Les conditions de la Femme
8
mars, c'est la journée de la Femme.
La femme ?
C'est quoi La femme ? C'est qui cette femme qui résumerait toutes les autres ? En laquelle s'incarnerait La condition féminine ?
Une femme ne serait-ce pas en réalité tout ce qui se trouve entre Perséphone et Ioudgine, entre gravité et futilité ?
Une condition finalement très humaine, du rire aux larmes - et retour.
Source : Les conditions de la Femme
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Ségolène partout sur la Coopol
Ségolène partout sur la Coopol
La Coopol, c'est le tout nouveau tout
beau réseau social mis en place par le Parti Socialiste dans le but
de rassembler "toutes celles et tous ceux qui veulent débattre
et agir à gauche".
C'est moderne - on y trouve tout un arsenal d'"outils d'organisation et de mobilisation politique pour échanger en ligne et agir sur le terrain" - et c'est plutôt réjouissant de voir un vieux parti savoir s'adapter et se rénover - même si la route est encore longue.
Bien longue ! Car il a aussitôt fallu résister à ce que cet outil de partage et de convivialité militante ne se précipite à reproduire là aussi, et encore, le comportement socialo-atavique du repli chacun au sein de sa petite chapelle. Qu'au moins là on puisse être préserver du fonctionnement en courants.
Le moins qu'on puisse dire est que tous n'ont pas résisté avec la même énergie. Et les plus donneurs de leçons en matière de rénovation n'ont pas été les plus exemplaires. Loin s'en faut.
Qu'on me dise donc ce que peut signifier un groupe intitulé : « Avec Ségolène, pour le mariage gay et lesbien » ?
Peut-on faire plus fermé, plus excluant que ça ?
Et si l'on souhaite s'engager en faveur du mariage gay et lesbien - cause plutôt très partagée à gauche - sans être toutefois particulièrement un fervent soutien de Ségolène ?
Faut-il nécessairement en passer par la création du groupe : « Sans Ségolène, pour le mariage gay et lesbien » ?
Pitoyable !
Source : Ségolène partout sur la Coopol
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Frêche : « Rocard est une lopette »
Frêche n'est pas homophobe
« Rocard
c'est un type très intelligent mais c'est une lopette. Il a lâché
tous ses amis. Il a fait une carrière personnelle. »
C'est ce qu'a déclaré Georges Frêche au cours d'un entretien avec deux journalistes du Montpellier Journal.
Mais non, Georges Frêche n'est pas homophobe. D'ailleurs c'est un ami des homos et il lui est arrivé de participer à la Gay Pride.
D'ailleurs, "lopette", c'est un terme passé dans le langage courant, en aucun cas stigmatisant. La preuve, il est fréquemment utilisé dans les cours d'école et sur les stades de foot.
Et puis c'est tout de même pas la faute de Frêche si le nombre d'adolescents qui se suicident ou font une tentative de suicide est dramatiquement élevé. Tout de même !
Quoi ? Un peu de populisme n'a jamais fait de mal à personne !
N'est-ce pas ?
...
Tiens, je serais intéressé de savoir ce que Ségolène en pense, cette fois.
Edit : On me précise dans l'oreillette que ce n'est pas dans Montpellier Journal mais dans Voici que Frêche a déversé son fiel populiste et racoleur.
Source : Frêche : « Rocard est une lopette »
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Femme violentée, femme expulsée
Femme violentée, femme expulsée
Elle avait
fui le Maroc en 2005 pour échapper à un mariage forcé. Elle avait
alors 14 ans.
Installée depuis en France au domicile de son frère, elle a aujourd'hui 19 ans et est élève dans un lycée professionnel.
Son frère la maltraitait. Le 16 février dernier, il y a dix jours, les violences atteignent un degré extrême et elle se réfugie chez la mère d'une amie. Elle a été rouée de coups avec « un manche d'aspirateur et un fer à lisser ». Le 18 février, elle dépose une main courante au commissariat de Montargis, puis le lendemain elle porte plainte à la gendarmerie de Château-Renard, où elle présente un certificat médical attestant une incapacité de travail de huit jours.
Elle est aussitôt mise en garde à vue puis en rétention à Montargis. A ses amis inquiets, les gendarmes ne veulent pas dire à quel endroit elle se trouve.
Le lendemain, samedi 20 février, à 4 heures du matin, elle appelle ses amis pour leur apprendre qu'elle prendra l'avion pour Casablanca à 7 H 35 où elle arrivera en fin de matinée.
Elle s'appelle Najlae. Battue par son frère, la France a décidé de ne pas recevoir sa plainte. Au Maroc, où la voilà expulsée, c'est un mariage forcé avec un cousin qui l'attend.
Le 25 novembre dernier, François Fillon avait décrété grande cause nationale 2010, la lutte contre les violences faites aux femmes.
Le 7 avril 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Chaque fois qu'une femme sera martyrisée dans le monde, cette femme devra être reconnue comme citoyenne française et la France sera à ses côtés. ».
Chaque fois ?
Source : Femme violentée, femme expulsée
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Nous c'est le goût, eux c'est les gueux
Nicolas partage son avis à propos de l'ouverture
par la chaîne de restauration rapide Quick de huit "restaurants"
proposant exclusivement de la viande halal. Ne soyez pas timides,
cliquez sur le lien pour aller le lire, c'est intéressant.
Je suis d'accord avec lui mais.
Je suis d'accord, il n'y a pas discrimination et des produits ciblés sur une segmentation de la clientèle existent un peu partout : salons de coiffure pour africains, épiceries casher, restaurants végétariens...
Mais cette histoire m'interroge au-delà. Probablement pour ce que Quick représente, qui n'invite pas nécessairement à exprimer un soutien franc et massif, qui mérite une réflexion un peu plus approfondie.
Alors je m'interroge sur la dérive libérale d'une société de surconsommation où peu à peu nous ne sommes plus que des clients, segmentés en catégories et sous-catégories. Et je ne peux m'empêcher de constater un système qui tend de tous côtés à nous imposer en douceur des ségrégations de fait, qui me semble de plus en plus contraires à une société du partage, de la solidarité et du vivre ensemble - notion qui pour paraître simpliste m'est particulièrement chère.
Car tout de même, on en arrive à des quartiers ghettos dans lequel une multinationale de la malbouffe cible une majorité supposée musulmane, et indubitablement discriminée, qui a toute les peines pour trouver un logement en-dehors du ghetto, toutes les peines à trouver un travail en-dehors du ghetto, et à laquelle on vient désormais servir quasi à domicile, dans l'enceinte du ghetto - ou pas trop loin parce que plus près c'est supposé être dangereux - une bouffe à la fois internationalisée - donc sans saveur ni qualité - et culturellement adaptée.
C'est un processus d'enfermement.
Et ce n'est pas la première fois qu'on peut constater que le système libéral produit de fait ce qu'on peut appeler une dictature molle, oppressive mais acceptée, et qui n'a en définitive d'autre avantage que de servir ses propres intérêts, c'est-à-dire la maximisation du profit et la pérennité du système lui-même, sa reproduction.
C'est que les dictatures à l'ancienne avaient une faiblesse rédhibitoire : elles ne duraient pas. Les populations, tôt ou tard, finissaient toujours par renverser l'oppresseur. Il fallait adopter une stratégie plus fine, instaurer un système plus "durable".
Le système libéral n'est finalement que cela : un oppresseur sans visage et dont l'oppression semble bien douce en ce qu'elle consiste à susciter des besoins, voire des désirs, qui seront aussitôt satisfaits - et pour cause. Satisfactions qui plus est de plus en plus individualisées, personnalisées, via une segmentation de plus en plus précise de la clientèle. Un système qui assure sa survie en nous faisant en apparrence ses complices.
Alors - attention, je vais caricaturer - si l'on peut faire en sorte que la clientèle blanche, de culture judéo-chrétienne, ayant des moyens financiers conséquents, utilisant des couches lavables et se nourrissant de brocolis bios soit localisée dans de grands et beaux appartements à Chatoux, tandis que la clientèle d'origine africaine, socialement défavorisée et par nécessité moins exigeante quant à la qualité de ce qu'elle consomme serait regroupée dans le même quartier délabré de Roubaix, ça facilite bien les choses pour toutes les enseignes qui ont quelque chose à vendre aux uns ou aux autres.
Et pour chacun et chacune d'entre nous aussi, ça facilite les choses : les clients rois que nous sommes sont servis quasi à domicile. C'est pratique. Mais est-ce vraiment la société dans laquelle nous voulons vivre ? Nous y gagnons la satisfaction quasi immédiate de la moindre de nos envies - qu'on aura suscitée en nous - mais n'y perdons-nous pas en définitive bien davantage ?
Oui, je m'interroge. Mais quand même, qu'on ne s'y trompe pas, je ne mêle pas là ma voix à tous ceux qui se saisissent de cette histoire pour y voir la confirmation de leurs fantasmes d'une islamisation de leur tant douce France. C'est simplement que je vois progresser de manière systémique la convergence de critères discriminants, convergence qui induit une société de ségrégations culturelles et sociales qui sert des intérêts qui ne sont pas les nôtres et ne le seront jamais. J'assiste à cette lente progression et je n'aime pas ça.
Source : Nous c'est le goût, eux c'est les gueux
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Livre papier versus livre électronique
Saint-Valentin et sex-appeal
Pour fêter la Saint-Valentin, encore faut-il avoir une amoureuse ou un amoureux. Et pour trouver un amoureux, ou une amoureuse, encore faut-il connaître l'élément de base du sex-appeal...
Source : Saint-Valentin et sex-appeal
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Lait maternel ou implication paternelle
Lait maternel ou implication paternelle
J'ai
écouté Elisabeth Badinter, ce matin sur France Inter, qui était
invitée suite à la parution de son dernier bouquin, Le conflit,
la femme et la mère. Comme toujours, cette femme d'une
intelligence rare fut passionnante.
Elisabeth Badinter conteste avec virulence que le femme doive être soumise à un devoir de maternité, concept aussi bien propagé par une société qui connait un retour de machisme particulièrement régressif, que par un certain courant féministe pour lequel la maternité serait l'acmé de la vie d'une femme. En particulier, elle pointe du doigt une société qui, sacrilisant la nature jusqu'à l'excès, tend à culpabiliser les femmes autour de la question de l'allaitement.
« Toutes le doivent, le peuvent, c'est un commandement de la nature. Sinon, vous avez droit à cette phrase culpabilisante : "Vous ne voulez donc pas le meilleur pour votre enfant ?" Désolée, mais il y a deux catégories de femmes. Celles qui aiment à se retrouver dans l'état de mammifère et celles qui détestent. Celles qui adorent allaiter et celles qui n'aiment pas. Nous n'appartenons pas à l'espèce des babouins, qui font tous la même chose. », explique-t-elle dans un entretien qu'elle a accordé au journal Ouest-France.
Il y a ici, sur cette question de l'allaitement, un angle de la question qui n'est jamais abordé : au-delà de la discussion autour des mérites comparés des laits maternel (forcément bon puisque naturel) et artificiel (forcément mauvais puisque pas maternel), l'implication du père dans les premières semaines de vie d'un nouveau né n'est-elle pas tout aussi essentielle pour le bien-être de l'enfant ?
Un nouveau-né a passé de longs mois dans le ventre de sa mère et, dès la naissance, se retrouve bien souvent blotti contre la peau de celle dont il connaît déjà la chaleur, l'odeur, la voix et le rythme des battements de son coeur. Le père, peu ou prou, est encore un étranger avec lequel un lien - d'abord charnel - reste encore à tisser. Or à quoi se résume les premières semaines d'un enfant ? Il dort, il pleurt, il mange, on le caline, il rote, il défèque, on change sa couche, il dort. Et une fois par jour, un bain et des soins (cordons, yeux, etc...).
Quelles sont alors les conséquences de l'allaitement ? Dans le meilleur des cas, les tâches sont partagées : à la mère ce moment délicieux où, après les pleurs, parce qu'il a faim, l'enfant se trouve rassasié ; et au père de changer la couche salie, alors que souvent, déjà fatigué et n'aspirant qu'à se rendormir, l'enfant ne comprend pas qu'on l'emmerde (alors qu'en réalité on le démerde). Partage si peu équilibré en réalité que, dans de nombreux cas, "naturellement", le père prendra son mal en patience et attendra que l'enfant parvienne au stade du jeu, où un échange mutuel paraîtra plus évident.
C'est une arnaque. Ce que bien des pères ignorent, parce qu'ils n'en font pas l'expérience, est que dès les premiers moments de la vie, il se produit un échange total entre le nourisson et celui qui le nourrit, fut-ce avec un biberon. Parce que le moment où le bébé est le plus en état de réception et de communication est précisément celui où, reposé parce qu'il vient de se réveiller, mais plus tout à fait affamé, niché confortablement entre les bras de son père ou de sa mère, il tète tranquilement et jusquà lextase.
Mais au-delà de l'arnaque, qui pour moi est une invitation plus que suffisante pour un père à exiger de partager avec la mère la responsabilité et le bonheur de nourrir, il est incompréhensible qu'on n'oppose pas aux bienfaits supposés de l'allaitement maternel, les bienfaits pour l'enfant de développer dès les premiers instants, puis dès les premières semaines, une relation forte, tendre et charnelle, avec son père, cet étranger qu'il découvre et qu'il ne découvrira jamais autant si celui-ci n'est pas reconnu comme cet autre qui le nourrit - et plusieurs fois par jour.
Il en est d'autres, de ces rares moments privilégiés, où l'enfant ne dort pas et est en état de réceptivité. Le moment des soins par exemple. Mais là encore, il faut au père la volonté de s'imposer, ne pas se retrouver en situation de dépendance vis à vis du savoir maternel, qui n'est pas naturel, qui provient simplement du fait qu'elle était présente à la maternité, nécessairement, lorsque l'infirmière est venue la toute première fois délivrer le mode d'emploi. Peu importe si le père n'est pas présent, la mère lui transmettra ce savoir, qui devient alors un pouvoir, puisqu'elle en a eu la primeur : « Puisque je te dis que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire ! ».
Il en est d'autres, mais ils sont incomparablement moins fréquents. Et puisqu'un enfant se fait à deux - le plus souvent -, moi qui est fait cette expérience, et à trois reprises, je ne saurais qu'inviter, et inciter fortement les nouveaux pères à exiger d'obtenir toute leur place auprès de leur enfant, et ce dès le premier jour. Cela passe par être un père nouricier. Cela signifie, au minimum, de mettre en place un système d'alimentation mixte : un coup le sein, un coup le biberon - ce qui implique, oui messieurs, de se lever la nuit...
Et vous, mesdames, comprenez que le combat féministe en passe nécessairement par un renoncement à certains de vos grands privilèges. Si vous voulez que les hommes changent les couches, il faut cesser de leur dissimuler que c'est un grand plaisir que de mettre le nez dans cette merde-là, que ce n'est pas tant cette corvée à laquelle vous vous sacrifieriez. Surtout, ils n'accepteront de bon gré de changer les couches que s'ils prennent toute leur part dans ce qui la produit, cette merde : l'alimentation du bébé.
J'ai par ailleurs beaucoup aimé aussi, moi qui suis politiquement un écologiste convaincu, la manière qu'Elisabeth Badinter a de s'en prendre directement à une certaine écologie-naturaliste à la Cécile Dufflot, qui tend à accorder par principe la priorité au naturel :
« L'histoire des couches-culottes est révélatrice. Plus de couches jetables, elles polluent.Le raisonnement écologiste l'emporte sur le raisonnement féministe qui voudrait que l'on produise des couches biodégradables. Et surtout que l'on ne me dise pas, comme Mme Duflot, que la solution est la couche lavable que les hommes aussi peuvent enfourner dans les machines à laver. »
Source : Lait maternel ou implication paternelle
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Frêche n'est pas antisémite
Frêche
n'est pas antisémite.
Il fait juste joujou avec les électeurs qui le sont.
Frêche n'est pas raciste.
Il fait juste joujou avec les électeurs qui le sont.
Frêche n'est pas populiste...
Ha bah si. Justement !
Et c'est précisément ce qui le rend indigne. Du moins d'un point de vue socialiste. Du point de vue d'un homme de gauche.
Fermeture du ban.
Cela dit, on peut comprendre que le dernier carré des supporteurs de Ségolène Royal prenne la défense d'un de ses derniers soutiens de poids, aussi peu fréquentable soit-il. Mais c'est là une autre histoire, aussi peu glorieuse soit-elle.
Source : Frêche n'est pas antisémite
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Appel des blogueurs pour un No Sarkozy Day
No Sarkozy Day
- Appel au peuple -
Inconséquence
politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte
républicain, atteinte à l'égalité des chances, politique de la
peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques
autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations
médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des
affaires et les forces de l'argent…
Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l'écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS.
Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République : Liberté - Egalité - Fraternité – Laïcité – Démocratie
Nous, simples citoyens, vigilants et inquiets, en conscience et indépendamment de tout parti ou syndicat, appelons toutes celles et tous ceux qui ressentent l'envie, le besoin de dire NON ! à Nicolas Sarkozy, à se rassembler pour un No Sarkozy Day.
Le 27 mars 2010 : une journée pour lui dire NON !
Des rassemblements seront organisés partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous-préfectures, à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.
A l'issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible.
Nous appelons l'ensemble des blogueurs à diffuser cet appel sur leurs blogs et à nous en informer via un message adressé à blogs@no-sarkozy-day.fr
Nous appelons l'ensemble des citoyens à signer et faire signer cet appel (signatures).
Nous sommes cinquante cinq blogueurs et plus à diffuser simultanément, ce dimanche 24 janvier 2010, l'appel pour un No Sarkozy Day.
Blogueurs Signataires :
Aliciabx - http://aliciabx.blogspot.com/
André Orphal - http://jusqu-alacensure.over-blog.com/
Antennerelais - http://antennerelais.canalblog.com/
Antidote Démocratique Antisarkozy - http://rpubliquejetaime.typepad.fr/
Antoine - http://just4kiss.blogspot.com/
Arnaud Mouillard - http://hern.over-blog.com
B.Mode - http://ruminances.unblog.fr/
Benjamin Ball - http://blog-zero-un.over-blog.fr/
Bloguerilla - http://bloguerilla.org
Carrefour Anticapitaliste - http://kropotkine.jimdo.com/
CC - http://www.bahbycc.com/
Clarky - http://ruminances.unblog.fr/
Conseil national de la Résistance en Midi Pyrénées - http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/
Cpolitic - http://www.cpolitic.com/cblog/
Dan29000 - http://danactu-resistance.over-blog.com/
David Noël - http://www.lheninois.com
Dedalus - http://sarkononmerci.fr
Des pas perdus - http://www.despasperdus.com
Dessins d'AMAD - http://riposte.gauchepopulaire.fr/
Dominik Vallet - http://dominikvallet.over-blog.com/
Enriqueta - http://enriqueta.over-blog.com
Eric Citoyen - http://monmulhouse.canalblog.com/
Gauchedecombat - http://gauchedecombat.wordpress.com/
Gilles Pommateau - http://gillespommateau.over-blog.com
Gwendal - http://gwedenis.blogspot.com/
Hervé Dor : http://ervedo.tumblr.com
Hypos - http://www.hyposblog.info
Ijahsista - http://une-autre-vision-du-monde.over-blog.fr
Jean-François Vionnet - http://lespenseesdunvieuxcon.blogspot.com
JeandelaXr - http://jeandelaxr-lejouretlanuit.blogspot.com/
Juan - http://sarkofrance.blogspot.com/
Le Canard de Mulhouse - http://canard68.20minutes-blogs.fr/
Le Coucou - http://unclavesien.blogspot.com
Le journal de Geed - http://lejournaldegeed.wordpress.com/
LePetitSauvage - http://on-nous-prend-pour-des-cons.fr
Lost in Chartres - http://lostinchartres.wordpress.com
Louis Lepioufle - http://powolicu.wordpress.com/
Marie - http://engagee.fr/
Martin P. - http://sauce.over-blog.org/
Mathieu L. - http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com
Maximilien - http://maximilienrobespierre.blogspot.com/
Monsieur Poireau - http://monsieurpoireau.blogspot.com
Mtislav - http://mtislav.blogspot.com
Nicolas J. - http://jegpol.blogspot.com/
Philippe Marx - http://www.philippemarx.net/
Raphaël Rezvanpour - http://revoltecitoyenne.wordpress.com/
Rebus - http://sarkobasta.blogspot.com
Rimbus - http://rimbusblog.blogspot.com
Rodolphe Lediazec - http://ruminances.unblog.fr/
Samuelle - http://souvenirsdufutur.blogs.courrierinternational.com/
Seug8520 - http://www.lisoloir.com
Skal - http://www.lespenseesdeskal.fr
Slovar les Nouvelles - http://slovar.blogspot.com
Trublyonne - http://trublyonnevoitlavieenrouge.blogspot.com/
Yann Savidan - http://www.yann-savidan.com/
Profils Myspace et autres :
Axel - http://www.myspace.com/libertik
Camille BB - http://www.myspace.com/459439819
Felocydz - http://www.myspace.com/felocydz
Jacinte G. - http://myspace.com/asfodelle
Julie - http://www.myspace.com/170102103
Karyn - http://www.myspace.com/uztaila
Lea - http://www.myspace.com/reallioness2
Leslie - http://www.myspace.com/leslie381
Marco JazzMan - http://www.myspace.com/marcojazzman
Mimosa67 - http://mimosa67.spaces.live.com/
Navarrete Pierrot - http://www.myspace.com/mecclass
Pachanga - http://www.myspace.com/pachang_a
Paulo Barrosa - http://www.myspace.com/paulobarrosa
Zone Nono - http://www.myspace.com/zonenono
Ajoutez Votre Signature

