Cinq billets d'amour



See Mee a organisé un concours de billets d'amour.

89 contributions furent recueillies : 42 récits et témoignages, 32 nouvelles et poésies en prose et en vers et 15 visuels et audiovisuels. Un jury fut constitué - un grand merci à Melle Jones, Arf, Doudette et Ferocias.

Dans un premier temps, 15 textes et 7 visuels furent sélectionnés, choisis pour figurer dans le recueil que Numerik:)ivres, éditeur numérique, partenaire du concours, éditera et diffusera prochainement.

Dans un second temps, cinq textes finalistes furent désignés parmi lesquels il s'agit désormais d'extraire un gagnant. J'ai entamé ce billet avec l'idée d'évoquer quatre d'entre eux, avant de me trouver convaincu qu'étant l'auteur du cinquième, c'était potentiellement une mauvaise idée.

Aussi je me contente de confier qu'il est excessivement flatteur pour moi de me retrouver en si bonne compagnie. Ces quatre auteurs illustrent comme Internet n'est pas uniquement cette poubelle que d'aucuns se plaisent à décrire, qu'on peut à coup sûr y dénicher nombre de petits bonheurs littéraires, et parfois de plus grands. Ce n'est pas le moindre des succès auxquels est parvenu See Mee en organisant ce concours.

Romance, de Le Coucou. Inconnue, de Antoine. Sucré / salé, de Mademoiselle Sarah. Try a little tenderness, de Dariamarx. Prenez le temps de lire ces quatre petites perles. Découvrez un peu plus de leurs auteurs - deux filles et deux garçons, pour autant qu'on puisse jamais être définitif sur ce point. Et puis votez.

Faites tout de même d'abord un détour par Insomnie, qui m'a valu ma propre sélection, afin de ne négliger personne... Et puis votez.

Soyez nombreux à voter, ce sera la meilleure façon de parachever le succès de cette excellente initiative de See Mee. Elle le vaut bien.


Billets d'amour : bouton de vote
(ceci est un bouton de vote)

Edit : pour des raisons techniques, il se pourrait que ce bouton ne fonctionne pas
en ce cas, je vous invite à voter directement depuis la page de l'organisation
ce qui est d'ailleurs vivement recommandé puisque vous pourrez en sus
y lire une brève présentation des finalistes par eux-mêmes


Les votes sont ouverts jusqu'au dimanche 11 avril, midi.

L'enjeu est un contrat d'édition pour un recueil de textes ou un mini-roman avec Numerik:)ivres



Source : Cinq billets d'amour






Ségolène 2017



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Ségolène 2017



Ségolène dans le murEn politique, les coups les plus rudes sont parfois portés par vos soutiens les plus fervents. C'est qu'ils sont les mieux placés pour connaître vos petits travers ou vos grandes faiblesses. C'est qu'ils sont tellement convaincus de votre destin qu'ils en deviennent imprudents à force d'ignorer les obstacles. C'est que l'inconscient est cette chose en vous qui lorsqu'on le laisse émerger fait des ravages. Parce qu'il est des vérités qu'il est préférable de taire.

Allain Jules soutient Ségolène Royal de toute son âme. Comme beaucoup de bloggeurs ségolistes, il a endossé la douce charge de propager la bonne parole de la Dame du Poitou. Ainsi, au lendemain des élections régionales, il s'agit de démontrer à tous que Ségolène est la grande et la seule gagnante du scrutin. Il a donc choisi de reprendre sur son blog l'argumentation en quatre points qui a été concocté par la garde royaliste et qu'on retrouve désormais un peu partout sur la ségosphère - mais avec plus ou moins de subtilités.

Au début du billet d'Allain, tout roule. Une introduction qui reprend l'antienne de l'acharnement de tous contre Elle, vaste complot politico-médiatique ourdi pour l'éliminer, où tout ce qui n'est pas ségoliste est à la solde de Sarkozy, depuis les médias jusqu'aux instituts de sondages, en passant bien entendu par Solférino - ce repaire ignoble et puant qui abrite tant de bassesses et de bêtises. Mais Ségolène ne se laisse pas abattre. Elle est debout. Mieux, elle est en apesanteur, gracieuse et intouchable. Merveilleuse.

