capacité à être "rusé", "malin". C'est sans doute vrai. Encore faut-il l'être suffisamment pour savoir également dissimuler les trucs qui ont été utilisés. Afin que l'ensemble sonne juste et émerveille.

Dans le roman de Philippe Djian, tout est transparent. On ne se dit pas, émerveillé : il y a forcément un truc. Non, on le voit - le truc - et c'en est désespérant. On les voit tous, sans exception, tous les jeux de miroirs, tous les artifices, toutes les ficelles. Et de fait, tout tombe plat, même l'humour - ce qui en devient tragique. On se retrouve comme devant un illusionniste qui a manqué un tour après l'autre au long de son spectacle, c'est-à-dire affligé. Un peu gêné aussi.

Affligeant, oui, c'est le mot. Comme on s'est laissé prendre une fois de plus, une fois de trop, à mordre dans un bâton de surimi. On le savait, pourtant.



Source : Djian ou le roman surimi




Manifester en paix !



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Gaza : manifester en paix !



Hamas Israël Palestine TsahalLes bombardements d'écoles, d'universités à Gaza sont dénoncés, et on a raison... mais on ne dit pas que ces lieux sont utilisés comme centres opérationnels, fabriques et caches d'armes par les terroristes du Hamas ;

Le bombardement d'habitations à Gaza est condamné, et on a raison... mais on ne dit pas que les chefs terroristes qui les occupent refusent d'évacuer leur famille lorsque Israël les avertit des frappes sur leurs QG ; 

On dénonce le bombardement de mosquées, et on a raison... mais on ne dit pas que si elles explosent c'est du fait aussi des quantités d'armes et explosifs qui y sont entreposés par les terroristes islamistes qui s'y sont installés ;

On s'indigne de la situation humanitaire à Gaza, et on a mille fois raison... mais on ne dit pas qu'Israël fait beaucoup, tout de même, dans cette guerre pour préserver les civils et que l'aide humanitaire n'a jamais cessé.


Dans leur appel à manifester samedi prochain, Les Verts ne dénoncent pas la prise en otage des Palestiniens de Gaza par une organisation terroriste, et ils n'exigent pas du Hamas qu'il renonce à la terreur et qu'il reconnaisse Israël.

Il faut dire que la hauteur des principes invoqués par les Verts est telle que le parti écolo ne saurait s'abaisser à ce genre de considérations. Qu'on en juge : "seule la paix assurera aux israéliens comme aux palestiniens la sécurité". On voit que chez les Verts il y a des gens qui pensent, quand même.

En fait, l'appel des Verts à manifester samedi prochain 10 janvier à Paris ne mentionne même pas le Hamas. On peut le prédire sans grand risque de se tromper : cette manifestation d'apparence humanitaire, pacifiste et écolo sera aussi une manifestation de complaisance vis à vis d'une organisation terroriste ; on y brûlera comme à l'ordinaire des drapeaux israéliens et scandera le nom du chef du Hamas.


Aussi, moi qui souhaite ardemment une paix juste et durable au Proche-Orient, cette fois encore et afin d'éviter d'avoir à mélanger mon indignation et mes larmes avec les cris des colporteurs de haine, je ne me rendrai pas à la République samedi prochain 10 janvier 2009 à 14h30.

Je suis pour ma part convaincu qu'on peut au moins autant appeler le gouvernement israélien au courage de renoncer à la guerre que d'appeler le Hamas au courage de ne pas s'abriter derrière des enfants que, de facto, ils traînent avec eux dans la guerre et vers la mort. Et encore ce serait là ignorer que ce n'est pas même de la lâcheté de la part du Hamas, mais bel et bien une stratégie visant à activer l'engrenage de la haine de génération en génération.

Dit autrement, chaque civil palestinien qui meurt à Gaza est assassiné conjointement par le Hamas et Tsahal, tous deux complices de la même horreur. C'est cela tout entier qu'il faut s'appliquer à dénoncer, pour peu qu'on veuille être utile aux populations civiles palestiniennes et israéliennes. 

Donner dans la condamnation sélective, c'est faire le jeu d'un camp ou de l'autre, c'est faire complaisamment le jeu de la guerre. 



Communiqué de presse des Verts du 8 janvier 2009 : 

Pour la paix au Proche-Orient, manifestons samedi 10 janvier

L'agression israélienne s'intensifie à Gaza de façon dramatique : bombardements d'écoles, d'universités, d'habitations, de mosquées, d'établissements publics faisant des centaines morts parmi les civils. La situation humanitaire est catastrophique. Les Gazaouis ne sont plus approvisionnés en eau, en électricité, en nourriture, des blessés meurent faute de soin. Les journalistes ne peuvent entrer dans Gaza.

Le gouvernement israélien reste enfermé dans sa logique de guerre alors que seule la paix assurera aux israéliens comme aux palestiniens la sécurité.

Nous exigeons de nos gouvernements européens qu'ils condamnent fermement le gouvernement israélien et qu'ils fassent tout pour arrêter ce massacre. Nous appelons les citoyens à rester mobilisés et à participer massivement samedi aux manifestations organisées par les collectifs qui défendent la paix au Proche-Orient.


Djamila Sonzogni et Jean Louis Roumégas, Porte-paroles des Verts.



Source : Manifester en paix !




Adrienne



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Albin de la Simone et Vanessa Paradis - Adrienne



Le 2 Mars prochain sort la nouvelle édition du troisième et dernier album (en date) d'Albin de la Simone, Bungalow ! - une version double CD incluant des sessions acoustiques en public, dont 2 morceaux inédits. A cette occasion, est aujourd'hui présenté le clip, réalisé par Antoine Wagner, de la chanson Adrienne, chantée en duo avec Vanessa Paradis.