Source : Appel des blogueurs
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L'application iphone qui met tout le monde à poil
Un iphone déshabilleur : c'est forcément génial, tout simplement.
On notera que pendant ce temps là, chez le numéro 4 des blogs High Tech, on en est encore à apprendre la copie d'écran sur iphone. Mais j'dis ça, j'dis rien...
Source : Un iphone déshabilleur
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L'actionnaire de France-Inter, par Stéphane Guillon
Je suis assez curieux de voir combien de temps cela va prendre avant que Stéphane Guillon se fasse virer de France-Inter. Sûr en tout cas que depuis ce matin ça démange de plus en plus fort Philippe Val, Jean-Luc Hess... et Nicolas Sarkozy.
Source : L'actionnaire de France-Inter
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2010, année du clitoris
Présenter ses
meilleurs voeux ne devrait jamais n'être qu'une formule. C'est
pourquoi j'ai mis un peu de temps avant de trouver la rime
juste.
2010, année du réglisse était par trop enfantin. Ou alors c'était pire.
2010, année de la glisse semblait s'adresser aux seuls sportifs. Même si là encore...
2010, année du pénis était sympathique mais donnait trop l'impression d'être intéressé à l'affaire.
2010, année du pubis avait l'avantage de concerner tout le monde mais manquait d'ambition.
2010, année de la cuisse était joli. Sans plus.
2010, année de la miss aurait inévitablement conduit à 2012, année de la pouff'.
Anaïs et Fabrice
postulèrent en vain, évidemment.
La police frappa à ma porte - l'an passé déjà ils avaient
tenté une improbable 2009, année des keufs, alors qu'on ne
pouvait douter que les meufs ou la teuf étaient
mieux placés. Les flics s'en retournèrent donc,
chaude-pisse les accompagnant - quelle culot celle-là
!
2010, année de la saucisse parvint à me tenter, je dois
l'avouer. Je sus me ressaisir à temps...
Bref, j'étais dans l'embarras, lorsque je pris connaissance de cette information fatale :
« Le point G, cet endroit mystérieux qui assurerait aux femmes un plaisir sexuel redoublé, n'existe pas, selon les conclusions d'une étude menée par des scientifiques du King's College de Londres. »
L'irremplaçable Ioudgine suggéra aussi sec - si l'on peut dire - de former des binômes et de le chercher, qu'on en finisse ! C'était malin. En s'y mettant à plein, sûr qu'on finirait par le débusquer. L'animal.
Sûr, vraiment ? Fallait-il tout miser
là-dessus ?
Et c'est à ce point d'interrogation shakespearien - existe-t-il ou
n'existe-t-il pas ? - que je compris qu'on pouvait peut-être, comme
en attendant, c'est-à-dire comme en suspension, et afin de
sauvegarder l'essentiel, c'est-à-dire l'accessoire, qu'on pouvait
sans doute vouer 2010 au clitoris.
Manière astucieuse de souhaiter à tous et à
toutes une année vibrante. Non ?
C'est en tout cas ainsi que je vous la souhaite : chaude et
vibrante.
Source : 2010, année du clitoris
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Les Joyeuses Commères de Windsor
Cons de pauvres

« Je veux, si je suis élu président de la république, que d'ici à deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid.
« Parce que le droit à l'hébergement, je vais vous le dire, c'est une obligation humaine.
« Mes chers amis, comprenez-le bien : si on n'est plus choqués quand quelqu'un n'a pas de toit lorsqu'il fait froid et qu'il est obligé de dormir dehors, c'est tout l'équilibre de la société où vous voulez que vos enfants vivent en paix qui s'en trouvera remis en cause. »
Nicolas Sarkozy
C'était il y a près de trois ans, c'était il
y a une éternité.
Combien vont mourir cette nuit ? Et la nuit suivante ?
Combien vont mourir de froid, cet hiver encore ?
Merci Monsieur pour cet important rappel, cette réalité essentielle dont il faudra se souvenir très fort quand viendra avec la mort de Johnny le temps des larmes et des louanges, le temps des hommages interminables et des couronnes tressées à celui qui n'est et ne sera jamais pourtant qu'un autre pauvre con, pauvre con comme moi qui possède un toit, pauvre con comme ce petit président qui n'a jamais eu froid, ni honte.
Source : Cons de pauvres
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Une maison de poupée, par Braunschweig
On va se faire bouffer ?
« On va se faire bouffer. Il y en a déjà 10 millions, payés à rien foutre ! »
envoyé par dagrouik
Mais de qui parle cet élu UMP ?
« On va se faire bouffer. Il y en a déjà 10 millions, payés à rien foutre ! »
Mais qui sont donc ces millions qu'on paient à rien foutre ?
Et puis qui est ce "on" qui va se faire
bouffer ?
Bouffer par les millions qui donc, non seulement sont payés à rien
foutre, mais en plus seraient disposés à nous bouffer...
On voudrait bien savoir, parce que tout de même ça fout un peu les jetons...
Non ?
Ou alors ce serait seulement cette vieille
rengaine de l'extrême-droite, et qui aurait contaminer une droite
décidément de moins en moins complexée ?
Mais si, vous savez, cette histoire éculée où des hordes sauvages
et basanées viennent chez nous manger le pain des bons
français.
Vous savez, comme dans cette chanson qu'ils sont des milliers à
siffler - et demain donc peut-être des millions -, ce chant
vaguement guerrier où les hordes féroces viennent jusque dans nos
bras égorger nos fils et nos compages ?
Ha ! mais que veut donc cette horde d'esclaves, de traîtres, de
rois conjurés ?
Quoi ces cohortes étrangères feraient la loi dans nos foyers ! Aux
armes citoyens, formez vos bataillons. Marchons, marchons et qu'un
sang impur abreuve enfin nos sillons...
Vous savez quoi, moi c'est l'UMP qui me fout un peu les jetons. Avec son Sarkozy et son ministre de l'immigration. Avec son Eric Besson et son identité nationale. Son Brice Hortefeux et ses délations. Avec ces milliers d'élus qui pensent tout bas bien pis que ce que le chef n'a pas honte de vomir tout haut. Et puis aussi avec ces millions qui se laisseront prendre encore au piège de la peur et de l'insécurité, du rejet et de l'exclusion, sans voir que c'est l'insécurité sociale qui les dévore et la peur des lendemains qui les oppresse, sans compredre qu'ils sont eux-mêmes les exclus d'un système qui les instrumentalise et puis les rejette au fond du fossé.
Oui, moi elle me fout de plus en plus les jetons, cette Sarkofrance.
Source : On va se faire bouffer ?
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Pas de liens, bordel. Pas de liens !
Eric Besson contre Stephane Guillon
La
semaine dernière, le ministre de l'Immigration et de l'identité
nationale a annoncé qu'il allait engager une "réflexion"
sur les "mariages gris", qu'il a qualifiés
"d'escroquerie sentimentale à but migratoire". Par
"mariages gris", Eric Besson désigne des unions qui
seraient conclues entre une personne étrangère
souhaitant obtenir un titre de séjour ou la nationalité française
et une personne de nationalité française de bonne foi, abusée
dans ses sentiments.
Dire qu'à l'UMP il en est encore pour affirmer qu'il n'est pas et ne sera jamais l'un des leurs. Avec tous les efforts qu'il fait, c'est bien malheureux...
Mais là n'est pas le propos. A l'occasion du passage du ministre sarkosyste dans la Matinale de France Inter, l'humoriste Stephane Guillon a consacré sa chronique à cette question du "mariage gris", terminant sur un propos visant directement Eric Besson :
Attention, le mariage gris, ça peut être dans les 2 sens. Parfois, ce sont de jeunes et jolies femmes sans papiers qui séduisent de vieux bonshommes français
Il paraîtrait... bon, c'est une info de la presse pipole à prendre avec des pincettes, ça peut être faux, attention. Il paraîtrait qu'Eric Besson serait avec une jeune tunisienne de 22 ans. Si c'est vrai, je lui dis en toute amitié qu'il faut qu'il fasse gaffe au mariage gris.
Bon, tant qu'il n'est pas marié ça va, mais s'il franchit le pas, il y aura une enquête de vie privée. Ah, plus de 30 ans d'écart, c'est obligatoire. Quand ça ne peut plus être ni pour ton physique ni pour ta vigueur, ils contrôlent.
Et puis là, il y a des trucs suspects. Les inspecteurs, ils ont l'habitude. La demoiselle en question à certainement lu le livre de l'ex Madame Besson. Elle doit s'intéresser à la politique, un minimum. Donc dans ce cas pourquoi lier son destin à un homme incapable de la plus petite fidélité. Non ça tient pas, ils vont lui poser des questions, c'est certain, voir si c'est un vrai couple [...]
Curieusement, pourtant connu pour son grand humour, cette chronique n'a semble-t-il pas fait rire Eric Besson, qui envisage de porter plainte contre France Inter.
Une excellente occasion de donner à entendre cette chronique à un public plus large :
Faites tourner...
Source : Eric Besson contre Stephane Guillon
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Menaces sur l'accès à l'avortement
Menaces sur l'accès à l'avortement
Face aux
menaces que le gouvernement fait peser de plus en plus lourdement
sur l'accès à l'avortement, le Planning Familial,
l'Ancic (Association nationale des centres
d'interruption de grossesse et de contraception) et la Cadac
(Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la
contraception) se sont rassemblés derrière un slogan :
Sexualité, contraception, avortement, mon choix, un droit, notre
liberté ! et ont pris l'initiative d'une pétition que je vous
invite autant à relayer qu'à signer
:
PÉTITION EN DÉFENSE DES STRUCTURES IVG
La loi Bachelot "Hôpital Santé Territoire" accèlère la logique de rentabilité à l'hôpital
Elle impose aux établissements hospitaliers restructurations, fusions, regroupements... Son objectif : diminuer les dépenses à tout prix, travailler plus avec moins de personnel...
Cette politique signifie le démantèlement des structures qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse. Rien n'a été fait pour le maintien de cette activité malgré les affirmations des pouvoirs publics.
Il s'agit d'une atteinte grave à l'obligation d'organiser l'offre de soin en matière d'avortement à l'hôpital public, une remise en cause de la qualité des soins. Délais d'attente importants, refus de la prise en charge en particulier des mineures et des étrangères sans papiers, quota d'IVG, sectorisation et fermetures de structures sont la traduction concrète de cette politique pour les usagères.
Ce processus de dégradation répond autant à des objectifs idéologiques qu'économiques. C'est la liberté des femmes de décider d'avoir ou non des enfants qui est remise en cause.
Parce que l'avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l'ouverture de nouveaux lieux dédiés à l'avortement, pour une véritable égalité d'accès pour toutes par une offre de proximité partout en France.
Source : Menaces sur l'accès à l'avortement
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Pauvre pomme
L'hebdomadaire
américain Newsweek rapporte la délicieuse dernière déclaration de Sarah Palin : «
Si Dieu ne voulait pas que nous mangions des animaux, comment
se fait-il qu'il les ait faits en viande ? »
On fera gentillement remarquer à Sarah que Dieu n'a pas fait les bananes en viande et que nous les mangeons quand même. Pareil pour le chocolat, soit dit en passant...
Alors pour quelle raison une solution qui ne fonctionne pas sur le chocolat ou les bananes aurait-elle, comme par miracle, fonctionné sur les animaux ?
On ajoutera à cette petite remarque de simple bon sens que Dieu a pris soin de mettre des arêtes dans le poisson. On ne sache pas que cette précaution nous aura dissuadé de les déguster aussi bien en bouillabaisse qu'en sashimi !...
Et les crabes ou les noix, elle ne s'est pas rendu compte de la galère que c'est de les manger, la chère Sarah ? Elle voit pas comme nous nous évertuons toujours à trouver les solutions qui nous permettrons, quoi que Dieu en ait ou en veuille, de manger tout ce qu'il nous plait ?
D'ailleurs, la viande, comme ça, brute sur la bête, c'est quand même pas terrible. Et il aura fallu inventer le feu et la broche pour la préparer en méchoui et ainsi la rendre un peu plus que tout juste comestible. Ou le couteau et l'huile d'olive pour la savourer façon carpaccio. Ou le hachoir et les câpres pour l'accomoder en steak tartare. Dieu ne nous l'a pas faite si simple, Sarah, et il ne faut peut-être pas non plus oublier qu'il est tout de même plus facile de s'éplucher puis de s'avaler une pomme.
Or si Dieu ne voulait pas que nous la croquions, la pomme, comment se fait-il qu'il nous ait fait la peau des fesses si douce ?
Source : Pauvre pomme
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de Billie Jean à Eleanor Rigby
Téléthon, piège à cons
La grand
messe nationale du Téléthon est de retour. La France va exhiber 24h
durant ses petits enfants malades : des larmes seront versées dans
les chaumières, l'émotion ouvrira les porte-monnaie, les records de
dons seront battus, on glorifiera la formidable générosité des
français, on s'autocongratulera et chacun s'en retournera chez soi,
fier du devoir accompli et ému d'avoir participé à un exceptionnel
élan de bonté collective.
Et moi je vomis le téléthon. Et moi j'aborre cette générosité sélective. Où la charité se trouve une fois l'an glorifiée, quand jour après jour se trouve piétinée l'idée même de solidarité. Et moi j'affirme donc que le Téléthon n'est en réalité que le temple des bons sentiments et des bonnes volontés où nos égoismes obtiennent pour une année entière, et à très bon compte, leur absolution.
Les misères sont nombreuses et le monde est peuplé de malades et d'opprimés, d'aveugles et de paralytiques, de mutilés de guerre et d'affamés, de femmes violées et d'enfants maltraités. Et moi, parmi eux, je refuse d'avoir à choisir. Oui, tout bourgeois que je suis, je refuse d'avoir mes pauvres. D'autant que la toute puissante machine médiatique voudrait en sus prétendre à guider mon choix.
Il est un orphelinat où vivent miséreux des enfants par milliers. Parmis eux, il en est un et un seul sur qui chaque année, durant quelques heures, se trouve braqué un immense projecteur. L'enfant a été préparé : on lui a fait prendre une douche, on a applati ses mèches rebelles, on l'a entrainé à sourire. Tant et si bien que devant l'orphelinat, attirés par le projecteur, et harangués par quelque bateleur, les passants s'arrêtent un instant, voient l'enfant exposé dans la lumière, sont attendris, émus, rendus sensibles à son malheur, ses difficultés à vivre, et alors lui viennent en aide qui avec un paquet de bonbons qui un jouet qui un livre... C'est un petit garçon blond et aux grands yeux noirs qui d'un sourire vous fait fondre le coeur, et il n'y est pour rien si on ne regarde que lui et si, tandis que sa misère se trouve là un peu soulagée, continuent de vivre dans la fange et de crever dans l'indifférence les autres petits résidants d'un orphelinat toujours aussi miteux.
Je préfère moi contribuer à doter l'orphelinat, à lui confier le soin de répartir au mieux entre les miséreux les moyens dont il dispose et à me saisir chaque fois que possible de ma faculté à orienter ses choix en participant à la nommination de sa direction. Je ne donne pas au Téléthon, mais je paie mes impôts et suis disposé à en payer davantage. Et chaque fois qu'il s'agit de voter, mon choix s'oriente là où la collectivité assume ses responsabilités : plus d'argent pour l'Ecole, plus d'argent pour la Justice, plus d'argent pour la recherche médicale, pour les hopitaux, pour le secteur associatif... Plus de redistribution et plus de solidarités.
Le Téléthon ? Mais c'est simplement ce qui permet aux riches d'échapper à l'impôt et de garder les poches pleines.
Avec une belle unanimité on carricature les propos de Pierre Bergé, propos qu'on réduit à une mise en concurrence entre Sida et Myopathie - pathologie dont soit-dit en passant souffre Pierre Bergé. Pourtant, nous vivons en effet dans un sytème où de grands laboratoires pharmaceutiques privés font d'immenses profits, où la recherche publique n'a pas les moyens de travailler sur des pathologies non rentables et où le Sida continue de faire des morts par millions en Afrique et ailleurs parce que les thérapies sont trop coûteuses - et l'on pourrait égalemet évoquer le paludisme...
Le Téléthon ? Mais c'est le cache-sexe du
libéralisme mondialisé et de l'égoisme planétaire.
Juste un autre bon gros piège à cons.
EDIT : Je constate après coup, comme à mon habitude, que des choses tout à fait pertinentes ont été écrites ce matin à ce sujet, par exemple chez Gwendal et chez Nicolas...
Source : Téléthon, piège à cons
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Thierry Henry à pleine main
Ça fait longtemps que ça dure. Déjà en 1998. Déjà avec Aimé Jacquet. Bon, il y avait Zidane. Et puis Blanc et Desailly. Et puis Thierry Henry, déjà. On ne peut pas perdre avec une telle équipe. Qu'importe le sélectionneur, on ne peut pas perdre. Pourtant les pires se sont succédés pour occuper le poste. Aimé Jacquet donc, et puis Roger Lemerre. Jacques Santini ensuite. Raymond Domenech enfin. Des clones sans charisme ni inspiration, dont l'unique credo est 1- conserver le ballon 2- ne surtout pas prendre de but. Et c'est ainsi que progressivement, à mesure que ces joueurs d'exception raccrochaient les crampons, l'équipe de France est devenue championne du Monde de la passe-à-dix.
Ainsi, le dernier match de l'avant Domenech fut la défaite en quart de finale de l'Euro 2004, contre la Grèce, 1 à 0, au terme de ce qui fut le match le plus ennuyeux et crispant de l'ère footballistique moderne - c'est-à-dire celle qui a débuté avec ma naissance. Suite à quoi, Domenech se mit au boulot : 1- conserver le ballon 2- ne surtout pas prendre de but, avec pour résultat qu'au terme d'un tournoi de qualification où l'équipe de France enchaîna les match médiocres, joua un sublime jeu de passe-à-dix, écrasa 1 à 0 les redoutables Iles Feroe, il fallut en passer par les barrages, puis par un dernier match qui s'éternisa 120 minutes afin de s'assurer de ravir la couronne de match le plus ennuyeux et crispant de l'ère footballistique moderne. Une victoire 1 à 1 comme les aime Domenech. Beau boulot Raymond !
Mais j'en entends dans le fond qui beuglent qu'on a tout de même été en finale de la dernière coupe du Monde. Et je réponds : Zinedine Zidane. Malgré Domenech et sa tragique absence d'ambition de jeu, Zinedine Zidane est parvenu à lui seul à conduire l'équipe de France jusqu'en finale de la coupe du Monde 2006 - et l'on se souvient d'une équipe du Brésil qui en demi-finale se contenta de regarder jouer Zizou, le souffle coupé et comme se retenant d'applaudir. En 2006, Zidane gagna la coupe du Monde et l'offrit sur un coup de tête à l'équipe d'Italie. Domenech ne fut jamais dans cette affaire qu'un spectateur de plus.
Il est à ce titre remarquablement symbolique que l'équipe de France ait été sortie de la dernière coupe du Monde après le coup de tête de Zidane pour quatre ans plus tard devoir sa qualification pour la suivante à un coup de main de Thierry Henry. Voilà bien quelle est l'équipe de France de Raymond Domenech : une équipe sans âme, qui ne cesse de déjouer, ou de jouer tout petit, à pas comptés et prudents, offrant pour tout spectacle que 90 minutes soporifiques et sans joie, et dont le dénouement n'est jamais dû qu'à des circonstances parfaitement hasardeuses, parfois favorables parfois non, sonnant systématiquemet le glas de défaites améres ou de tristes victoires.
On est qualifié. Soit. Mais putain ! qu'est-ce qu'on va encore s'emmerder pendant cette coupe du Monde en Afrique du Sud !
Vraiment, y a pas moyen de débarquer Raymond "la science" ? Qu'on en finisse enfin de ces dix longues années de football calculette à la main ? Et si cette qualification volée était l'opportunité de comprendre que le football ce n'est pas ça, tout de même, et que même la victoire peut être honteuse, désastreuse, moche. L'opportunité de virer enfin un Raymond Domenech, sélectionneur ennuyeux et crispant et qui n'est pour rien - cette fois encore - dans cette tant minable qualification. Bien au contraire. Oui, et s'il fallait prendre ce pitoyable dénouement comme le signe qu'il n'est peut-être pas utile d'aller jusqu'au bout d'une logique qui ne pourra jamais, tout compte fait, que tous nous désespérer ?
Source : Thierry Henry à pleine main
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Ségolène Royal, François Bayrou : la rencontre
Ségolène
Royal et François Bayrou se sont rencontrés.
C'est Jean-Christophe Cambadélis qui, l'air de rien, le révèle sur son blog.
Vincent Peillon ne ferait-il qu'une simple petite crise de jalousie ?
Ce serait presque rassurant...
EDIT : OK. Ça va ça va ! Au temps pour moi. La rencontre remonte au 29 octobre, autant dire une éternité médiatique. Comment j'ai pu louper ça ? me demanderez-vous. Bah j'étais cette semaine-là en un lieu de cette planète où l'on se contrefout que se produise une telle rencontre - c'est-à-dire que j'étais hors de France. Pour tout vous dire, j'étais même sur un autre continent. Et voilà comment il arriva que j'ai passé cette foutue journée à me demander pourquoi ce scoop de Cambadélis ne faisait pas plus de bruit...Oui, comme un idiot. Vous pouvez même le dire dans les commentaires...
Source : La rencontre
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Des sifflets pour Sarkozy
11.000 élus réunis dans le cadre du 92e congrès de l'Association des maires de France ont copieusemet sifflé Nicolas Sarkozy.
Des sifflets adressés par procuration. D'ailleurs, rapporte Le Figaro.fr, et au cas où l'on veuille se tromper de destinataire, certains élus crurent bon pour accompagner leurs sifflets de scander : "Où est Sarko? Où est Sarko?"...
A charge donc pour François Fillon de transmettre à l'intéressé qui, aussi peu courageux qu'à son habitude, avait préféré se réfugier en Arabie Saoudite, mettant très opportunément à profit l'invitation du roi Abdallah pour une visite qualifiée "d'amitié à caractère semi-privée" - c'est-à-dire parfaitement privée et tout à fait opportune !
Source : Des sifflets pour Sarkozy
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Viva Favela !
Viva
Favela ! Quand les démunis prennent leur destin en main
est le titre d'un livre qui sort aujourd'hui et qui raconte
"l'éveil d'une économie populaire", témoigne de comment au Brésil,
microcrédit et monnaie locale ont permis de sauver une
favela.
L'histoire de la Banque Palmas est le fruit d'une aventure humaine extraordinaire qui a débuté au début des années 1970 dans le Conjunto Palmeiras, une favela située à vingt kilomètres de la ville touristique de Fortaleza, dans le Nordeste.
Les habitants de cette banlieue pauvre et isolée ont inventé, décennie après décennie, des armes originales pour lutter contre l'exclusion, le mépris dans lequel les maintenaient les pouvoirs publics et l'absence d'espoir. Ils ont fait front contre la dictature, ont fait plier le gouvernement de l'Etat pour avoir accès à l'eau, urbanisé eux-même leur quartier et créé de toute pièce une banque : la banque de Palmas.
Après de nombreuses batailles pour relier le bidonville aux services de la ville, Joaquim Melo, ancien séminariste et pilier de cette aventure, nous explique dans ce livre comment, allant contre l'avis de la Banque centrale du Brésil, a été créé en 1998 la première «banque communautaire», inaugurée avec seulement 2 000 reais, gérée par les habitants des quartiers défavorisés et qui dispense des crédits dans sa propre monnaie et sur le modèle du micro-crédit.
Les habitants du Conjunto Palmeiras gèrent à présent une enveloppe de près de deux millions de reais et 46 autres banques communautaires ont vu le jour au Brésil - et près de 3 600 au Venezuela... Le Conjunto Palmeiras est aujourd'hui un véritable quartier.
À l'heure où le monde recherche des modèles anti-crise et des alternatives pour combattre la pauvreté, Joaquim Melo délivre ici un message d'espoir, témoignant avec émotion de son engagement dans ce combat collectif contre la pauvreté, racontant les coulisses de l'invention du système Palmas et rendant hommage aux habitants du Conjunto Palmeiras qui sont les héros collectifs de ce combat contre la précarité.
« La banque communautaire n'est qu'une petite barque naviguant dans les eaux capitalistes. Mais elle navigue. »
Joaquim Melo
Disponible en librairie : Viva Favela ! Quand les démunis prennent leur destin en main, par Joaquim Melo, avec Elodie Bécu et Carlos de Freitas, Editions Michel Lafon, 2009, 284 pp. 17,95 € - ISBN : 978-2-7499-1112-0
Vous pouvez aussi commander le livre en
ligne, notamment sur les sites suivants :
• Librairies
L'arbre à lettres (commande en ligne puis retrait en magasin à
Paris)
• Librairie Kléber
(commande en ligne puis retrait en magasin à Strasbourg)
• Vents du sud (commande en
ligne puis retrait en magasin à Aix-en-Provence)
• Chapitre.com
Source : Viva Favela !
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Népotisme : et moi, et moi, et moi
Népotisme : et moi, et moi, et moi
Des
militants du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) demandent au
chef de l'Etat de les adopter.
Parce que "c'est plus facile quand on s'appelle Sarkozy".
Parce qu'ils ont l'espoir que le président leur offre "un premier emploi temps plein". Comme à son fils Jean…
Ils étaient quatre, chacun équipé d'un panneau recouvert d'un agrandissement de leur propre demande d'adoption. Ils ont tenté de s'approcher de l'entrée principale du palais de l'Elysée, avant d'être gentiment mais fermement priés par la police d'aller discuter plus loin avec les journalistes.
Ces demandes d'adoption ont été lancées symboliquement à l'Elysée, mais chacun est invité à télécharger un formulaire de demande d'adoption sur le site des MJS, et l'envoyer ensuite à Nicolas Sarkozy.
"C'est pour aider les jeunes qui sont dans la galère car, manifestement, il est plus facile de trouver un emploi quand on s'appelle Sarkozy", explique Thomas Le Goff, l'un des "orphelins" de ce matin.
Ces militants "espèrent que leur nouveau père sera capable de leur offrir un premier emploi à temps plein et rémunéré décemment", poursuit-il, ajoutant : "Il est temps que Nicolas Sarkozy offre à chaque jeune de France les même opportunités et chances de réussite que celles qu'il offre à ses enfants".
"Est-il normal qu'un bachelier – parce que Jean Sarkozy n'est encore que bachelier – se retrouve à la tête du plus grand quartier d'affaires d'Europe ?", s'interroge une jeune militante socialiste de la fédération de Paris.
Tout cela est parfaitement légitime. Il ne manquerait plus que les pauvres cons ne puissent bénéficier des mêmes privilèges que les biens nés !