Voilà pour l'introduction. Vient ensuite l'argumentation. En quatre points, donc. Ça ne se passe encore pas trop mal, l'argumentation est bien faible mais on n'en a pas de rechange. Surtout, l'exercice est cadré et calibré, difficile d'aller à la faute. Alors forcément, au moment de la conclusion, on a pris confiance, on a envie d'une petite touche personnelle, on se lâche un peu, c'est humain...

Et là, patatra ! En deux phrase, voilà tout le bel édifice qui s'écroule et, malgré tant de bonne volonté, on a mis soi-même la Dame dans le mur :

« Mitterrand a été candidat 3 fois, avant de devenir président. Pourquoi pas Ségolène Royal ? »

Sachant l'urgence qu'il y a à en finir avec l'ère sarkoziste, c'est en effet une sacrée bonne question.



Source : Ségolène 2017






Les Justes, de Albert Camus



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Auteur, internet et gratuité



salaire argent eurosLe débat est un serpent de mer qui rampe à travers la toile et se fait des nœuds. Cette fois - et ce n'est pas la première fois - il a lieu chez Thierry Crouzet et rebondit chez Narvic.

Le premier pose la question : Vivre pour écrire ou écrire pour vivre ? Le second interroge Auteur en ligne, un projet insensé ? Deux questions, puis deux longues réflexions, qui pour être intéressantes, mènent l'une et l'autre dans la même impasse : il n'y a pas de modèle économique qui assure une rémunération aux auteurs en ligne.

C'est que l'un et l'autre ignorent ou feignent d'ignorer que l'essence même d'internet est la gratuité.

Certes, de plus en plus de produits sont vendus via Internet, mais Internet ne fait office là que de vitrine. Les produits sont exposés, les prix affichés, l'information est disponible, ainsi que les moyens de comparer, de prendre des avis, de décider de son achat. Mais le produit lui-même n'appartient pas à Internet. Il s'agit d'un billet de train, d'un lave-vaisselle, d'une place de cinéma ou d'un chandelier...

Internet, c'est d'abord la gratuité. Et les auteurs ne sont pas les premiers à avoir tenté de sortir de ce qu'ils considèrent comme un écueil. Personne n'y parvient pour la simple et bonne raison que tout ce qu'on pourrait vouloir vendre sur Internet et qui peut se ramener à des zéros et des uns sera également disponible gratuitement.

C'est le miracle d'Internet, il y a toujours quelqu'un qui est disposé à vous fournir gracieusement les zéros et les uns que vous recherchez. Et Google est là pour vous mettre en relation.

Vous cherchez ce qui ne va pas avec votre installation de chauffage ? Vous voulez apprendre à poser du carrelage ? Vous voulez savoir ce qui se passe en France aujourd'hui ? Vous souhaitez obtenir un conseil juridique ? Vous voulez voir de jolies photographies d'une forêt sous son manteau de neige ? Lire un texte qui saura vous émouvoir ? Vous faire réfléchir ? Vous faire rire ou vous tirer des larmes ?...

Tout cela se trouve gratuitement sur Internet, ou le partage n'est pas un vain mot. Partage des savoirs et des compétences, mais également partage des talents, y compris artistiques. On trouve sur Internet de magnifiques photographies, des courts-métrages enthousiasmants, et un foisonnement d'excellents textes - courts ou longs - et que leurs auteurs mettent gratuitement en ligne.

« Mon produit est original », clament à l'unisson journalistes et artistes - ou du moins entreprises de médias et maisons de production. « Il ne saurait se réduire à des zéros et des uns. » Ils ont raison.

Je vais ici oublier les journalistes, leur problématique particulière n'étant pas mon propos, et me contenter de donner mon point de vue sur la question de la rémunération des artistes, de leurs propositions originales - leurs oeuvres.

Pour commencer, artiste, ce n'est pas un métier. Cela ne signifie pas qu'il faille nécessairement crever de faim, mais ce n'est pas un métier et l'art n'est pas, ne peut pas être un moyen de gagner de l'argent. L'art est une fin en soi. Mieux, c'est un don - ça sort de soi et ça se propulse avec violence vers l'Autre.

Cela ne signifie pas qu'il faille nécessairement crever de faim, ni que l'artiste soit nécessairement maudit. Mais l'artiste est par nature en-dehors de la sphère marchande. Il ne saurait d'ailleurs décréter la valeur marchande de son œuvre. Plus prosaïquement, le prix de son œuvre est exclusivement déterminé par la demande - ce qui d'un point de vue de l'économie de marché est pour le moins particulier. L'art n'a littéralement pas de prix.