Peu adepte du billet de copinage, si néanmoins je ne résiste pas à vous faire découvrir cette petite friandise, c'est que croyez-moi, Albin le vaut bien ("comme mec").





Albin de la Simone en concert, quelques dates :

10 mars 2009 Alhambra - Paris (75)
23 janv. 2009 Le Vigean - Eysine (33)
29 janv. 2009 Théâtre St Marie D’en Bas - Grenoble (38)
31 janv. 2009 Théâtre - Perpignan (66)
15 févr. 2009 Espace Tival - Mulhouse (68)

www.myspace.com/albindelasimone - avec le titre Adrienne disponible au téléchargement

www.albindelasimone.com - allez y faire un tour, les sites d'Albin sont toujours l'occasion d'un petit voyage numérique tout à fait délicieux...



Source : Adrienne




Le visiteur



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Le visiteur



maillet jugeL'enfant est malade. Richard tient la main fiévreuse de l'enfant. Sur son front brûlant, il a appliqué un linge humide. L'enfant tousse faiblement, une petite toux un peu ridicule, comme surfaite. Il est épuisé, à bout de forces. Le soir tombe. Cela fait maintenant trois jours et deux nuits que cela dure. Richard regarde l'enfant, ses joues sont creusées, il a maigri déjà. De ses yeux à peine entrouverts filtre un regard inexpressif et las. Il respire difficilement et chaque inspiration semble lui coûter un effort presque insurmontable.

« Tu as mal ? », demande Richard. Non, fait doucement l'enfant de la tête.

« Je dois y aller maintenant. Tu sais ? »

L'enfant sait. Il ferme les yeux.

Richard glisse délicatement la main de l'enfant sous la couette, retourne le linge humide sur son front, puis se penche jusqu'à son oreille : « Ça va aller. On se voit dans douze jours. Je t'aime fort, tu sais. » Il passe sa main sur son visage, dépose un baiser sur sa joue et s'en va. Et l'enfant garde les yeux clos.

Quand il arrive dans la cuisine, elle regarde sa montre en hochant la tête. Son visage est fermé, ses sentiments calfeutrés. Elle le raccompagne jusqu'à la porte : « Si besoin, je t'appelle. »

Le médecin a dit que c'était la grippe. Rien de grave. Rien qui justifierait qu'il ne puisse attendre deux semaines avant d'avoir des nouvelles de l'enfant, puisqu'il n'en a pas obtenu la garde. Un week-end sur deux, seulement. Et la moitié des vacances scolaires. Sauf contre-temps.

L'enfant l'avait appelé le vendredi soir et avait récité d'une voix faible : « Je suis malade. Le médecin est venu ce matin et il a dit que je ne devais pas sortir. Alors je ne peux pas venir chez toi. Mais Maman dit que tu peux venir me visiter à la maison, si tu veux. »

Une fine couche de neige durcie recouvre le trottoir. Il fait un froid polaire. Richard resserre son manteau et se hâte vers la station de métro. Il a un peu de fièvre.



Source : Le visiteur




Bilan 2008 et voeux pour 2009



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Bilan 2008 et voeux pour 2009



avoodware dedalus laurent mannFaisons ça rapidement. Vous vous y êtes mis, en 2008, à près de 15 000 pour consulter plus de 30 000 pages sur avoodware, soit une progression de 40% du nombre de visites, les trois derniers mois de l'année ayant chacun dépassé les 2000 visites mensuelles.

Un bon tiers des pages vues, l'ont été sur ce blog, soit une hausse de près de 70% par rapport à 2007, et qui représente en réalité la quasi totalité de la progression du nombre totale de pages vues sur le site (+25%). Notons que deux articles ont été lus plus de 1000 fois et sans doute pour des raisons totalement différentes, il s'agit de Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France (repris par Agoravox où il a fait la une et suscité, ici comme là-bas, des commentaires particulièrement "crispés") et de Ta mère en string avec un sex toy ! (écrit à l'occasion de la fête des mères, mais dont le succès tient essentiellement à certains mots qui, via google, auront abusé quelques âmes en pine...)

Pour 40% d'entre vous, vous arrivez sur ce site en provenance d'un moteur de recherche. Si les requêtes "roman à télécharger", "romans a lire en ligne", "pièces de théâtre" ou "Laurent Mann" arrivent bien en tête, elles partagent le leadership avec "acdc nouvel album" (pour cet article) et "soeur emmanuelle 100 ans" (pour cet autre), mais aussi avec "filles nues " et "ma mère en string ". Au cours du mois de décembre, "xxxxx " et "couilles molles" ont fait un tabac...

Les textes mis en ligne sur ce site ont quant à eux été téléchargés plus de 3000 fois au cours de l'année 2008, soit entre 200 et 300 fois par mois. Lulli, mon roman, a obtenu votre préférence avec 640 téléchargements, suivi de Chouette, la Vie !, ma pièce de théâtre, avec 413 téléchargements. L'ensemble des six récits a généré pour sa part plus de 2000 lectures, soit plus de 300 pour chacun d'entre eux, et avec une petite préférence pour Terreur qui s'approche à lui seul des 400 lectures.

Il reste que je ne suis toujours pas parvenu à trouver la solution pour inciter les lecteurs à revenir ici partager leurs impressions de lecture, et la rubrique à vous de dire demeure donc encore bien clairsemée.

Ce petit bilan étant fait, je me permets de faire l'impasse sur la rubrique mes bonnes résolutions pour 2009 et me contente de vous la souhaiter à toutes et tous très sensuelle : santé et bonheur, sexe et bonne humeur.



En musique, ça pourrait donner ça - où il ne suffit que de se laisser porter, emmener, vibrer, aimer...


2009, année de la teuf !


Source : Bilan 2008 et voeux pour 2009




Bush hates shoes



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