Source : Népotisme : et moi, et moi, et moi
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Polanski et Mitterrand, Internet et Finkielkraut
J'ai jusqu'à
aujourd'hui évité de m'exprimer directement sur l'affaire
Polanski comme sur l'affaire Mitterrand. La raison en
était simple : comment être audible au milieu de ce que Alain
Finkielkraut nomme « la foule lyncheuse»?
Pourtant - et c'est là où Finkielkraut se trompe quand il parle assimile Internet à une poubelle - quand on prend le temps d'écouter attentivement, et pour peu qu'on parvienne à faire abstraction des hurlements de la meute, on comprend que Internet est simplement à l'image du peuple, de tous les peuples : les cons y aboient plus fort que les autres et sont généralement tous d'accord entre eux, notamment pour se contenter d'un avis tranché à vif, sans recul ni nuance.
Je suis d'accord et je comprends Trublyonne quand elle se contente de demander : « L'UMP qui défend la liberté sexuelle et le P.S. la rigueur morale, le tout derrière Marine Le Pen, vous ne trouvez pas que c'est le bordel en Sarkozye en ce moment ? »
Je suis d'accord avec le Coucou qui avec sa mesure habituel évoque « l'hallali [qui sonne] de l'extrême droite à la gauche », « les Toto-la-vertu » qui s'ébrouent sans retenue dans les sinistres eaux d'un « retour à l'ordre [qui est] en train de gagner le monde ».
Je rejoins Dr No qui exprime son malaise devant « une meute blogosphèrique sans contour ni recul », « ceux qui hurlent au loup », et aussi quand il conclue que « le lynchage médiatique dans une société de droit a toujours quelque chose de pitoyable ... même lorsqu'il est basé sur des faits avérés, à fortiori quand ils sont anciens et déjà largement connus ! »
Je suis d'accord avec François Mitterrand qui interrogeait sur Twitter : « Faudra-t-il à la fin clouer au pilori tous les Lewis Carroll mal inspirés et les Vladimir Nabokov sans talent ? » - et Bruno-Roger Petit a par ailleurs écrit un excellent billet sur le sujet, contrairement à Guy Birenbaum qui refuse de se mouiller.
Je partage l'avis de Nicolas quand il propose « à tout moralisateur gauchiste qui a déjà maté le cul d'une adolescente de 14 ans en se disant qu'elle semblait en avoir 17 ou d'un type de 25 ans en s'imaginant qu'il en a 15 de se couper tout seul les couilles et de les bouffer avec du gros sel » et je proclame avec lui que « si la nouvelle stratégie électorale du Parti Socialiste est de remuer la merde soulevée par le Front National, il le fera sans moi. » Et d'ailleurs je suis encore d'accord avec lui quand c'est mon avis qu'il partage : « ce glissement suggestif de l'homosexualité à la pédophilie n'est pas nouveau et fait le lit de l'homophobie et des violences qui l'accompagne ».
En réponse à un commentaire de mon ami Rimbus, avec lequel pour une fois je suis en désaccord, j'ai écrit : « Soyons clair, je ne prends en aucun cas la défense de Frédéric Mitterrand, ni celle de la prostitution, encore moins celle du tourisme sexuel. Je dis juste qu'un homme a raconté dans un livre son expérience intime d'homosexuel attiré par de "jeunes garçons"... et que le fait qu'on hurle aussitôt à la pédophilie, et même que sans hurler on en laisse le sous-entendu, ça me glace et ça me semble irresponsable. Ce glissement suggestif de l'homosexualité à la pédophilie n'est pas nouveau et fait le lit de l'homophobie et des violences qui l'accompagne. [...] Sans même parler qu'il y a un monde d'horreur qui sépare le détournement de mineur de la pédophilie... Il y a dans tout ce bazar bien trop d'amalgames désolants ».
Au même endroit, j'ai rappelé que les Beatles étaient « quatre garçons dans le vent ». Ailleurs j'ai interrogé « donc l'homo qui se paie un mignon là-bas est moralement plus répréhensible que l'hétéro qui s'offre une jeune pute ici ? », souligné « le grand bond en arrière dans la lutte contre l'homophobie et son assimilation à la pédophilie, en France », rappelé que « quand on donne dans le populisme, on en vient tjs à se faire déborder par l'extrême-droite » et déclaré « je hais cette gauche qui s'érige en gardienne intransigeante des bonnes mœurs ».
Le point est qu'à hurler avec la meute, on en
oublie de défendre l'essentiel :
- dans l'affaire Polanski : l'intellignetzia en général, et
Frédéric Mitterrand en particulier, ont eu grand tort de mettre en
avant la qualité d'artiste de Roman Polanski afin de prendre sa
défense. Aussitôt, la meute s'est engouffrée et la gauche n'a pas
su réagir. Le résultat est que l'idée de justice a une nouvelle
fois reculé en ne saisissant pas l'occasion de rappeler que la
prescription est un élément fondateur de notre système judiciaire.
Elle en est même un élément civilisateur. La justice ne se
préoccupe pas de devoir nourrir l'esprit de vengeance. Elle ne se
préoccupe pas de faire justice à une victime ou de condamner un
acte : la justice juge un homme et la prescription est reconnaître
à tout homme la faculté de changer, c'est reconnaitre ce qui fait
son humanité. Sans prescription, la justice devient
acharnement.
- dans l'affaire Mitterrand : Benoit Hamon a emboîté le pas à
Marine Lepen. Et Manuel Valls. Et Montebourg aussi. Et la meute
blogosphérique qui n'est que le peuple enfin audible au quotidien.
Le résultat est que pour condamner le tourisme sexuel, ce qui est
un vrai sujet, pour réclamer des comptes à un Ministre sur son
passé, ce qui est moins glorieux, on a vu ressurgir le feu
homophobe de l'ancien volcan où l'on croyait avoir éteint
l'intolérable amalgame entre pédophilie et homosexualité.
C'est que parmi les hurlements de la meute et les vociférations des lanceurs de pierres, mesure et nuance n'ont plus prise, tout se mélange et puis tout s'amalgame : abus de pouvoir sur mineur et pédophilie, viol et pédophilie, homosexualité et pédophilie ; mais aussi justice et identification à la victime, justice et désir de vengeance, justice et expiation...
Il aurait été bienvenu par exemple de rappeler qu'il y a ce qui relève d'une attirance sexuelle maladive pour les enfants et qui se nomme la pédophilie. Et qu'il y a, sans que la frontière puisse être bien identifiée, ce qui relève de l'interdit social d'une relation sexuelle fondée sur un rapport de pouvoir moral : un adulte ne couche pas avec un ado, un professeur ne couche pas avec son élève, un patron ne couche pas avec son employé, un cinéaste de renom ne couche pas avec une starlette ambitieuse et alcoolisée, un touriste fortuné ne paie pas pour coucher avec un jeune homme du bout du monde, miséreux et exploité... Dans un cas, celui de la pédophilie, l'interdit est universel et ne se discute pas. Dans l'autre, entre en ligne de compte la culture, la conviction intime, l'opinion de soi, le respect de l'autre, le débat moral, la conscience du bien et du mal... Dans un cas on a affaire à un pédophile, dans l'autre à un irresponsable, ou plus prosaïquement un con, et parfois, en fonction des lois en vigueur, à un criminel.
Tout ce qui est écrit ci-dessus l'a été, par moi ou par d'autres, de manière plus ou moins sybilline, avec plus ou moins de talent et de capacité de résonnance (des liens bordel, des liens !), sur Internet. Preuve que Alain Finkielkraut a sur ce sujet une opinion un peu trop amalgamante. Je le répète, Internet est tout simplement à l'image du peuple - et ce n'est pas toujours reluisant. Pour le reste, sans doute parce qu'il sait là davantage de quoi il parle - mais le peuple a tendance à dévaloriser tout ce qui ressemble à une élite, et le penseur philosophe est donc nécessairement un con - Finkielkraut a fait ce matin sur France Inter une excellente intervention : dix minutes à écouter avec nuance et mesure, et peut-être un peu d'ouverture d'esprit.
Source : Internet et Finkielkraut
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Le tout petit géant vert

Bon, je viens très très douloureusement de changer mon hébergement chez OVH, faisant du multi-domaine et du multi-FTP. Autant de notions qui me sont aussi étrangères que le scrapbooking et le point de croix. En bout de course, un petit test ne me parut pas superflu...
Source : Le tout petit géant vert
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Télé réalité de merde