Le fait est que l'artiste n'a pénétré la sphère marchande qu'au cours de la seconde moitié du XXème siècle, que c'était très probablement une anomalie de l'hyperconsommation, anomalie à laquelle Internet contribue actuellement - et tout naturellement - de mettre fin.

Soyons plus précis : depuis toujours, l'immense majorité des artistes n'a jamais vécu de son art. Certains exerçaient une activité alimentaire parallèle, d'autres vivaient d'une rente, beaucoup tiraient le diable par la queue. Seule une minorité avait la chance de pouvoir vivre de leur art. Cela toujours été ainsi et c'est encore le cas aujourd'hui : la majorité ne vit pas des œuvres produites, quelques-uns seulement ont un protecteur.

Seule la nature du protecteur a changé : le prince, l'état, un mécène, aujourd'hui le marché. Et contrairement à ce que le credo libéral voudrait nous faire croire, le marché n'est pas un protecteur plus impartial qu'un autre : la main invisible n'a que faire de la qualité esthétique d'une œuvre, et n'est pas davantage une découvreuse de talents.

Je ne voulais pas faire long, aussi vais-je m'en tenir là : L'internet est un espace de gratuité retrouvée qui tend à expulser l'art de la sphère marchande où il avait fait une brève incursion. Il est tout à fait vain de penser que simultanément l'internet puisse offrir un nouveau marché pour une expression artistique, fut-elle nouvelle.

La question de la rémunération des artistes demeurent posée. Et c'est une bonne chose. Parce que cette incursion dans la sphère marchande avait créé l'illusion que cette question était réglée. Hors un petit nombre que le marché de l'art privilégiait, les artistes n'ont jamais réussi à vivre de leur art.

Pour le reste, disons seulement qu'un auteur n'est pas nécessairement un artiste, qu'un bloggeur - même doué de certains talents - reste un bloggeur et que l'existence même de la gratuité rend tout modèle payant absolument non viable.

Internet n'est qu'une immense zone de gratuité, où s'épanouissent librement le partage de l'information, les échanges sociaux et une création tout à fait originale. Et qui très accessoirement est mis à profit par les marchands traditionnels pour faire office de vitrines commerciales.



Source : Auteur, internet et gratuité






Les conditions de la Femme



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Appel des blogueurs pour un No Sarkozy Day



No Sarkozy Day

- Appel au peuple -


visuel no sarkozy dayInconséquence politique, échec économique, casse sociale, rupture du pacte républicain, atteinte à l'égalité des chances, politique de la peur, stratégie de la division, lois liberticides, pratiques autocratiques du pouvoir, favoritisme, népotisme, manipulations médiatiques, ingérences judiciaires, collusion avec le monde des affaires et les forces de l'argent…

Nous avons tous nos raisons pour nous opposer à Sarkozy et à son clan, pour résister au sarkozysme. Mais ce président sans envergure, effrayé par le peuple, prend grand soin de le tenir à l'écart, muselant au besoin sa parole derrière des cordons de CRS.

Alors, ENSEMBLE, nous élèverons la voix plus haut, nous nous ferons entendre plus fort, unis dans la défense des valeurs de notre République : Liberté - Egalité - Fraternité – Laïcité – Démocratie


Nous, simples citoyens, vigilants et inquiets, en conscience et indépendamment de tout parti ou syndicat, appelons toutes celles et tous ceux qui ressentent l'envie, le besoin de dire NON ! à Nicolas Sarkozy, à se rassembler pour un No Sarkozy Day.

Le 27 mars 2010 : une journée pour lui dire NON !


Des rassemblements seront organisés partout en France, à partir de 14 Heures devant les préfectures et les sous-préfectures, à Paris place de la Bastille, et dans le monde entier devant les ambassades de France.

A l'issue de cette journée de mobilisation, se tiendront partout des réunions ouvertes, où nous pourrons ensemble, démocratiquement, décider de la suite à donner à ce mouvement de contestation populaire du sarkozysme, contestation que nous espérons aussi large que possible.