Le stage : un stage réalité - voilà pour le concept.
L'entreprise : réalise des documentaires réalité, intitulé à la con qui permet de se distinguer à la fois du documentaire classique et du docu-fiction.
Les stagiaires : 2 dont un seul trouvera du travail dans un domaine prestigieux.
Le salaire : 150 000€ pour le gagnant et 10 000€ pour le perdant - nous vivons dans une société qui n'aime que les gagnants, mais au moins ce n'est pas un stage gratuit.
Les modalités : le stage sera filmé et donc, si une chaine de merde se déclare séduite par ce concept de merde, diffusé au public - lequel se délectera sans aucun doute de l'avillissement programmé de deux de ses semblables.
Les qualités requises : être prêt à toutes les humilations, à se rouler dans la merde pour peut-être en sortir, pour peut-être - si un public de merde venait à en décider ainsi - trouver un boulot (dans un domaine prestigieux) et ainsi échapper un peu à cette vie de merde qui réduit un homme à être prêt à tout, qui réduit un homme à ne s'estimer pas davantage qu'une grosse merde, reniement de soi qui semble donc autoriser une entreprise à considérer celui-ci, l'homme, comme celle-là, la grosse merde, et d'espérer que ça puisse lui rapporter beaucoup d'argent.
Ça pue !
(Non, je ne l'ai pas inventée, cette offre d'emploi de merde. Elle est ici : http://www.audiovisuel-job.com/site/detail-offre-emploi-stage-realite-2593.html)
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Source : Télé réalité de merde |
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La France que je n'aime pas
Dans
Le Monde daté du 23 septembre 2009 est paru un article
témoignage du journaliste Mustapha Kessous. Je vous invite à le
lire d'un bout à l'autre.
Une terrifiante description du racisme ordinaire dans la France ordinaire, liste des humiliations qui de jour en jour se répètent, agressions racistes plus ou moins sournoises qui poursuivent et pourchassent toute personne en France qui ne porte pas le bon nom et/ou le bon visage. Réquisitoire implaquable contre une France qu'on n'aime pas.
Cette France, moi en tout cas je ne l'aime pas.
Cette France qui humilie des hommes et les violente. Cette France qui tolère qu'on humilie un homme et qu'on le violente parce qu'il s'appelle Mustapha ou autre, parce qu'il ressemble à un arabe ou autre. Cettre France des terroirs fertiles en petites blagues racistes - humour franchouillard et aigri, crispé et minable, vieilli en fût de haine. Cette France, non je ne l'aime pas.
Et quand cette France se retrouve à être gouvernée par des hommes qui lui ressemblent ; quand elle tolère qu'un de ses ministres y aille lui aussi, et régulièrement, de sa petite blague bien grasse, suintante de bêtise, puante de racisme, insultante et méprisable ; quand elle feint cette France-là d'ignorer que le maintien en fonction de Brice Hortefeux est une giffle monumentale, une violence terrible, l'humiliation de trop pour tous ces hommes et toutes ces femmes qui en France subissent déjà quotidiennement le rejet racial ; quand elle en vient ainsi à se carricaturer elle-même et à perdre tout honneur, cette France non seulement je ne l'aime pas, mais je la vomis.
Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme
Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"
Lire aussi : Brice Hortefeux dérape dans le racisme. Puis signer la pétition réclamant la démission de Brice Hortefeux, toujours honteusement ministre de l'intérieur et ministre des cultes.
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Source : La France que je n'aime pas |
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Virgin Mobile : l'arnaque
Vous
êtes à la recherche d'un opérateur de téléphonie mobile ? Pour vous
? Pour vos enfants ? Mais vous n'avez pas de temps, et surtout pas
d'argent à perdre ? Ne choisissez pas, évitez comme la peste
Virgin Mobile !
Détendez-vous du mobile, qu'ils disaient. Slogan facile et sans aucun lien avec la réalité qu'il vous faudra subir. Le service client de Virgin Mobile est une vraie catastrophe. Pis que cela, il est de toute évidence organisé pour être catastrophique, c'est-à-dire pour que chaque appel s'éternise autant qu'il est possible. Et aussi de telle manière qu'un seul appel ne puisse jamais suffire. Chaque fois qu'il vous sera nécessaire de les appeler - et cela vous sera nécessaire ! -, cela vous coûtera rien moins qu'un bras.
Mais c'est gratuit, non ? me direz-vous. Bah non ! Le seul numéro gratuit que vous trouverez sur le site de Virgin Mobile est celui qui vous permet de passer commande de votre forfait, celui qui en quelque sorte sert d'appât. Ensuite, vous pourrez errer très longtemps à travers toutes les pages du site sans trouver ne serait-ce qu'un numéro non surtaxé.
Ah si, il y a le 846. Celui-là est en effet gratuit... après trois minutes de communication... depuis votre mobile. Mais voilà, je vous mets au défi de parvenir à passer plus de trois minutes en ligne avec un opérateur du service client sans qu'il vous ait demandé de le rappeler depuis un poste fixe... au prétexte qu'il va être nécessaire de vérifier le numéro IMEI situé sous la batterie de votre mobile... ou parce qu'il va être nécessaire de faire quelques petites manipulations sur celui-ci... ou tout autre prétexte bidon.
A propos de défi, il est également tout à fait impossible d'avoir une communication avec le service client sans passer entre les mains d'au moins deux opérateurs différents, chacun prenant un soin infini - et très aimablement, il faut le souligner - à vous reposer les mêmes questions que le précédent : Bonjour. Quel est votre numéro de téléphone ? Je ne viens pas de le taper sur les touches juste avant de vous avoir en ligne ? Quel est votre nom ? Laurent M. Je peux vous appelez par votre prénom ? Mais faites donc, Mademoiselle. Alors, Laurent, quel est l'objet de votre appel ? Bah comme je l'expliquais il y a deux minutes à votre collègue... Laurent, je peux vous mettre en attente quelques instants ? Si je refuse, ça change quelquechose ?...
Une moyenne de 10 euros par appel. Une moyenne de trois appels pour obtenir réponse à votre question ou solution à votre problème.
Depuis neuf mois que j'ai un abonnement chez Virgin Mobile - et fort heureusement je ne me suis engagé que pour un an -, j'ai eu à poser une question à propos de ma facturation ; l'écran du téléphone initial a rendu l'âme et j'ai eu besoin d'un échange standard ; l'appareil photo du nouveau téléphone s'est avéré défectueux et donc nouvel échange standard ; et j'ai souhaité au bout des six mois règlementaires faire débloquer mon téléphone, afin de pouvoir y insérer la carte sim du nouvel opérateur vers lequel je vais me propulser une fois ma peine d'un an purgée.
Ce dernier point est d'ailleurs tout à fait intéressant. En premier lieu parce que les téléphones Virgin Mobile sont bloqués y compris pour les cartes SIM Orange alors qu'ils partagent le même réseau, ce qui me semble être contraire à la réglementation (et d'ailleurs un portable bloqué Orange acceptera une carte SIM Virgin Mobile). En second lieu parce que, échaudé par mes précédentes expériences avec le service client, j'avais cette fois choisi de leur transmettre ma demande par mail (serviceclient@virginmobile.fr). Le résultat ne s'est pas fait attendre :
Cher Laurent,
Vous souhaitez pouvoir insérer des cartes SIM provenant d'autres opérateurs dans votre mobile Virgin ?
Votre demande est faite après 6 mois d'ancienneté : bonne nouvelle, c'est totalement gratuit !!
Sachez qu'il va être nécessaire d'effectuer des manipulations sur votre mobile, c'est pourquoi, je vous invite à prendre contact avec le Room Service au 0825 311 411 depuis une ligne fixe (facturé 0.15 cts/min).
Je résume : c'est totalement gratuit... mais ils ne me répondront pas par mail... il faut que je les appelle... depuis un téléphone fixe... sur un numéro surtaxé. Et devinez quoi ? La gentille opératrice que j'ai eu en ligne et qui m'appelle Laurent de sa voix suave m'a dit - au bout de quelques longues minutes bien étirées - qu'elle allait faire un mail au services technique afin qu'ils lui envoient la procédure de débloquage... que je serai averti par SMS dès qu'elle l'aurait reçue... qu'il me faudrait alors la rappeler... sur le même numéro surtaxé. J'ai bien suggéré de lui donner mon adresse mail afin qu'elle m'adresse directement la procédure par mail, voire que le service technique me mette en copie de leur message : Non non, Laurent, ceci n'est pas possible.
Je sais, il y a des problèmes plus grave dans la vie. Mais voilà, chez Virgin Mobile, ils m'ont mis les abeilles - et je vous promets que je ne suis généralement pas soupe-au-lait, plutôt arrangeant même, comme garçon. C'est juste que là, merde !, j'aime pas qu'on me donne de trop le sentiment d'être un bon pigeon.
Tenez, voyez comme je suis un bon gars, à force qu'elle m'appelle Laurent, je l'ai appelée Natacha et, prenant à mon tour ma voix la plus suave, j'ai fini par obtenir le numéro impossible à obtenir - et que pourtant la réglementation contraint à tout opérateur de fournir à ses clients -, le numéro non surtaxé qui permet de joindre le service client. Comment ! vous n'aviez pa lu en temps utile ce billet, vous êtes vous aussi enchaîné à Virgin Mobile pour quelques mois ? Allez je vous donne le sésame : 0811 011 846 (tarif appel local)
Virgin Mobile nous prend pour des cons. Cela ne devrait pas nous étonner finalement, c'était annoncé dans leur spot de pub. Souvenez-vous, Doc Gynéco, son air de client particulièrement intelligent, baignant dans la vaseline, tellement détendu du mobile qu'en vérité on le devinait fin prêt, et même pour tout dire plutôt ravi de se faire... Mais regardez plutôt :
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Source : Virgin Mobile : l'arnaque |
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Pas de rentrée scolaire pour Chama Dieumerci
Aujourd'hui, c'est la rentrée scolaire. Voici ce qu'on aurait aimé que Chama Dieumerci, 5 ans et demi, nous raconte - et qu'il ne nous racontera pas :
Cette enfant est contente de rentrer en CP quoi. Tout simplement. Tout naturellement.
Mais, pour
Chama Dieumerci, 5 ans et demi, dont la mère se trouve dans
l'incapacité d'assurer la garde et dont le père sera très
prochainement expulsé de France, pays où est né le petit Chama, qui
se prétend celui des Droits
de l'Homme, pour lui,
pour cet enfant-là, la rentrée scolaire c'est un peu plus compliqué
que cela :
Monsieur le Ministre,
Monsieur le préfet,
Le tribunal administratif de Cergy Pontoise a rendu aujourd’hui une décision qui ne peut que vous satisfaire : elle considère comme légale une décision de reconduite à la frontière qui vise à arracher un fils à son père, à briser net la cellule familiale où cet enfant avait retrouvé un environnement familial favorable, à interrompre la scolarité d’un gamin de 5 ans et demi qui s’apprêtait à rentrer au CP avec tous ses copains de l’école maternelle et s’en faisait une joie…
Une telle issue provoque l’indignation et l’écoeurement de tous ceux qui se sont mobilisés pour Chama et son papa, bien au-delà de notre réseau, parmi les parents d’élèves et enseignants, la population de Saint-Denis, de nombreuses personnalités et des élus, dont M. Jack Lang, député et ancien ministre.
Le cas de M. ABEL GABRIEL est exemplaire : il vit en France depuis 2002 et sa situation était connue de vos services. Il fait partie d’ailleurs de ces parents qui auraient pu être régularisés dès 2006 puisqu’il avait fait à cette date une demande de régularisation au titre de la circulaire Sarkozy. On aurait pu attendre que l’interpellation, puis la garde à vue de ce papa resté seul en charge de son enfant aient donné l’occasion à la Direction des Etrangers de se renseigner, de compléter le dossier et de prendre la mesure d’une situation humaine.
Au lieu de cela, c’est la logique du chiffre et le stakhanovisme de l’expulsion qui ont prévalu. Et cet épisode désastreux n’est hélas qu’un cas parmi beaucoup d’autres. Si cette procédure est légale, c’est donc bien la procédure qui est aveugle et inhumaine ; c’est donc bien la loi qui est profondément injuste et doit choquer les consciences. Une législation aux relents de plus en plus xénophobes, qui conduit la France à ignorer l’intérêt supérieur de l’enfant et le droit de vivre en famille, à piétiner de fait les engagements qu’elle a pris en signant les conventions internationales.
C’est le cinquième cas en l’espace d’une semaine en Seine Saint-Denis qui nous voit confrontés au placement en rétention et à la menace d’une reconduite à la frontière frappant un père de famille ou un étranger ayant des charges de famille. Ailleurs en France il en va de même et nombre de familles sont ainsi brisées, nombre d’enfants subissent un traumatisme irréversible en voyant leur père menotté, enfermé et jugé comme un malfaiteur. Quand ils ne se retrouvent pas eux aussi dans ces prisons pour étrangers où l’on aménage maintenant des espaces pour les familles.
L’indignation et la mobilisation citoyenne ont jusqu’ici empêché beaucoup de ces horreurs. Il doit en être de même pour Joao ABEL GABRIEL et son fils Chama Dieumerci. A deux mois des commémorations de la Convention Internationale des Doits de l’Enfant, vous vous grandiriez en faisant machine arrière, en libérant ce papa et en lui donnant le droit de mener une vie normale parmi nous avec son fils, en inversant enfin la sinistre machine à fabriquer des malheurs individuels et collectifs.
Cette lettre est la lettre ouverte adressée par RESF au préfet de Seine Saint-Denis et au ministre de l’Immigration. Sauront-ils entendre la très simple et très naturelle demande de Chama ?
Entendez-vous ce que demande Chama, en ce jour de rentrée scolaire, ce qu'il demande, très simplement et très naturellement - ce qu'il nous demande ?
Ce billet n'est pas une chaîne. C'est pour
cela que je ne la fais pas circuler ici ou là, pas plus
qu'ailleurs... ceux-là
et bien d'autres comprendront que ce billet est un appel
au secours !

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Source : Chama Dieumerci |
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Shakespeare, les femmes et moi
En Jeanskini®™ à la piscine
Il faut
que je vous raconte. Que vous compreniez dans quel monde nous
vivons, où jour après jour nos libertés sont bafouées.
Voilà, cet été, j'ai très légèrement abusé du chocolat. J'y ai gagné, certes un doux plaisir, mais également un léger, oh ! très léger, embonpoint [sans lien].
Ceux qui me connaissent bien savent combien je suis coquet. Aussi, à peine mon miroir avait-il rendu son verdict que déjà j'étais à courir en direction de la piscine la plus proche - celle que Belleville a inauguré il y a quelques semaines, rue Dénoyez [sic !]. Faire un peu d'exercice, sculpter mon corps, retrouver mon intégrité physique...
C'était ce matin. J'avais ouï dire la veille qu'une entreprise venait de lancer sur le marché le Burqini®™, un maillot de bain dédié aux femmes musulmanes attachées [sic encore !] au voile islamique. Quelle bonne idée ! m'écriai-je, et de me présenter aussi sec [je sais...] sur le bord du bassin en Jeanskini®™ - une paire de jeans spécialement conçu pour le bain, c'est-à-dire MA paire de jeans.
Eh bien, ils m'ont interdit l'accès au bassin et m'ont fait sortir. J'ai protesté énergiquement, arguant rageusement du respect de ma culture rock. Ils n'ont rien voulu savoir, ces esprits étriqués et intolérants, ces ignorants qui s'imaginent certainement que Jim Morrisson et Bon Scott sont morts - si même ils savent ce qu'ils sont, ce qu'ils représentent pour les millions que nous sommes, innombrables communiants d'une musique et d'un art de vivre alliant rythmes fous et sensualité débordante : le rock !
Savent-ils même, ces misérables cloportes, que la rock attitude exige qu'on ne porte rien sous ses jeans ? Parce qu'il n'y a pas la place - je vous parle là de jeans véritables, pas de ces Baggy informes qu'arborent aujourd'hui des hordes de rappeurs incultes et complices du système. Il n'y a pas la place pour le moindre slip ou la moindre petite culotte !
Ce qui prouve bien - mais était-ce nécessaire ? - que l'argument d'une hygiène invérifiable, qu'ils ont prétendu m'opposer, ces infâmes, est parfaitement fallacieux. C'est à la culture rock elle-même qu'ils en veulent.
Mais nous ne mourront pas. Le rock, comme le sexe, ne meurt jamais. Le rock c'est Dieu unplugged et qui a modelé nos oreilles à son image. Deux commandements : Peace and Fuck !
A lire aussi : Sous la burqa, le baillon et Sous la burqa, l'érotisme.
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Source : En Jeanskini®™ à la piscine |
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Sous la burqa, l'érotisme
Le
débat polémique autour de la burqa a rebondi ces derniers jours,
suite à une tribune de Farhad Khorsokhavar parue dans Le Monde daté
du 1er août sous le titre « Ce que la burqa nous
voile ».
La thèse défendue par Farhad Khorsokhavar est toute entière contenue dans la conclusion de son article : « Au lieu d'une nouvelle loi, il faudrait accroître les capacités de dialogue des communautés musulmanes de France en réaffirmant solennellement la liberté du port des symboles religieux dans l'espace public et en dissociant l'interdiction du foulard à l'école publique de sa délégitimation dans le monde externe. »
Sur son blog, Catherine Kintzler rejette cet argument selon lequel « l'antidote contre la burqa serait la banalisation et l'approbation du port du voile. », contestant l'idée d'un « foulard "transformé" qui serait "affirmation de soi plutôt que soumission au patriarcat" » et clouant au pilori un discours qui ose prétendre que « pour lutter contre un fascisme, il faut commencer par le méconnaître et par baisser les bras ». Et l'on comprend ainsi que pour cette dame, le port de la burqa est nécessairement l'expression d'un fascisme.
Et Polluxe d'en remettre une couche et de s'interroger : « A force de déplacer le curseur jusqu’où va-t-on aller ? » Pas de quartier, donc. Mais, quand on oublie que la politique est l'art du juste équilibre, un art de la nuance, ne serait-ce pas là l'expression d'un autre fondamentalisme ?
Pour sa part Nicolas raconte avoir vu, en sa bonne ville du Kremlin-Bicêtre, sur l'Avenue Eugène Thomas (un type qui a donc signé un arrêté interdisant le port de la soutane sur la voie publique de la commune), « une femme très voilée et une autre "très très" voilée (peut-être pas une burqa, mais pas loin) » Une question qu'il faudra en effet se poser, s'il faut interdire la burqa : Où commence la burqa ? Si l'on voit un oeil, c'est assez loin ou bien ?...
Sur Echopolitique, on va jusqu'au bout de la logique en regrettant que « désormais que le débat a du mal à passer pour une interdiction de la burqa, plus personne ne pense à interdire le voile [...] alors que, comme beaucoup de républicains laïques le pensent, la différence entre les deux n’est qu’une question de centimètres. » - il est en passant assez amusant que pour illustrer ce qui est perçu comme le combat de la République laïque avec l'Islam radical, le billet est illustré par une image figurant un bras de fer entre la Marianne républicaine et une femme voilée, deux femmes donc, ce qui devrait finalement rassurer tout le monde, non ?
Je ne suis certainement pas dupe de la rhétorique de ce Farhad Khorsokhavar, directeur d'études à l'EHESS, mais je demeure convaincu que le clan laïc ne peut faire l'économie de se poser une simple question : Qu'est-ce qui nous dérange tant dans le port de la burqa, ou même du voile ?
Comme Nicolas, j'étais hier attablé en terrasse, rue Jean-Pierre Timbaud, à siroter une bière en bonne compagnie. Pour ceux qui l'ignorerait, la rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11, s'est au fil des ans transformée en galerie marchande consacrée au voile, hijab et autre chadri de luxe. Il est de fait plus que fréquent de voir descendre ou remonter la rue des femmes portant avec plus ou moins d'élégance, des voiles plus ou moins longs et recouvrants, de couleurs le plus souvent sombres, mais parfois, aussi, assez chatoyantes. Hier après-midi, justement, ce fut un festival.
J'étais en bonne compagnie, ai-je dit. Un bon pote qui a pour fâcheuse habitude d'avoir et de proférer des avis aussi personnels qu'originaux sur toutes sortes de sujet. En la circonstance, il me confia qu'il voyait beaucoup d'érotisme et de sensualité en ces femmes qui prennent un soin jaloux à réserver la vue de la moindre partie d'elle-même à leurs hommes. La féminité à son comble, voilà ce qu'il voyait, le jeu du désir, une pratique sexuelle, une soumission choisie plutôt que l'oppression d'un homme ou de Dieu.
Si l'on veut bien s'y arrêter un peu, et s'ouvrir l'esprit, une telle vision invite à la réflexion. Essayez...
J'ai moi tendance à voir en la burqa, d'abord l'oppression de Dieu, puis celle de la virilité. Sous la burqa, je voyais exclusivement le bâillon qu'il était nécessaire d'arracher, afin de libérer la parole et la plainte. Je dois aujourd'hui reconnaître qu'il y a là un préjugé, qui s'est mis doucement à branler, le préjugé d'une femme musulmane nécessairement frigidifiée, une femme musulmane qui ne serait plus d'abord une femme.
Voilà, je ne sais pas...
Mais, quoi qu'il en soit, la question demeure : Qu'est-ce qui nous dérange tant dans le port de la burqa, ou même du voile ? Est-ce uniquement l'empathie que nous éprouvons pour ces femmes ? Ou est-ce plutôt que, indécrottables laïcards (et j'en suis !) nous voulons encore et toujours bouffer du curé (ou de l'imam, ou du rabbin) jusqu'à ce qu'il ne reste en l'Homme plus une miette de l'opium religieux ? Cela ne me dérange pas, mais pourquoi alors nous faut-il avancer masquer ? Pourquoi ne plus assumer que c'est contre les Eglises que nous sommes en guerre ?
Ou bien, si finalement ce n'est que de l'empathie, et l'expression d'une solidarité humaniste, cette empathie ne repose-telle donc pas en partie sur une ignorance, ignorance de l'autre, le musulman, et en particulier de la si secrète femme musulmane ? D'ailleurs existe-t-elle, la femme musulmane, ou bien est-elle, comme sont toutes les femmes, multiples et complexes (et les hommes aussi) ? Ne sommes-nous pas en réalité en train d'oublier que sous chaque burqa se tient une femme toute entière ?
Et puis il y a tous ceux dont je ne parle pas ici, parce que ce n'est pas eux que j'interroge, bien qu'il fasse nombre. Tous ceux qui ne sont en réalité dérangés que par l'autre, l'étranger, le musulman, cet arabe qui s'est installé "chez nous", ce barbare qui ne respecte pas "nos valeurs", lesquelles sont, et on s'en souvient à propos, chrétiennes. Ce n'est pas avec eux que je débats ici, mais ils sont dans le débat, à l'affût, soyez-en sûr, ces indécrottables trous du cul réactionnaires qui applaudissent à chaque voix qui prône l'interdiction de la burqa, jubilant d'une convergence, improbable autant qu'inespérée, qui renforce leur minable combat pour "la pureté de l'Occident" et contre sa "décadence".
EDIT : Il me vient qu'à force de vouloir
favoriser la controverse, j'en oublie trop souvent de citer ceux
qui, peu ou prou, partage mon avis ![]()
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Source : Sous la burqa, l'érotisme |
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Le Sang des promesses, Wajdi Mouawad
Tour de France 2009, Lance Armstrong, dopage et abandon
Cette
année, le Tour de France démarre depuis Monaco, autant dire "à la
maison" pour nombre de coureurs parmi les plus soucieux d'une
optimisation fiscale de leurs gains.
Depuis Lance Armstrong et ses sept victoires consécutives les doigts dans le nez, qui avaient déjà fait perdre une bonne part de son intérêt à la course, le Tour n'est plus ce qu'il fut et on s'y ennuie ferme. C'est désormais à peine si on est réveillé par la dernière affaire de dopage. Ce n'est d'ailleurs plus le premier arrivé qui gagne mais le dernier à se faire prendre. Je suis d'ailleurs bien incapable de vous citer les trois derniers vainqueurs de la grande boucle (Oscar Pereiro, Alberto Contador et Carlos Sastre - tiens, trois espagnols...).
Et cette année ce sera pareil. Sauf que Lance Armstrong revient. Sauf que plus personne ne se prive désormais d'affirmer que " Bien sûr qu'Armstrong se dope ! " Avant on disait qu'il luttait contre son cancer des testicules (je ne dis pas "couilles" afin d'éviter que d'étranges personnages ne viennent encore se perdre sur ce blog). Avant on disait qu'il gagnait les doigts dans le nez alors qu'il l'emportait une aiguille plantée dans le bras.
Mais il n'a jamais été contrôlé positif, Lance Armstrong. Et pourtant il a été maintes fois contrôlé - c'est d'ailleurs lui-même qui en fait l'annonce dans son twitter à ses près de 1 250 000 followers - excusez du peu ! D'ailleurs on s'en fout et Coluche n'était pas loin de la vérité quand il disait que sans dopage, pour que le peloton arrive sur les Champs Elysées avant la fin juillet, les organisateurs serainet dans l'obligation de le faire partir après Noël - ce qui serait un problème puisqu'il y a déjà le Dakar.
Dans la très intéressante interview que j'ai mise en lien ci-dessus, on peut entre autres choses lire ceci qui se passe de tout commentaire :
« Les vingt premiers dans les cols «roulent à l'oxygène»: l'EPO, les transfusions autologues. Ensuite il y a ceux qui utilisent des produits borderline comme l'Actovegin, le Neoton qui est une créatine injectable. Dans la troisième, on retrouve ceux qui courent avec des AUT (Autorisation à usage thérapeutique, Ndlr), autorisations pour tricher selon moi. Ce sont des dopés autorisés... Enfin, il y a ceux qui ne prennent rien et ce sont les moins nombreux. »
Soit. Et Lance Armstrong revient. C'est pratique parce que du coup il est possible pour un non spécialiste de citer le nom d'un coureur. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il revient : pour le coup médiatique que cela représente, et les pépettes qui vont avec et dont le partage s'est organisé entre lui-même et les organisateurs. On n'en parlera donc pas, on parlera de tout sauf de cela, de sa victoire sur le cancer, de ses sept victoires dans le Tour, des soupçons de dopage, de son come-back, et même de ses confidences sur Twitter, et donc on évitera la seule et unique question qui pourtant se pose : A quel moment Lance Armstrong jugerera-t-il opportun d'abandonner ?
Je prends les paris. Il est très probable qu'il parvienne à donner le change lors du contre-la-montre à Monaco. Ensuite, il se tiendra tranquille dans la plaine. Il passera les Pyrénées, mais pas aux avant-postes. Loin au classement, il se retrouver plus libre et tentera un coup, probablement en moyenne montagne. Par exemple dans la treizième étape, entre Vittel et Colmar. Puis dans les Alpes, ou juste avant, je vous le dis, Lance Armstrong abandonne.
Mais peut-être certains d'entre vous feront d'autres pronostics. Il en est même peut-être pour s'imaginer qu'il ira gagner son huitième Tour de France. N'hésitez pas à le dire dans les commentaires - je vous l'ai dit, je tien les paris...
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Source : Lance Armstrong, dopage et abandon |
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De la juste rémunération du bloggeur
Twitter et remaniement ministériel
Twitter est un réseau social. Soit, mais ça sert à quoi ? A échanger, à s'informer, à partager des liens, à donner son avis, à discuter le bout de gras, à s'amuser... Bref, c'est un réseau social.
Par exemple, à propos du remaniement ministériel, Benoit Hamon, mais aussi Jacques Chirac et François Mitterrand (si si, il a un compte sur Twitter !), ont évoqué l'avènement ministériel de Frédéric Mitterrand et les déboires de Jack Lang et Claude Allègre qui avaient l'un et l'autre nourri d'abondants espoirs :
Avec la participation de Abadinte, Laure, Antoine, Aleph et de moi-même...
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Source : Twitter et remaniement ministériel |
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Sous la burqa, le baillon
Ce
n'est pas la burqa qui est une prison, c'est Dieu. Dieu est une
prison mentale.
La Burqa est une oppression. Un moyen d'oppression dirigé contre le corps des femmes.
On raconte que certaines s'y soumettent de plein gré. Mais Dieu est un enfermement de l'esprit qui exclut le libre-arbitre.
Interdire le port de la burqa est une connerie. Les lois contre l'oppression existent. C'est à la libération des esprits qu'il faut s'atteler.
L''oppression contre les femmes emprunte des chemins variés. Dans l'immense majorité des cas se sont des chemins privatifs. Combien de filles et de femmes sont violées à l'intérieur de leur propre foyer et se taisent ?
Libérer les esprits pour libérer la parole. Parce que la loi ne peut passer quand la victime tait son oppression.
La burqa est la partie visible d'une oppression d'autant plus vaste qu'elle est cachée.
La burqa possède en sus l'avantage de circonscrire le champ de la dénonciation à l'intérieur de la population musulmane. Une hypocrisie bien vulgaire. A la française, pourrait-on dire.
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Source : Sous la burqa, le baillon |
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Un homme, une femme, 22 régions
J'ai
suffisamment souvent moqué sur ce blog les excès ou les
dérives de la cause féministe pour me sentir cette fois autorisé à
relayer cette très
judicieuse initiative, trouvée chez
Olympe.
Cette initiative, ce sont 3 militants socialistes, fondateurs de la rénovitude [j'adoooore !], qui caressent le fol espoir que la désignation des têtes de liste socialistes sera le moment d’agir vraiment pour la « rénovation » des pratiques au sein du Parti Socialiste, et de faire de la parité une réalité.
Leur constat est simple, 92% des régions françaises ont un président de région homme. Au PS, qui préside actuellement 20 de ces 22 régions, on dénombre 2 femmes présidentes de région (en Franche-Comté et en Poitou-Charente).
C'est que malgré la parité, imposée par la loi électorale, c'est le plus souvent un homme qui figure en tête des listes...
Or en 2010, 5 présidents de région socialistes auront fait 2 mandats consécutifs (Alain Rousset, Alain Le Vern, Jean-Paul Huchon, Martin Malvy, Michel Vauzelle) et la place de Georges Frêche sera vacante (il a été exclu du PS). Il ne suffirait donc que dans ces six régions, le PS présente six listes conduites par des femmes, pour qu'on puisse espérer un petit pas en avant dans un nécessaire rééquilibrage - nécessaire parce que vous les connaissez, tant que ce ne sera pas fait, elles continueront de piailler que bla bla vous êtes mieux payés que nous bla bla bla en plus vous accaparez tous les pouvoirs et patali et patala, bref vous savez comme elles peuvent être chiantes !
Il est sans doute utile d'ajouter que non seulement ce serait oeuvrer là en faveur de l'objectif [sic...] de parité, mais ce serait également pour le Parti Socialiste une bien belle occasion d'affirmer une position forte en matière du non cumul des mandats - ici, dans le temps. Deux mandats successifs de six ans c'est bien. Un troisième serait de trop : 18 ans ans à la tête d'une région, c'est beaucoup, beaucoup trop.
La rénovation, c'est bien d'en parler. La faire, c'est mieux encore.
N'osons pas espérer que l'UMP en ferait autant. On me dit que c'est un parti de droite.

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Source : Un homme, une femme |
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Les éditions Filaplomb font Naufrage
Hadopi censurée par le Conseil Constitutionnel
Le Conseil
Constitutionnel avait été saisi par les députés du Parti Socialiste
après l'adoption de la loi "Création et Internet", dite HADOPI, sur
le téléchargement illégal. Les 11 Sages (neuf permanents et les
deux anciens chefs d'Etat Jacques Chirac et Valéry Giscard
d'Estaing) avaient pour charge de se prononcer sur la concordance
du texte avec les principes constitutionnels.
C'est désormais fait et, considérant qu'«Internet est une composante de la liberté d'expression et de consommation», et qu'«en droit français c'est la présomption d'innocence qui prime» le Conseil constitutionnel a décidé de censurer la partie sanction de la loi Hadopi - la "riposte graduée" - sur les téléchargements illégaux.
Le Conseil Constitutionnel rappelle que « c'est à la justice de prononcer une sanction lorsqu'il est établi qu'il y a des téléchargements illégaux ». Et de conclure : « Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d'avertir le téléchargeur qu'il a été repéré, mais pas de le sanctionner. »
HADOPI est morte - et j'ai ce soir une pensée émue pour ces artistes de gauche qui se sont fourvoyés dans un combat d'arrière-garde plutôt que de se mettre au service d'une cause qui exige de la part des industriels de la culture la révision de leur modèle économique et son adaptation à la révolution technologique de l'Internet, de manière notamment à assurer une rémunération juste aux artistes sur le dos desquels ils ne cessent complaisamment de se faire une rente.
Pierre Arditi, Juliette Gréco, Michel Piccoli et Maxime Le Forestier, je pense à vous.
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Source : Hadopi censurée |
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La mort de Petit Scarabée
Aujourd'hui, David Carradine est mort. Il avait 73 ans et de 1972 à 1975 avait interprété Kwai Chang Caine dans la série Kung Fu. En 2003, Quentin Tarrantino l'a fait sortir d'une ombre de trente années que son talent ne justifiait pas en lui offrant le rôle de Bill dans Kill Bill.
Aujourd'hui, David Carradine s'est donné la mort à Bangkok. Bill has been killed.
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Source : La mort de Petit Scarabée |
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De la relativité d'une catastrophe aérienne
De la relativité d'une catastrophe aérienne
Depuis le début
de l'année 2009, dans le monde :
- plus de 600 000 personnes sont mortes du SIDA ;
- près de 500 000 personnes sont mortes du paludisme ;
- la cigarette a tué 1,3 millions de personnes ;
- l'alcool a tué 750 000 personnes ;
- le cancer a tué 2,6 millions de personnes ;
- plus de 100 000 personnes ont trouvé la mort suite à un accident de la route ;
- la pollution de l'air est responsable du décès de 650 000 personnes ;
- le manque d'eau potable est responsable du décès de plus de 2 millions de personnes ;
- la malnutrition est responsable du décès de 4,4 millions de personnes ;
- près de 400 000 désespérés ont mis fin à leurs jours ;
- plus de 4,5 millions d'enfants de moins de 5 ans sont morts ;
- ...
L'énumération de l'inéluctabilité des souffrances humaines est bien monotone, et si peu propice à l'émotion.
Et puis hier, les 228 passagers et membres d'équipage du vol AF 447 ont probablement trouvé la mort, probablement à la suite d'un accident dont serait en partie responsable l'un des 1,3 milliards impacts de foudre qui ont touché la terre depuis le début de cette même année. C'est spectaculaire. Et dans un monde où le spectacle est roi, c'est en toute logique que l'événement a justifié l'interruption de la retransmission télévisuelle de Roland-Garros et son spectacle tennistique.
Prenons en passant la peine de noter qu'au cours d'un seul match de tennis, ce sont quelques milliers de personnes qui quelque part dans le monde meurent de faim.
Ce matin, dans un bel ensemble, les journaux titrent en gros sur le « mystère » du vol AF 447. Il est vrai que pour ce qui concerne la Malaria ou le SIDA, la malnutrition ou le manque d'eau potable, les responsabilités sont bien moins mystérieuses, donc le spectacle bien moins haletant.
Ce soir, les joueurs de l'équipe de France de football, qui affronte l'équipe du Nigeria en match amical, prendront leur juste part de l'émotion nationale en arborant un brassard noir. Avant de taper dans le ballon, tous respecteront une minute de silence. Le Nigeria est un pays africain qui se porte relativement bien. Le spectacle peut continuer.
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Quand Montalvo rencontre Gershwin
On ne nait pas homme...
Nancy Huston a
fait paraître une tribune dans Le Monde, sous le titre
On ne naît pas
homme.
La blogosphère féministe s'est aussitôt emparée du sujet. En particulier, j'aime beaucoup le ton employé dans ce billet. Zoridae se contente pour ce qui la concerne d'attirer notre attention sur un passage du texte - joliment torché, en effet - de Nancy Huston - écrivain qui écrivit de bien chouettes bouquins, à une certaine époque.
Je reproduis à mon tour le passage en question, puisque c'est celui-ci qui est concerné par mon petit commentaire :
« Dès qu'un petit garçon comprend qu'il vient (que tout le monde vient) de l'intérieur d'un corps de femme, un corps donc différent du sien, il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela. Les garçons ouvrent les poupées, les nounours et les voitures petites et grandes, ils ouvrent les fusils, jouets ou non, pour en comprendre le fonctionnement ; ils veulent pénétrer le mystère de la vie, des origines, comprendre d'où ils viennent, pourquoi ils sont là ; ils regardent de près, d'encore plus près ; plus tard, certains iront jusqu'à arracher le fœtus du ventre de la femme enceinte et à en fracasser le crâne. Après le dépeçage du nounours, après le carnage, ils laissent derrière eux : non-sens, monceaux de chairs mortes qui ne veulent plus rien dire. Ils ont réussi à transformer le vivant en mort, en objet, en chose, en rien : puissance sidérante qui ne peut se comparer qu'à celle de mettre un enfant au monde. »
On le comprend, l'hypothèse sous-jacente à ce petit laïus est que l'homme est plus violent que la femme. Sans doute. Peut-être aurait-il été toutefois plus nuancé de dire qu'elle s'extériorise davantage, cette violence, chez l'un que chez l'autre, de manière générale. Soit.
Pour rester dans la nuance, il aurait alors sans doute suffit de dire que le petit garçon se construit dans la découverte de son altérité, parce qu'il doit devenir homme et donc autre de ce d'où il vient, quand la petite fille peut se contenter de s'identifier à sa mère-matrice. Ce qui est on ne peut plus plausible... sans que cela doive nécessairement venir expliquer, par un curieux raccourci psychanalytique, cette violence masculine dont sont, seraient préservées les femmes - qui n'auraient donc aucun besoin de comprendre les mystères de la vie puisqu'elles en sont les créatrices et pour peu, tout de même, qu'on les fournisse en spermatozoïdes.
Sans doute cette construction des petits garçons dans cette différenciation sexuelle subie est-elle en effet à l'origine de la différence essentielle entre hommes et femmes. Sans doute, aussi, cela induit-il une quête "graalesque" chez l'homme, visant à "pénétrer le mystère de la vie" - quand la femme n'a donc nul besoin de pénétrer ce qu'elle a en elle.
Certes, mais on ne comprend pas trop pourquoi cette quête devrait nécessairement aboutir à ce surcroit de violence. Pourquoi cet inaccessible mystère ne serait-il pas un moteur de curiosité et d'enthousiasme, plutôt que cet inéluctable pousse à la violence ?
Curieuse conception de la quête qui devrait nécessairement se muer en frustration puis en violence. Et si l'on posait que chercher conduisait au savoir, faudrait-il en déduire que ce fait vient expliquer pourquoi l'homme est plus créatif et plus apte à la compréhension des choses que la femme ?
Et puis il y a cette phrase particulièrement imbécile : "il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela." Quel cliché !... Ou alors c'est moi et je ne connais que des petites filles particulièrement anormales.
D'ailleurs, moi-même finalement, je ne me souviens pas avoir jamais ouvert une poupée en deux pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur - je me contentais de la foutre à poil... Mes petites voitures, je ne les désossais pas et je n'usais d'armes-jouets que pour jouer aux cow-boys et aux indiens - un bout de bâton parvenant généralement à faire très bien l'affaire. Et aujourd'hui je n'aime pas davantage mettre mon nez sous le capot d'une voiture. Sans même parler de manipuler un fusil. A mon tour, je dois être particulièrement anormal...
Pour terminer au même endroit que cet extrait, je crois devoir faire remarquer qu'il faudrait être terriblement stupide pour prétendre sérieusement, et pour peu qu'on y réfléchisse un instant, que la puissance de mort serait comparable à la puissance vie. Créer est toujours miraculeux, quand détruire est trivialement à la portée du premier abruti venu - celui-ci s'avèrant une fois sur deux être une femme.
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Source : On ne nait pas homme... |
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Interdire la cagoule : Alors là... c'est le pompon !
MAM (Mme
Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur) a annoncé ce mercredi
son intention d'étudier la possibilité de mettre en place des
mesures, éventuellement législatives, pour empêcher quiconque de
participer à des manifestations en dissimulant son visage,
notamment à l'aide de cagoules.
Et aussitôt, zélé, le député UMP Didier Julia a déposé une proposition de loi visant à "interdire le port de cagoule et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou attroupements".
...
Pourquoi seulement le visage ?
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Source : Alors là... c'est le pompon ! |
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Petit... et ridicule
Les femmes aussi ont le droit de s'amuser
Dans la blogosphère, j'ai quelques amies auxquelles je suis très heureux de faire ce petit cadeau, des femmes engagées qui se réjouiront sans aucun doute que le domaine machiste du jeu vidéo s'ouvre enfin à la seconde - terme employé ici sans intention de hiérarchiser - moitié de l'humanité.
Spéciale dédicace, donc, à Hypos, Annieday, CC, Laure, M., Mrs Clooney, Nelly, Olympe, Quitterie et Trublyonne.
Shii, enfin une console spécialement conçue pour les femmes :
Je sais, je devrais avoir honte...
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Le grand jeu des petits regrets
Martine
Aubry a déclaré : « Je me
dis que finalement, on regrette Jacques Chirac […] Il avait
au moins une qualité, c’est de connaître la réalité de la
France […] Cela n’empêchait pas des débats assez lourds
».
Certains qui cultivent amertume et esprit revanchard se sont engouffrés pour crier au scandale et à la droitisation d'un Parti Socialiste instable sur ses valeurs. Ils oublient que leur égérie avait - c'était au temps lointain de sa splendeur médiatique - rêvé d'un François Bayrou en premier ministre. Mais c'est accessoire. Ils oublient surtout ce que relativité signifie - sans même parler d'humour.
D'autres pas et qui l'expliquent très bien.
Mais c'est un certain François Mitterrand qui sur Twitter m'a donné l'idée d'un petit jeu qui devrait permettre à tous les mauvais coucheurs de comprendre la subtilité du lien qui existe entre regrets et relativité, voire même d'entendre la différence sémantique qu'on trouve entre regrets et nostalgie :