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Nous appelons l'ensemble des blogueurs à diffuser cet appel sur leurs blogs et à nous en informer via un message adressé à blogs@no-sarkozy-day.fr

Nous appelons l'ensemble des citoyens à signer et faire signer cet appel (signatures).

Nous sommes cinquante cinq blogueurs et plus à diffuser simultanément, ce dimanche 24 janvier 2010, l'appel pour un No Sarkozy Day.


Blogueurs Signataires :
Aliciabx - http://aliciabx.blogspot.com/
André Orphal -
http://jusqu-alacensure.over-blog.com/
Antennerelais -
http://antennerelais.canalblog.com/
Antidote Démocratique Antisarkozy -
http://rpubliquejetaime.typepad.fr/
Antoine -
http://just4kiss.blogspot.com/
Arnaud Mouillard -
http://hern.over-blog.com
B.Mode -
http://ruminances.unblog.fr/
Benjamin Ball -
http://blog-zero-un.over-blog.fr/
Bloguerilla -
http://bloguerilla.org
Carrefour Anticapitaliste -
http://kropotkine.jimdo.com/
CC -
http://www.bahbycc.com/
Clarky - http://ruminances.unblog.fr/
Conseil national de la Résistance en Midi Pyrénées -
http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/
Cpolitic -
http://www.cpolitic.com/cblog/
Dan29000 -
http://danactu-resistance.over-blog.com/
David Noël -
http://www.lheninois.com
Dedalus - http://sarkononmerci.fr
Des pas perdus -
http://www.despasperdus.com
Dessins d'AMAD - http://riposte.gauchepopulaire.fr/
Dominik Vallet - http://dominikvallet.over-blog.com/
Enriqueta - http://enriqueta.over-blog.com
Eric Citoyen -
http://monmulhouse.canalblog.com/
Gauchedecombat -
http://gauchedecombat.wordpress.com/
Gilles Pommateau - http://gillespommateau.over-blog.com
Gwendal -
http://gwedenis.blogspot.com/
Hervé Dor : http://ervedo.tumblr.com
Hypos - http://www.hyposblog.info
Ijahsista -
http://une-autre-vision-du-monde.over-blog.fr
Jean-François Vionnet - http://lespenseesdunvieuxcon.blogspot.com
JeandelaXr -
http://jeandelaxr-lejouretlanuit.blogspot.com/
Juan -
http://sarkofrance.blogspot.com/
Le Canard de Mulhouse -
http://canard68.20minutes-blogs.fr/
Le Coucou -
http://unclavesien.blogspot.com
Le journal de Geed -
http://lejournaldegeed.wordpress.com/
LePetitSauvage -
http://on-nous-prend-pour-des-cons.fr
Lost in Chartres -
http://lostinchartres.wordpress.com
Louis Lepioufle -
http://powolicu.wordpress.com/
Marie -
http://engagee.fr/
Martin P. -
http://sauce.over-blog.org/
Mathieu L. -
http://lespriviliegiesparlent.blogspot.com
Maximilien - http://maximilienrobespierre.blogspot.com/
Monsieur Poireau -
http://monsieurpoireau.blogspot.com
Mtislav -
http://mtislav.blogspot.com 
Nicolas J. -
http://jegpol.blogspot.com/
Philippe Marx -
http://www.philippemarx.net/
Raphaël Rezvanpour -
http://revoltecitoyenne.wordpress.com/
Rebus -
http://sarkobasta.blogspot.com
Rimbus -
http://rimbusblog.blogspot.com
Rodolphe Lediazec -
http://ruminances.unblog.fr/
Samuelle -
http://souvenirsdufutur.blogs.courrierinternational.com/
Seug8520 -
http://www.lisoloir.com
Skal -
http://www.lespenseesdeskal.fr
Slovar les Nouvelles -
http://slovar.blogspot.com
Trublyonne -
http://trublyonnevoitlavieenrouge.blogspot.com/
Yann Savidan -
http://www.yann-savidan.com/