Bien entendu, j'ouvre le bal - et de préférence en demeurant fidèle à ma petite réputation de machiste que j'essaie progressivement de me construire ici :
Depuis que je subis les incapacités culinaires de ma femme, je regrette le temps où je me nourrissais au Mac Do.
Et vous, que regrettez-vous ?
Merci à Eric, pour m'avoir inspiré ce petit complément vidéo indispensable.
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Source : Les petits regrets |
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Jeu de l'intrus : Recherche, sarkozy, éducation, culture
Cette séquence - dénichée chez JeandelaXR (encore !) - date d'un temps que les moins de deux ans ne peuvent pas connaître - souvenez-vous, Sarkozy n'était pas encore président -, mais demeure aujourd'hui particulièrement intéressante, tant par sa résonance avec une certaine actualité que par son caractère largement prophétique.
André Brahic est non seulement un éminent astro-physicien, à l'esprit brillant - sa notice Wikipedia nous apprend qu'il a travaillé en particulier sur les supernovæ, la théorie du chaos, la dynamique des galaxies, les anneaux planétaires et la formation du système solaire dont il est l'un des plus grands experts mondiaux à l'heure actuelle et aussi qu'il est un spécialiste de l'exploration du système solaire par les sondes spatiales dont il a suivi toute l'histoire depuis de nombreuses années... un esprit brillant, donc, mais également, ce qui ne gâte rien, un homme doté d'un humour féroce.
Lors de cette courte intervention filmée (moins de 10 mn), il explique que pour lui recherche, éducation et culture sont des choses essentielles [...] pour l'avenir de notre société et énonce avec beaucoup d'humour et de causticité quelques vérités fondamentales, bien que tout à fait hors d'atteinte de l'esprit étriqué de ce petit président dont nous avons finalement hérité...
Sauvons la recherche - André Brahic
envoyé par Ahmed-Meguini
Post Scriptum : Je vous suggère de retrouver André Brahic dans un tout autre registre, lors de l'une (en 2001) ou l'autre (en 2008) de ses conférences vidéo à l'Université de tous les savoirs (Les Amphis de France 5). Dans la première il nous parle des observations récentes en astrophysique, dans la seconde il nous donne les dernières nouvelles de notre jeune Univers...
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Il suffira d'un signe
Un homme. La cravate autour de son cou. Solitude et vague à l'âme. Mélancolie. Tristesse. Jusqu'à ce qu'un beau jour...
Signs sur Koreus
Signs est un court-métrage réalisé par Patrick Hughes, dans le cadre du Schweppes Short Film Festival
Merci à JeandelaXR pour la découverte de ce petit bijou.
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Source : Il suffira d'un signe |
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Gaza : manifester en paix !
Les bombardements
d'écoles, d'universités à Gaza sont dénoncés, et on a raison...
mais on ne dit pas que ces lieux sont utilisés comme centres
opérationnels, fabriques et caches d'armes par les terroristes du
Hamas ;
Le bombardement d'habitations à Gaza est condamné, et on a raison... mais on ne dit pas que les chefs terroristes qui les occupent refusent d'évacuer leur famille lorsque Israël les avertit des frappes sur leurs QG ;
On dénonce le bombardement de mosquées, et on a raison... mais on ne dit pas que si elles explosent c'est du fait aussi des quantités d'armes et explosifs qui y sont entreposés par les terroristes islamistes qui s'y sont installés ;
On s'indigne de la situation humanitaire à Gaza, et on a mille fois raison... mais on ne dit pas qu'Israël fait beaucoup, tout de même, dans cette guerre pour préserver les civils et que l'aide humanitaire n'a jamais cessé.
Dans leur appel à manifester samedi prochain, Les Verts ne dénoncent pas la prise en otage des Palestiniens de Gaza par une organisation terroriste, et ils n'exigent pas du Hamas qu'il renonce à la terreur et qu'il reconnaisse Israël.
Il faut dire que la hauteur des principes invoqués par les Verts est telle que le parti écolo ne saurait s'abaisser à ce genre de considérations. Qu'on en juge : "seule la paix assurera aux israéliens comme aux palestiniens la sécurité". On voit que chez les Verts il y a des gens qui pensent, quand même.
En fait, l'appel des Verts à manifester samedi prochain 10 janvier à Paris ne mentionne même pas le Hamas. On peut le prédire sans grand risque de se tromper : cette manifestation d'apparence humanitaire, pacifiste et écolo sera aussi une manifestation de complaisance vis à vis d'une organisation terroriste ; on y brûlera comme à l'ordinaire des drapeaux israéliens et scandera le nom du chef du Hamas.
Aussi, moi qui souhaite ardemment une paix juste et durable au Proche-Orient, cette fois encore et afin d'éviter d'avoir à mélanger mon indignation et mes larmes avec les cris des colporteurs de haine, je ne me rendrai pas à la République samedi prochain 10 janvier 2009 à 14h30.
Je suis pour ma part convaincu qu'on peut au moins autant appeler le gouvernement israélien au courage de renoncer à la guerre que d'appeler le Hamas au courage de ne pas s'abriter derrière des enfants que, de facto, ils traînent avec eux dans la guerre et vers la mort. Et encore ce serait là ignorer que ce n'est pas même de la lâcheté de la part du Hamas, mais bel et bien une stratégie visant à activer l'engrenage de la haine de génération en génération.
Dit autrement, chaque civil palestinien qui meurt à Gaza est assassiné conjointement par le Hamas et Tsahal, tous deux complices de la même horreur. C'est cela tout entier qu'il faut s'appliquer à dénoncer, pour peu qu'on veuille être utile aux populations civiles palestiniennes et israéliennes.
Donner dans la condamnation sélective, c'est faire le jeu d'un camp ou de l'autre, c'est faire complaisamment le jeu de la guerre.
Communiqué de presse des Verts du 8 janvier 2009 :
Pour la paix au Proche-Orient, manifestons samedi 10 janvier
L'agression israélienne s'intensifie à Gaza de façon dramatique : bombardements d'écoles, d'universités, d'habitations, de mosquées, d'établissements publics faisant des centaines morts parmi les civils. La situation humanitaire est catastrophique. Les Gazaouis ne sont plus approvisionnés en eau, en électricité, en nourriture, des blessés meurent faute de soin. Les journalistes ne peuvent entrer dans Gaza.
Le gouvernement israélien reste enfermé dans sa logique de guerre alors que seule la paix assurera aux israéliens comme aux palestiniens la sécurité.
Nous exigeons de nos gouvernements européens qu'ils condamnent fermement le gouvernement israélien et qu'ils fassent tout pour arrêter ce massacre. Nous appelons les citoyens à rester mobilisés et à participer massivement samedi aux manifestations organisées par les collectifs qui défendent la paix au Proche-Orient.
Djamila Sonzogni et Jean Louis Roumégas, Porte-paroles des Verts.
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Source : Manifester en paix ! |
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Bush hates shoes
La
réactivité des artistes ne cessera jamais de m'étonner.
Il y a cinq jours à peine, on apprenait que George W. Bush avait été victime d'un attentat par jet de chaussures, attentat commis par un journaliste irakien, nommé Mountazer al Zaïdi, lors d'une conférence de presse à Bagdad avec le Premier ministre irakien Nouri al Maliki.
Dans les heures qui suivirent, on pouvait jouer sur l'internette à lancer des chaussures sur une image mouvante du président américain. « Ne lancez pas de chaussures", a plaisanté le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva en s'adressant mercredi aux journalistes, à l'issue d'un sommet Amérique latine-Caraïbes. » Et hier, des Marines ont été accueillis par des jets de chaussures dans une université de Falloujah où se déroulait une manifestation de soutien au journaliste qui avait initié ce geste sur le président américain.
Mais le plus extraordinaire est cette chanson qui circule sur l'internette, l'oeuvre d'un artiste méconnu mais auquel on peut d'ores et déjà sans crainte de se tromper promettre une carrière mondiale hors du commun. Elle s'intitule Blues Hates Shoes et elle vous habite déjà :
Nota : On m'apprend à l'instant que les chaussures lancées ont été "détruites" lors des analyses destinées à s'assurer qu'elles ne contenaient pas d'explosifs.
L'avocat du journaliste irakien, apprenant à la lecture du procès verbal de l'interrogatoire de son client le sort réservé aux chaussures, a critiqué la destruction de celles-ci, qui étaient déjà convoitées dans le monde arabe : « Les chaussures avaient pris beaucoup de valeur et étaient devenues un symbole de résistance pour les Irakiens. Ces chaussures étaient saintes. »
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Source : Bush hates shoes |
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Exercice d'écriture en 7 minutes - #3
Obamania
Barack Obama, un américain à la Maison Blanche
Avant tout, se réjouir.
Ne pas bouder son plaisir.
Se laisser gagner par l'enthousiasme
Et espérer.
Espérer avant toute chose.
Et après tout, pourquoi pas ?
Après tout, quelque chose a changé, déjà.
Après tout, un américain a été élu à la Maison Blanche.
Mais un américain un peu différent, en apparence.
Et c'est déjà beaucoup.
Un petit pas dans la bonne direction, en somme.
Mais un grand pas pour une certaine idée de l'humanité.

Ne pas tout à fait être dupe, pourtant.
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Soeur Emmanuelle : Cent ans moins le quart
Soeur Emmanuelle : Cent ans moins le quart

Soeur Emmanuelle est morte, ce lundi 20 octobre.
Elle aurait eu cent ans le 16 novembre 2008.
Dans moins de 30 jours !
C'est ballot.
Ce billet est une chaîne initiée sur Twitter par Nicolas, prince des blogs :

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Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France
Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France
La
Marseillaise a été sifflée. C'était hier soir au Stade de France,
en ouverture du match amical de football qui opposait les équipes
de Tunisie et de France. Et depuis ce matin, donc, la France toute
entière semble en émoi... Et moi je me dis qu'il n'y a vraiment pas
de quoi, ou plutôt qu'on place bien mal son émoi, dans ce beau pays
de France.
Mais précisons d'emblée un fait important : ce ne sont pas des tunisiens qui ont sifflé notre tant bel hymne national, mais des français et essentiellement, sinon uniquement, des français. Pas tous de "souche" bien entendu, mais pas moins français que d'autres. Ou alors peut-être y a-t-il là d'ailleurs une part d'explication à ces sifflements, peut-être que cette France qui clame quasi unanimement son émotion parce qu'on a osé siffler la Marseillaise, cette France-là a peut-être en réalité un peu de mal à considérer que tous les français sont... français. Et ces français-là, qui seraient donc un peu moins français que les autres, en auraient vaguement conscience, auraient quotidiennement conscience de n'être pas tout à fait considérés aussi français que tous les français.
Je ne sais pas.
Ce que je sais en revanche, c'est qu'on fait comme si la question n'avait pas à être posée, qu'il n'y avait pas d'explications à chercher et puis trouver, parce que le simple fait de siffler la Marseillaise serait en soi un insupportable scandale. Mais un hymne national n'est rien d'autre qu'un symbole - sans doute un symbole assez désuet d'ailleurs, mais c'est là un autre débat - et comme tous les symboles il n'est sacré que pour ceux qui ont une image positive de ce qu'il symbolise, pour ceux qui parmi ceux-là considèrent que certains symboles peuvent être sacrés, ou sacralisés.
Pour ma part, je suis fermement convaincu du caractère néfaste de toute espèce de sacralisation des symboles. Toute chose doit pouvoir être remise en cause, afin que les opinions puissent librement s'exprimer, les opinions mais aussi les sentiments - la colère par exemple, ou la détresse... Je revendique mon droit à me moquer du Christ sur sa croix, à caricaturer Mahomet, à bouffer du rabbin, à brûler un drapeau ou à siffler un hymne national, fût-il celui qu'on voudrait que je considère comme mien - mais je revendique également de pouvoir en mon âme et conscience choisir mes symboles, et même mes appartenances.
On me dira que c'est un manque de respect, voire une intolérance. Je considère que le respect est dû à chacun en tant qu'homme ou femme, à tous les êtres humains en tant que tels et sans exception ; et que toute opinion ou croyance respectable exige qu'elle soit tolérée ; pas les objets ou les chants qui en constituent les symboles, pas non plus les concepts. Or la France n'est rien d'autre qu'un concept - c'est-à-dire une idée que l'on peut ou non s'en faire, au-delà de sa définition purement géographique ou administrative. Une idée ça se conteste et un symbole a également vocation à être déconstruit : il n'y a pas d'exigence au respect du symbole si l'idée n'est pas digne d'elle-même.
Or la France donne-t-elle aujourd'hui une image positive d'elle-même. On pourrait en débattre, mais le moins qu'on puisse affirmer est qu'il est possible d'avoir une mauvaise image d'un pays, y compris du sien. Possible aussi de vouloir l'exprimer et trouver la manière de le faire. Siffler la Marseillaise n'est pas renier son appartenance - cela peut même être la revendiquer -, ce n'est pas non plus insulter la France ou les français - dont on est, et voudrait même éventuellement être plus -, c'est émettre une critique virulente et audible, jusqu'à y compris clamer avec force que cette France telle qu'elle se comporte actuellement, sur bien des aspects, on ne l'aime pas, et même on n'en est pas très fier. Parce qu'elle ne serait pas très digne de l'idée qu'on voudrait en avoir.
On voudrait continuer à ce que soit glorifié un pays en faisant flotter son drapeau et en jouant son hymne dans les stades, admettre que tous se lèvent comme autant de moutons et hurlent leur patriotisme à l'entame de ce qui n'est qu'une rencontre sportive, et dans le même temps il faudrait se scandaliser que d'aucuns se saisissent de cette même occasion pour manifester qu'il n'y aurait pas grand chose à glorifier et qu'au contraire par certains aspects la France pourrait avoir à se sentir honteuse, qu'on aurait quelques cruels reproches à lui faire, qu'il n'y aurait finalement pas tellement de quoi l'aimer ou être fiers d'en être. Cela me semble assez incohérent.
On voudrait bien que la France soit en effet, dans les faits, cette glorieuse patrie des Droits de l'Homme. Mais voilà, elle ne l'est pas - et n'a même jamais été uniquement celle-là. La France est ce pays qui fraye honteusement avec des dictatures : on peut vouloir la siffler pour cela. La France bafoue chaque jour les Droits de l'Homme dans ses prisons surpeuplées : on peut vouloir la siffler pour cela. La France procède à une chasse systématique et comptable de ses immigrés sans-papiers : on peut vouloir la siffler pour cela. La France place au ban de la Nation une partie de sa population, issue pour une bonne partie de l'immigration maghrébine : on peut vouloir la siffler pour cela - et c'est même d'autant plus légitime quand les sifflets proviennent de ceux qui subissent chaque jour ce bannissement social, qui est aussi largement racial.
La France, on peut en être et ne pas l'aimer. La France on peut vouloir revendiquer avec force qu'elle change sans qu'on doive nous prier d'en partir. La France, en l'occurrence, il ne s'agit pas de la quitter parce qu'on ne l'aimerait pas assez, mais d'en être plus afin de parvenir à l'aimer mieux. La France, oui, on peut vouloir en siffler son hymne pour mieux pointer du doigt ses indignités.
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Source : Siffler la Marseillaise n'est pas insulter la France |
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Houellebecq-BHL ou l'extension du domaine de la pute
Coup de vieux
Je savais que ça allait arriver. Ce jour où pour signifier que c'était il y a longtemps, des plus jeunes que moi diraient... Mais attendez, je vous raconte, ça vient d'arriver. Cela vient de m'arriver !
Un reportage à la radio, autour du trentième anniversaire de la mort de Jacques Brel. La journaliste interroge des enfants. Vous savez qui est Jacques Brel ? Vous connaissez ses chansons ? Et un sale petit morveux de répondre : « Jacques Brel ? Mais c'était au vingtième siècle ! »
Eh, les gniards, vous savez quoi ? Au vingtième siècle, on chantait ça :
Or moi, voyez, je suis peut-être con mais je ne suis pas un bourgeois (bobo à la limite, mais pas bourgeois). Sûr donc, mes cochons, qu'un bon nombre d'entre vous seront vieux avant moi !
en plus, quand cette magnifique chanson a été écrite, en 1964, j'étais même pas né...
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Source : Coup de vieux |
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La télé appartient à ceux qui la paient !
Pour sauver la télévision publique, voici deux petits films divertissants qui permettent de comprendre les enjeux d'une suppression sans compensation de la publicité sur les chaînes du service public.
Monsieur le Président, n'éteignez pas la télévision publique :
La redevance, c'est la différence :
Deux films proposés et écrits par Yves
Jeuland
réalisés par Joyce Colson
animation : Jean-Yves Castillon
voix : avec la participation amicale de Mathieu Amalric et Perrine
Tourneux
studio d’enregistrement : Sub-til
sound design & mixage : Tabaskko / Bruno Guéraçague
conformation & étalonnage : Stéphane Jarreau
production exécutive : doncvoilà / Virginie Giachino
financés par la Scam et soutenus par plus de 30 organisations pour
défendre le service public.
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Ce matin, envie de bouffer du pape

Ce matin, je me suis levé avec une furieuse envie de bouffer du
Pape. Allez savoir pourquoi ?
Et aussi, allez comprendre...
Bonus Track : Il faut reconnaître qu'à l'occasion, Cabu parvient à trouver la bonne inspiration (même si je ne suis jamais tout à fait parvenu à apprécier son trait) :

Dessin paru dans le Canard Enchaîné
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Source : Ce matin, envie de bouffer du pape |
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Rachida, Nicolas et Carla font des bébés
En ce début
de septembre, la blogosphère est en émoi. Rachida Dati est grosse :
on suppute une grossesse. Car cela commença ainsi, d'abord la
question de savoir si la pas-si-sotte garde des Sceaux attendait un
heureux événement (mais on n'allait pas attendre avec elle) comme
semblaient l'indiquer les nouvelles rondeurs qu'elle avait pris
soin d'afficher et qu'on ausculta donc à la loupe, fiévreusement,
parce que bon. Puis seulement, lorsque confirmation officielle fût
donnée, les regards s'orientèrent vers le mystérieux responsable
(mais on se demande s'il l'est vraiment, responsable) de cette
incongruité ministérielle. A ce jour, comme vous le savez, on
en reste à des démentis formels des pères putatifs successifs, au
point que l'on pourrait croire que personne ne souhaite s'aventurer
à endosser pareille paternité (je sais, ce n'est pas très gentil,
mais d'ici à ce que le petit sache lire il aura eu l'occasion de se
doter d'un sérieux sens de l'humour).
Bref, tout ça c'est déjà du passé. Car si j'ai appris une chose de mon expérience de blogueur, c'est que se faire l'écho du buzz rapporte bien moins de lecteurs que d'avoir un coup d'avance sur tous les autres chasseurs frénétiques du mot-clé du jour. Il s'agit d'être le premier à répandre la rumeur imbécile et qui n'est imbécile que parce qu'elle est chaque fois confirmée par les faits (sinon c'est juste une rumeur). Or il semble tout à fait évident que cette danse médiatique autour du ventre de l'ex meilleure amie de Cécilia (mais si, souvenez-vous) est en réalité pour les communicants de l'Elysée un simple ballon d'essai, un hors d'oeuvre, un test grandeur nature. De là à dire que Nicolas Sarkozy aurait lui-même mouillé la chemise (façon de parler) et serait le père de l'enfant de sa ministre... non ! et là n'est pas (encore) la question. Certes, une telle révélation serait savoureuse, mais ne nous égarons pas en des conjectures affolantes dont le mauvais esprit serait si peu charitable (mais pour qui ?). Voyez plutôt la suite.
Un ballon d'essai, disais-je et vous m'accorderez que le mot est bien choisi. Un ballon d'essai médiatique organisé directement depuis le palais élyséen, donc, et dans le seul but de très soigneusement préparer le lancement de la grande opération, la seule et la véritable, celle que nous attendons tous fébrilement depuis bientôt un an : l'opération Carla Bruni-Sarkozy est enceinte ! Et se réjouiront alors les chômeurs et les travailleurs sans-papiers, les smicards et les précaires. Se réjouiront alors les jeunes et les retraités, les travailleurs qui ne gagnent pas plus et les familles aux fins de mois difficiles. Se réjouiront alors tous les laisser pour compte du sarkozisme comme tu te réjouiras, toi, peuple de France, car Carla si belle et si gentille, Carla qui ne comprend rien à la politique, Carla qui n'a pas libéré Ingrid Bétancourt mais qui a touché le Dalai Lama, Carla qui rencontrera sans doute le pape Benoit XVI la semaine prochaine à Paris, Carla bientôt sera gravide - et on prétendra bien entendu que ce n'est pas seulement pour distraire le peuple.
D'ailleurs le bon peuple sait très bien se distraire tout seul qui se demandera aussitôt : Mais qui donc est le père ?
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Ce matin, envie de bouffer du curé !
Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu
Mercredi 13
janvier 2008, au dîner du CRIF auquel il était convié, en déclarant
: "Le drame du XXème siècle, de ces millions d'êtres projetés
dans la guerre, la famine, la séparation, la déportation et la
mort, n'est pas né d'un excès de l'idée de Dieu, mais de sa
redoutable absence", Nicolas Sarkozy, décidément tout petit
président de la république laïque de France, a franchi les limites
de l'acceptable.
Une telle déclaration publique, officielle, est une agression insupportable contre les convictions de tous les athées, ou du moins contre mes convictions philosophiques personnelles - et je vais éviter ici de sombrer d'ores et déjà dans un pseudo communautarisme des sans-dieu.
Disons-le tout net, je vis cette dernière éructation présidentielle comme une provocation de trop et une déclaration de guerre, comme un appel à déterrer des armes qui furent enterrées avec le calumet de la paix de la laïcité.
C'est pourquoi je m'autorise à proclamer ici publiquement que le grand drame de l'Histoire des hommes depuis vingt siècles, d'obscurantisme en oppression, de massacre en génocide, de guerre en croisade, de colonisation en esclavagisme, est le fruit du mensonge christique dont le poison est la tragique illusion de Dieu.
Et je me souviens soudain, qu'à la basilique Saint-Jean de Latran à Rome, le 20 décembre dernier, ce même Sarkozy, étriqué et vulgaire avait déclaré que "dans la transmission et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur". Aussi, puisque la guerre est ouverte, j'affirme en retour que les petits enfants deviendraient moins facilement de grands cons si on leur évitait d'avaler toutes les conneries que débitent les curés.
Le 27 septembre 1946, un certain Gilles Colin écrivait dans le Monde Libertaire : "Soit dit en passant, les zélateurs de la religion catholique sont bien obligés d'imputer à leur fétiche tout puissant, Jésus-Christ, la conception et la réalisation des sanguinaires mise en scène que sont les guerres mondiales. Obligés de lui reconnaître une intervention personnelle dans les catastrophes ferroviaires et autres fariboles qui ne constituent pour lui que les plus inoffensifs et dilettantiques passe-temps.". Gilles Colin était alors le pseudonyme d'un certain Georges Brassens, lequel écrivit également ces quelques vers :
Le clergé vit au détriment
Du peuple qu'il vole et qu'il gruge
Et que finalement
Il juge.
(Georges Brassens / 1921-1981 / Opinion)
Mais puisque je donne dans la citation, je
vous livre également celle-ci qui me plait beaucoup :
"On sent, je crois, qu'avoir de la religion, pour un enfant, et
même pour un homme, c'est suivre celle où il est né. Quelquefois on
en ôte ; rarement on y ajoute ; la foi dogmatique est un fruit de
l'éducation. Outre ce principe commun qui m'attachait au culte de
mes pères, j'avais l'aversion particulière à notre ville pour le
catholicisme, qu'on nous donnait pour une affreuse idolâtrie, et
dont on nous peignait le clergé sous les plus noires couleurs. Ce
sentiment allait si loin chez moi, qu'au commencement je
n'entrevoyais jamais le dedans d'une église, je ne rencontrais
jamais un prêtre en surplis, je n'entendais jamais la sonnette
d'une procession sans un frémissement de terreur et d'effroi, qui
me quitta bientôt dans les villes, mais qui souvent m'a repris dans
les paroisses de campagne, plus semblables à celles où je l'avais
d'abord éprouvé. Il est vrai que cette impression était
singulièrement contrastée par le souvenir des caresses que les
curés des environs de Genève font volontiers aux enfants de la
ville."
(Jean-Jacques Rousseau / 1712-1778 / Les confessions / posthume,
1782)
Mais surtout, pour en revenir à notre petit président qui vomit du Guaino comme un enfant fait sa gastro, parlant d'un "monde sans Dieu, que le nazisme et le communisme ont cherché à bâtir", il semble important de rappeler le rôle plus que trouble et souvent actif qu'ont joué les églises catholiques d'Europe en général, et le Vatican en particulier, aux côtés des nazis allemands, comme d'ailleurs des facistes italiens ou espagnols.
Rappelons par exemple que le pape Pie XII n’a, durant la Seconde Guerre mondiale, jamais condamné la persécution des juifs par les nazis. Et évoquons qu'il n'y a pas si longtemps le directeur israélien du centre Wiesenthal de recherches sur le nazisme a été contraint d'exprimer son regret que le Vatican ne reconnaisse pas que "l'antisémitisme chrétien a conduit à la Shoah". C'était après que dans un texte intitulé "Souvenons-nous : une réflexion sur la Shoah", publié le 18 mars 1998, le Vatican a cherché à nier un lien de cause à effet entre l'antijudaïsme historique des chrétiens et l'antisémitisme des nazis, le Vatican se contentant seulement de déplorer que des chrétiens n'aient pas apporté, à ceux qu'on persécutait, toute l'aide qu'on était en droit d'attendre d'eux, exprimant néanmoins ses "regrets" pour "la méfiance et l'hostilité" dont les juifs ont été victimes de la part des chrétiens et demande pardon "pour les fautes" de ses croyants. C'est dire si le Vatican lui-même va moins loin dans le révisionnisme historique que Nicolas Sarkozy.
Ainsi donc l'Europe aurait des racines chrétiennes, mais pas nos deux guerres mondiales et pas non plus la Shoah. Je crois qu'on voit en cet homme à la pensée étriquée l'exemple même des ravages de la catéchèse sur les enfants de France. Il devient urgent de les en préserver, de les libérer du catéchisme qui les pervertit, urgent qu'à la mission évangélique du christianisme s'oppose la volonté libératrice de la laïcité.
Mais terminons par Voltaire qui écrivit : "La religion existe depuis que le premier hypocrite a rencontré le premier imbécile !"
Du mensonge christique et de la tragique illusion de Dieu
George W Bush, l'artiste et quelques trouducs
Le portrait de Bush, par Jonathan Yeo

Attention, ceci est une oeuvre d'art ! Cette représentation du président des Etats-Unis est l'œuvre de Jonathan Yeo, un peintre anglais généralement porté sur l'establishment et reconnu pour ses portraits de magnats des médias comme Rupert Murdoch, d'hommes politiques comme Tony Blair ou d'acteurs comme Dennis Hopper.
Recruté par la Bibliothèque Bush pour réaliser le portrait du président des Etats-Unis, l'oeuvre produite, et réalisée à partir de collages, a finalement été refusée par son commanditaire, l'entourage de l'actuel occupant de la Maison Blanche s'étant offusqué des matériaux utilisés.
Quelque chose vous a échappé ? C'est que vous ne vous êtes pas plongés dans le détail du travail de l'artiste.

C'est en effet sur fond de scrotums et à grand renfort d'appareils génitaux et autres sphincters que Jonathan Yeo dresse un portrait pour le moins éloquent de George W. Ainsi, l'oreille droite du président : en guise de pavillon, une érectionambitieuse, amoureusement tenue en bouche par une dame un peu tropmaquillée. Quant au teint de Bush, frais comme celui d'une jouvencelle,il est constitué d'une pléiade d'anus en tous genres. Et l'ensemble du portrait est à l'avenant.
Allez, trois agrandissements pour les fines Bush :
1- la bouche

2- l'oeil

3- l'oreille

De quoi donner peut-être des idées de ce côté-ci de l'Atlantique, puisqu'en terme de trouducs nous n'avons désormais plus rien à envier à nos amis américains.
George W Bush, l'artiste et quelques trouducs
Carla Bruni chante Brassens
Et quand je pense à Nicolas...
... parce que la bandaison de papa, ça ne se commande pas.
Journée mondiale de lutte contre le SIDA
Un mort toutes les dix secondes
Spot Sidaction 2007 pour la Journée mondiale de lutte contre le SIDA.
Tonton, le retour 2
Le "Teasing" des forces de l'Esprit
Souvenez-vous,
c'était lors de la campagne électorale des dernières
présidentielles, une voix d'outre-tombe s'était faite entendre. Le
10 mars 2007, elle s'exprimait pour la première fois et disait ceci
:
J'avais dit en son temps que je croyais aux forces de l'esprit
et que je ne vous quitterai pas. Il est temps d'honorer ce
rendez-vous.
[...]
D'ici, je le répète, je vois tout, j'entends tout, je lis tout;
bref, je sais tout. Les mauvaises langues (de droite, mais aussi
hélas, de gauche...) qui me liront dans les semaines qui viennent
diront sans doute que pour une fois, je n'ai pas besoin des écoutes
de mon fidèle Prouteau pour y parvenir. Qu'elles se méfient. Je
vais tout dire, tout écrire, y compris sur elles...
Le blog de François Mitterrand venait de s'ouvrir : François-Mitterrand-2007, avec en exergue cette phrase prononcée par feu le président, lors de ses derniers voeux aux français : Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...
Cela avait fait quelque bruit sur la toile, avait dans une certaine mesure bousculé le petit train-train médiatico-politique de la campagne électorale. Le blog avait très rapidement obtenu un réel succès d'audience. Le président postait chaque jour un nouveau billet et on débattait longuement de l'actualité politique au fil des commentaires. Cela en avait ravi certains, nombreux, et exaspéré beaucoup d'autres. Et puis, l'on s'était finalement souvenu qu'on ne croyait pas aux forces de l'esprit, que quelqu'un devait tenir la plume. Une chasse à l'auteur apocryphe s'était engagé. D'une telle ampleur que, finalement, sous la pression et cédant à l'hystérie, le blog se referme sur ces mots : Je vous le répète encore une fois, en guise de conclusion : Etre en accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé. Je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitterai pas.. On était le 10 juin 2007, dimanche de premier tour des législatives.
Le silence s'était fait. On avait presque oublié. Pourtant, le 13 septembre 2007, on entendait ceci : " Et si, plus que jamais, il était temps de croire aux forces de l'esprit.... Etait-ce un ultime soupir, le dernier hoquet d'un esprit en décomposition ? Ou l'annonce d'un retour prochain, l'évocation d'un désir qu'on voudrait mutuel ? La réponse tombe ce jour où, sous le titre, Revenir..., on peut lire : Je sens qu'un nouvel esprit m'habite et je m'interroge. Puis-je vraiment laisser les choses en l'état, voyant ce que je vois, entendant ce que j'entends? Les forces de l'Esprit m'ont fait un bien beau cadeau encore. Dois-je en user?
Ouais, si ça c'est pas du "teasing" ! ...
Mais arrêtons-nous un instant et consultons Wikipedia :
Teasing est un mot anglais signifiant « taquinerie » mais il est plus correct de le traduire par « aguicher » pour sa connotation d'excitation (provoquer la curiosité, on le retrouve dans le mot strip-tease).
Le mot désigne une technique de vente attirant le spectateur par un message publicitaire en plusieurs étapes. Dans la première étape, un message court et accrocheur interpelle et invite à voir la suite. La deuxième étape apporte une réponse et incite à la consommation.
Le 'teasing' est arrivé en France en 1981 avec une triple publicité (affichage) pour l'afficheur Avenir, mise en scène par l'agence CLM/BBDO.
Sur une plage bleu azur...
1. Une jeune femme en bikini, mains sur les hanches, dit: «
[Demain], j'enlève le haut » ;
2. quelques jours plus tard, seins nus, elle dit: « [Demain],
j'enlève le bas » ;
3. quelques jours plus tard, nue mais montrée de dos, elle dit: «
Avenir, l'afficheur qui tient ses promesses ».
Le 'teasing' a été utilisé en politique en France, avec la double publicité visuelle de Jacques Chirac de 1986: "Vivement demain..." suivie de "...avec le RPR".
Allez, Tonton, point de chichi [sic], reviens... et dis-nous donc quel est ce "bien beau cadeau" que t'ont fait les forces de l'esprit.
France / Nouvelle-Zélande (Quart de Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007)
Haka All Black et Moquet "Fleur Bleue"
Le Haka des All Black prendra-t-il le dessus sur la lettre de Guy Moquet des "Tout Bleu" ?
La réponse en images :
No Comment...
N'oubliez pas d'aller voter pour cette
video sur YouTube.
France / Nouvelle-Zélande (Quart de Finale de la Coupe du Monde de Rugby 2007)
L'Ile aux Fleurs, court métrage de Jorge Furtado (Brésil, 1989)
Les tomates, les porcs et les êtres humains
En bientôt vingt ans, les douze minutes de L’Île aux Fleurs, dévastateur court métrage avant-gardiste de Jorge Furtado, n’ont pas pris une ride. Tous ceux qui l’ont vu le savent : en dévoiler les rouages serait le trahir et mettre à mal l’effet de surprise qui régit le film. Et puis, comment résumer ces douze minutes ?
Douze minutes, donc. Douze minutes d’une formidable évidence. Douze minutes qui suffisent pour mettre en branle les rouages indéfectibles du commerce mondial. Douze minutes d'images agrémentées de commentaires d'un humour implacable. Jusqu'à la fin où tout le monde arrête de rire....
Pour une analyse documentée du court-métrage, je vous invite à lire sur Film de Culte.
Je vous invite également à vous rendre sur le blog de DCD qui a laissé un gentil message sur mon livre d'or et chez qui j'ai découvert cet incontournable court-métrage - lequel m'avait pourtant jusqu'ici soigneusement contourné.
"L'Ile aux Fleurs", court métrage de Jorge Furtado (Brésil, 1989)
Manif de droite : 12 juin
12 juin - APPEL A MOBILISATION
Une manif de droite pour fustiger mai 68
Le 12 Juin
aura lieu un grand, beau et joyeux défilé.
Il aura lieu dans le quartier Latin très probablement (nous organisons actuellement le parcours avec la Police), à partir de 17h.
Le But est de Fustiger Mai 68, notamment les "acquis" culturels.
Nous nous devons de nous surprendre les uns les autres en rivalisant de créativité pour en faire un moment de fête subversive. Comme jadis certaines troupes de Gauche ont su le faire.
Tout doit être mis en oeuvre pour juguler esthétique, fête et subversion.
J'entends qu'un concours de sosies de Mireille Mathieu est en train de se mettre en place...
J'entends que des chorales repettent à tue tête.
C'est cette France là que nous Souhaitons et que nous Chérissons
Vive la France
JFR (Jeune France de Rue)
ump : En cas de contestation par des forces hostiles nous devrons compter sur notre meilleure arme... La lâcheté.
Avant de se rendre à cette manifestation, il est important de prendre connaissance du Communiqué de Jeune France de Rue : Manifestons mais pas n'importe comment !
Rue89
Manif de droite
Hommage à Missak Manouchian
Le Petit Père des People s'est approprié Blum et Jaurès, et maintenant Guy Môquet, entre autres figures historiques "socialo-communistes", ainsi qu'il aime le dire en d'autres circonstances...
Leon Blum. Jean Jaurès. Guy Môquet... Ces hommes, grands devant l'Histoire, et qui n'appartiennent à personne sinon à eux-même et à notre Histoire. Ces hommes qui sont nos références communes et que la France aura toujours raison d'honorer, pourvu qu'il ne s'agisse pas de les récupérer, d'instrumentaliser la mémoire collective à des fins partisanes, ce qui serait les salir et donc nous salir tous, nous tous qui nous souvenons avec une émotion sincère.
Ça fait longtemps, pour ma part, que les figures de Blum et de Jaurès, de Guy Môquet et de Missak Manouchian font partie de mes références personnelles, longtemps que j'ai lu et que je me rappelle la lettre de Guy Môquet, et l'émotion qu'elle procure de par sa candeur héroïque - comme je sais également, et m'en souviens (oui, par devoir de mémoire), qu'il a été fusillé, assassiné par d'autres français et qui ne l'étaient ni plus ni moins que lui, qui l'étaient autrement et qui le choisirent lui et ses camarades parce que communistes et donc moins "bons français" à leurs yeux. Comme je sais également que dans la ville de Neuilly dont Nicolas Sarkozy a été maire pendant plus de vingt ans, il n'existe ni rue Leon Blum ni rue Jean Jaurès, pas plus qu'il n'existe une place Guy Môquet.
Alors, avant qu'il ne s'empare de cela aussi, lui qui ose tout - mais peut-être ceux-là sont-ils moins honorables parce qu'à prononcer [leurs] noms sont difficiles... - j'ai envie aujourd'hui d'évoquer Missak Manouchian et ses vingt-deux compagnons du groupe Manouchian, vingt et trois étrangers et nos frères pourtant, vingt et trois qui [crièrent] la France en s’abattant. L'envie de donner à lire ici la dernière lettre de Missak Manouchian, écrite à sa femme quelques heures avant de mourir, fusillé au Mont-Valérien, le 19 février 1944 :
Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,
Dans
quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être
fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un
accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais
que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.
Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense. Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.
Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.
Manouchian Michel.
P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.
Et comment alors ne pas relire le poème magnifique qu'écrira quelques années plus tard Louis Aragon, hommage rendu aux 23 résistants du groupe Manouchian en 1955, Strophes pour se souvenir et mises en musique par Lèo Ferré en 1959, sous le titre L'Affiche rouge :
Strophes pour se souvenir / L’Affiche Rouge
Vous n’avez réclamé ni gloire ni les
larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos
villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de
préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les
roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d’hiver éclaire la
colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils
fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant
Louis Aragon.
Chanson interprétée par Léo Ferré.

Flûte à bec : Parents en danger !

Manifeste pour la suppression de
l'enseignement
de la flûte à bec en classe de 6ème
Apprendre la musique, soit.
D'accord aussi pour acheter une flûte à bec plutôt qu'un piano ou un trombone à coulisse
Mais pourquoi nos petits chérubins préadolescisants devraient-ils ramener du travail à la maison ?
Les professeurs de musique ne se rendent pas compte du calvaire quotidien vécu par des parents contraints de subir chaque soir, et à longueur de week-end, la litanie dissonante d'une flûte à bec plutôt hésitante :
Ceci est un appel à l'aide : Soutenez-nous ! Signez la pétition pour la reconnaissance du droit des parents à gifler un enfant qui joue de la flûte à bec.
Flûte à bec : Parents en danger !
La Turquie, le génocide arménien et les députés français
De quoi j'me mêle ?
Les députés français ont voté une loi pénalisant la négation du génocide arménien.
La première question qui vient à l'esprit est : pourquoi aujourd'hui ce besoin de légiférer ? A-t-on récemment entendu en France des gens clamer que le génocide arménien n'avait pas eu lieu ? Assiste-t-on en France à un débat acharné autour de cette question ? Combien même d'historiens français travaillent-ils sur cette période de l'histoire turque et arménienne ? Et, parmi ceux-là, combien nient la réalité du génocide ? Peu. Aucun ? Pourquoi alors cette soudaine nécessité de légiférer ?
Faire la leçon à la Turquie ? Rassurer la communauté arménienne de France ? Est-ce bien là le rôle de la représentation nationale ? On pourrait tout aussi bien faire une loi pénalisant la légitimation de l'intervention américaine en Irak, afin de faire la leçon aux Etats Unis d'Amérique et rassurer la communauté irakienne de France. Et une autre qui pénaliserait la négation de l'attentat terroriste du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, pour faire la leçon à Al Quaïda. On pourrait voter la pénalisation du soutien à l'autorité palestinienne et ses chefs terroristes, pour faire la leçon au Hamas et soutenir la communauté juive de France... ou le soutien à l'Etat Israélien et sa politique d'occupation des territoires palestiniens et d'oppression du peuple palestinien - une bonne leçon pour Israel, non ?
Ou bien, ne faudrait-il pas mieux que la France se garde un peu de son côté donneuse de leçon, laisse chaque Etat et chaque peuple faire le chemin de sa propre histoire et de ses propres errements, et se préoccupe davantage de balayer devant sa porte, regarder les grosses poutres qu'elle a dans son oeil historique. Et à ce propos je suggérerais bien à la Turquie de voter une loi condamnant la négation d'une France qui a largement et activement collaboré avec l'autorité nazie, prenant toute sa part, durant la seconde guerre mondiale, dans la déportation et le processus d'extermination des juifs français ; cette France qui aujourd'hui encore se plaît surtout à glorifier sa minorité résistante, a mis longtemps avant de reconnaître la responsabilité prise par l'Etat français installé à Vichy, et se garde surtout d'incriminer le comportement peu glorieux de son peuple, soumis, passif et à l'occasion collaborateur.
On justifie cette loi sur le génocide arménien en faisant le parallèle avec le négationisme qui vise le génocide juif commis par l'Allemagne Hitlérienne et ses alliés - dont la France, donc. Mais c'est là feindre d'oublier que ce qui rend condamnable ce négationisme-là n'est pas dans la négation historique elle-même, mais bien dans sa dimension antisémite : afin que le juif soit coupable, il est nécessaire de lui retirer son image de victime. C'est le juif, ennemi sournois et menaçant, qui est visé par ce négationisme-là et qui en fait sa spécificité, assimilable à l'antisémitisme, donc au racisme, ce qui de fait le rend condamnable au regard de la loi française, comme l'est toute apologie du racisme ou de l'antisémitisme.
On ne peut en aucun cas prétendre que la négation du génocide arménien, aussi blessante puisse-t-elle être pour le peuple arménien, viserait à stigmatiser ce peuple. La négation de ce génocide-mà est essentiellement la difficulté d'un Etat à se retourner sur son histoire et à l'assumer. Difficulté sur laquelle, pour bien la connaître, la France devrait se garder un peu plus de se faire donneuse de leçon. Elle y gagnerait en sens de la décence.
La loi française - et c'est tout à son honneur - condamne l'apologie du racisme, de l'antisémitisme, ou de l'homophobie. C'est à ce titre que la négation de la Shoah fait en droit français l'objet de sanctions pénales. restons-en là et ne dérivons pas vers la pénalisation de toute négation historique en tant que telle, au risque d'atteindre gravement à la liberté d'expression. Il doit être possible en France de nier que Jean Moulin fût un grand résistant, que le général de Gaulle fût un libérateur, que l'on coupât la tête à Louis XVI, que Jeanne d'Arc fût pucelle ou qu'un vase fut cassé à Soisson. Je veux, pour ma part, pouvoir continuer à clamer haut et fort que jamais Zidane n'a mis un coup de tête à Materazzi, un soir de finale de coupe du monde, en l'an de grâce 2006, quand l'équipe de France fut sacré pour la seconde fois championne du monde de football...
La Turquie, le génocide arménien et les députés français
Zidane, un héros de légende
Zidane, le légendaire
Zidane est
grand
Zidane ne met pas un coup de boule dans les vestiaires et loin des caméras
Zidane met un coup de boule quand il y a coup de boule à mettre
Zidane est droit
Zidane est pur
Zidane est grand jusque dans le pétage de plomb
Zidane est magique
Zidane est mythique
Zidane est tragique
Zidane est épique
Zidane est éternel
Zidane est comme Mitterrand, un personnage de roman, sublime jusque dans sa part d'ombre
Il ne s'agit pas d'aimer ou de ne pas aimer Zidane
Il s'agit de s'agenouiller devant Zidane et le vénérer
Zidane est une idole
L'Italie a gagné la coupe du monde ?
Quelle coupe du monde ?
Il n'y a pas eu de coupe du monde !
Juste le jubilé de Zidane, sa dernière épopée
Juste la mise à mort du héros par lui-même
Zidane c'est Molière qui meurt sur scène
Zidane c'est le Christ qui plante lui-même les clous
Zidane c'est Achille aux pieds légers et le vieux Ulysse réunis en un même personnage
Zidane... c'est Zidane
Appel du Réseau Education Sans Frontières
Pétition nationale : NOUS LES PRENONS SOUS NOTRE PROTECTION !
Pour des milliers d’enfants et de jeunes majeurs, le 30 juin 2006 ne marquera pas le début des vacances d’été, mais bien le commencement d’un calvaire. En effet, à cette date, le sursis que M. Sarkozy avait dû accorder aux jeunes majeurs sans papiers scolarisés et aux parents d’enfants scolarisés tombera. Suspendues parce que les mobilisations d’écoles et de lycées se multipliaient, les expulsions reprendront.
Lire les explications et le texte de la pétition sur le site du Réseau Education Sans Frontière.
Appel du Réseau Education Sans Frontières
Sarkosy, l'Amour et la France (en cours de rédaction)
Hier, Nicolas Sarkosy a proclamé : "On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français. On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité. Si certains n'aiment pas la France, qu'ils ne se gênent pas pour la quitter"
Passons rapidement sur cette drague éhontée des électeurs d'extrême droite en empruntant sur ces thèmes, la ficelle est bien grosse et manque dramatiquement de subtilité, et interrogeons-nous sur ce que cela signifie, aimer ou ne pas aimer la France.
La France, de quoi parle-t-on ? On n'imagine pas que Sarkosy rendait là et seulement un hommage bucolique à la sublime diversité de nos paysages. Alors de quoi parlait-il ? De la grandeur de la France, ce qu'elle a représenté dans l'Histoire des Nations ? La France des Lumières et de la Révolution, terre d'accueil et d'universalité, patrie des Droits de l'Homme : certes, on peut aimer cette France-là, et aussi s'interroger sur ce qu'il reste aujourd'hui de ce lustre d'antan que nous avons coutume d'observer avec une tendre et impardonnable complaisance, oubliant allègrement la part d'ombre : la France de la terreur, la France esclavagiste, la France de Pétain et de Laval, la France antisémite, la France colonialiste, la France raciste et repliée sur elle-même.
Et aujourd'hui, est-elle tellement aimable, la France ? La France, c'est aussi ce pays qui vote à 20% pour l'extrême droite, ce pays qui parque ses immigrés, et les enfants de ses immigrés, et les enfants de leurs enfants, en périphérie des grandes villes, ce pays dans lequel il est si difficile de trouver un travail et un logement lorsque l'on a des origines africaines un peu trop marquées, ce pays qui en vérité exclut bien plus qu'il n'accueille, ce pays qui a peur de sa diversité c'est-à-dire de son propre reflet. Aimer la France ou la quitter ? Il y a peut-être une alternative : aimer la part de lumière et rejeter la part d'ombre, aimer suffisamment l'une pour ne pas passer l'autre sous silence, vivre à l'endroit où l'on se trouve et vouloir tenter de changer les choses, remettre un peu la France sur un chemin qui ressemblerait davantage à ce à quoi elle prétend, tolérance et générosité, liberté et fraternité, égalité et justice.
Aimer la France, en vérité je ne sais pas bien ce que cela peut signifier, sinon dire justement qu'elle ne serait pas diverse et multiforme, dans sa population comme dans ses lois et ses coutumes, ses croyances et ses traditions, dire qu'elle ne serait pas en évolution constante mais figée à jamais sur ce reflet d'elle-même qu'elle aime tant, cette France bien catholique, bien blanche et bien sûre d'elle-même et de son rayonnement. Et ainsi, proclamer son amour de la France et de ce qu'elle a toujours été - de ce qu'on voudrait qu'elle ait toujours été - revient en réalité à proclamer que l'on n'aime pas ce qu'elle devient, ou du moins que l'on en a peur.
Où l'on comprend donc qu'un petit bonhomme nous faisait simplement l'aveu de son indécrottable conservatisme, terreau de toutes les crispations qu'on lui connait. Ce qui conduit directement à cette question : Aimerions-nous la France de Nicolas Sarkosy ?
prophète et carricature (épisode 3)
autodérision : la meilleure réponse
Le journal iranien Hamshahri a lancé un concours de caricatures sur la Shoah, en réponse aux caricatures de Mahomet parues dans le journal danois Jyllands-Posten, puis relayées par d'autres journaux en Europe (à noter qu'aux Etas-Unis, où certains apparemment on pris l'habitude de vivre avec la peur de leurs propres démons, les caricatures sont au mieux reproduites avec un "floutage", comme pour une image pornographique...).
Deux israëliens, Eyal Zusman et Amitaï Sandarovich, se sont rapidement dits intéressés par un tel concours et ont appelé les caricaturistes israéliens à y participer, au motif que les juifs seraient insurpassables dans l'art de la caricature antisémite. On pourra se faire une idée sur cette appréciation sur le blog Israeli anti-semitic cartoons contest
.Dernier épisode en date, cette semaine, dans le courrier International, Art Spiegelman, auteur de la sublime BD MAUS, a décidé d'y aller de son propre trait... avec à mon avis une certaine réussite :

Prophète et carricature (épisode 3)
prophète et caricature (épisode 2)
caricature et préjugé
Caricature : Dieu ou son prophète ?
La caricature c'est lorsque l'on grossit le trait, à dessein, pour mettre en évidence la partie qui se dissimule dans le tout. et c'est une forme du commentaire qui a du sens.
Le problème survient lorsque la caricature rejoint le préjugé, lorsque le tout est réduit à une partie de lui-même, ou au fantasme de cette partie : le juif est un être fourbe avec un grand nez crochu, le noir est bruyant et sent mauvais, l'arabe est voleur et violent, l'asiatique est nombreux... Lorsque la caricature a ainsi pénétré les esprits, véhiculant son cortège de préjugés nauséabonds, le caricaturiste est contraint de se taire ou de changer la forme de son discours. On n'aboie pas avec les chiens.
C'est que la caricature est autant l'arme des rieurs et des démocrates que celle des racistes et des fanatiques. Si ce n'était fait avant, on l'aurait compris depuis le 11 septembre 2001, certains trouvent intérêt à ce que le monde se divise en deux camps, deux civilisations que tout opposeraient, un intérêt à ce que soit dit, répété et prouvé que l'arabe est musulman et le musulman est arabe, que le musulman est terroriste et le terroriste est musulman, que le juif est sioniste et le sioniste est juif, que l'occidental est chrétien et le chrétien est occidental. et que le juif et le chrétien sont alliés contre le musulman. Et qu'avant cela, le juif, le chrétien et le musulman sont alliés contre le laïque blasphémateur qui conteste à Dieu la suprématie de ces lois.
Ils voudraient caricaturer le monde, le réduire à ces traits épais et grossiers qui semblent nous différencier, et nous dépouiller de notre humanité qui nous est commune. Ce sont eux les caricaturistes, ceux qui enferment les hommes en eux-mêmes en les réduisant à leur caricature, en ne leur laissant jamais le choix d'être simplement eux-mêmes là où ils sont, des hommes avec leurs origines et leurs croyances mais qui vivent aussi ici et maintenant, libres ensemble plutôt qu'enfermés dans une communauté que leur imposerait leur naissance. Leur message est clair : toi, l'arabe, où que tu vives dans le monde, tu es enfant d'Islam et soldat de Mahomet ; toi, le blanc, où que tu vives dans ce monde, tu es le blasphémateur et l'oppresseur ; toi, le juif... Et chaque fois qu'une bombe occidentale explose ou qu'un otage est égorgé devant les caméras ou qu'un acte terroriste est commis ou qu'un crime raciste est commis ou qu'une ambassade est brûlée ou qu'un préjugé racial et discriminatoire est véhiculé, c'est ce message qui est lancé, répété, relayé, amplifié... et ce même enfermement des hommes qui se poursuit, l'enfermement des hommes dans leurs églises.
Alors, oui, les hommes devraient toujours sortir de leurs églises, sortir et être au grand air, et y éventuellement pratiquer leur foi, sous le seul regard de Dieu, ne jamais laisser à d'autres hommes le pouvoir de diriger leurs consciences et s'immiscer dans leurs convictions, qu'elles soient religieuses, morales, politiques ou éthiques. Il n'y a pas en effet de plus grands caricaturistes que les hommes d'église, et c'est de Dieu lui-même dont ils font la caricature. Ce qui amène tout naturellement à cette question, donc : vaut-il mieux caricaturer Dieu ou son prophète ?
Dit autrement, si j'ai le plus grand respect pour Dieu, c'est-à dire pour les croyants et leurs croyances, je ne me sens pas tenu au respect des églises, c'est-à-dire ces lieux de pouvoir où pullulent les prêcheurs et les censeurs, ces hommes qui au nom de Dieu prétendent diriger les consciences d'autres hommes, les guider sur les chemins de l'amour et de la haine - ceux de la haine, le plus souvent.
Solidarité Sarkosy
Quand la République pisse au karcher sur la Nation
(couplet)
quand la France chie du mépris et de l'exclusion
quand elle vomit sa peur dans les ghettos
c'est Sarkosy qui tire la chasse
c'est Sarkosy qui tire la chasse d'eau
quand la République pisse au karcher sur la Nation
quand elle dégueule sa haine du bicot
c'est Sarkosy qui tire la chasse
c'est Sarkosy qui tire la chasse d'eau
(refrain)
c'est pas la peine d'avoir Le Pen
y a Sarko qui fait tout le boulot
c'est pas la peine d'avoir le gros Jean-Marie
grimpé sur son dos y a le p'tit Sarkosy
"La France est une garce, n'oublie pas de la baiser jusqu'à l'épuiser, comme une salope il faut la traiter, mec! Je pisse sur Napoléon et le Général de Gaulle... La France est une mère indigne qui a abandonné ses fils sur le trottoir sans même leur faire un signe" (Monsieur R.)
"Les marches militaires, ça m'déglingue. Et votr'République, moi j'la tringle. Mais bordel ! Où c'est que j'ai mis mon flingue" (Renaud)
Quand la République pisse au karcher sur la Nation