Profils Myspace et autres :
Axel - http://www.myspace.com/libertik
Camille BB -
http://www.myspace.com/459439819
Felocydz -
http://www.myspace.com/felocydz
Jacinte G. -
http://myspace.com/asfodelle
Julie -
http://www.myspace.com/170102103
Karyn -
http://www.myspace.com/uztaila
Lea -
http://www.myspace.com/reallioness2
Leslie -
http://www.myspace.com/leslie381
Marco JazzMan -
http://www.myspace.com/marcojazzman
Mimosa67 - http://mimosa67.spaces.live.com/
Navarrete Pierrot -
http://www.myspace.com/mecclass
Pachanga - http://www.myspace.com/pachang_a
Paulo Barrosa -
http://www.myspace.com/paulobarrosa
Zone Nono -
http://www.myspace.com/zonenono



Ajoutez Votre Signature



visuel no sarkozy day - par SaT


Source : Appel des blogueurs






J'ai une moitié arabe



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Pas de liens, bordel. Pas de liens !



roi du Wikio

Pas de liens, bordel. Pas de liens !



Nicolas nous explique pourquoi, mais tout ça part de Eric qui a relayé un billet de Jean qui bosse chez Wikio qui a modifié son algorithme qui fait et défait les rois ou les reines.



Source : Pas de liens, bordel. Pas de liens !






Eric Besson contre Stephane Guillon



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Paradis (dedalus)



Chaque jour, de nouveaux blogs apparaissent, un lot de billets impressionnant est publié. Tout cela est-il voué à disparaître ? Certainement. Quelques billets résistent parfois au temps. Nous vous proposons de nous confier quel est le billet que vous avez écrit qui à vos yeux a le plus de prix. Merci de répondre par mail (mtislav chez free.fr).

Ainsi nous pourrons directement proposer à la blogosphère un éphémère paradis.

Bien entendu, chacun s'il le souhaite pourra publier tout ou partie de cette liste. A la seule condition de ne pas mentionner le nom du blog mtislav. C'est Umberto Eco qui nous a donné cette idée (dans un entretien paru dans la presse cette semaine). Considérons qu'il s'agit d'une oeuvre collective... à laquelle nous avons songé vous  convier.



Source : Paradis (dedalus)






La Grande Magie



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De la juste rémunération du bloggeur



salaire argent eurosLe bloggeur est une espèce de plus en plus prisée par et dans les médias traditionnels.

Nombre de versions numériques de journaux nationaux hébergent des blogs sur leur plateforme, de 20Minutes (gratuit) à Le Monde (payant). Mediapart qui est une plateforme média exclusivement numérique, et à accès payant, fait de même. Quant à Le Post, ce sont les bloggeurs maison qui alimentent le journal en ligne - encore qu'on puisse s'interroger ici sur la dénomination de bloggeurs - et certains d'entre eux, qualifiés d'Invités, sont rémunérés.

On ne compte plus, dans les médias traditionnels, les articles ou les chroniques ou les reportages façon Qu'en disent les bloggeurs. Betapolitique fait sa sélection d'articles parmi les bloggeurs. Le journal papier Vendredi est quant à lui entièrement composé par une sélection d'articles de bloggeurs. Et dernièrement, c'est Courrier International qui a proposé un partenariat avec certains d'entre eux.

Les bloggeurs sont cités un peu partout, des extraits de leurs billets sont repris ici ou là - et parfois donc des billets entiers. On leur propose d'intervenir à la radio ou sur les plateaux de télévision, on recueille leurs avis, on les invite à suivre tel ou tel évènement particulier. Au Congrès du Parti Socialiste, certains d'entre eux avaient un accès presse.

Bref, le bloggeur fait vendre. Car il ne faut pas se leurrer, il s'agit d'abord de cela : le phénomène du bloggage fait vendre. Mieux que cela, tout numérique soit-il, il fait aussi vendre du papier.

Il s'agit pourtant moins de la valeur ajoutée qu'apporterait le bloggeur à l'information que du fait qu'il est supposé ne pas faire partie d'un sérail journalistique, lequel vit actuellement une profonde crise de confiance, donc d'audience. Le bloggeur est un représentant du peuple et le peuple - lecteur, auditeur ou télespectateur - aime s'entendre. Il aime donner son avis et le partager. En ce sens, la popularité des bloggeurs est à rapprocher du succès des émissions où Vous avez la parole.

La différence est que le bloggeur est identifiable, qu'il est ciblé en tant que tel par les médias qui en font leur beurre. Et voilà le bloggeur de se demander tout naturellement si une partie de ce beurre ne devrait pas légitimement lui revenir. Il s'interroge sur son statut au sein du grand bourdonnement médiatique et se pose la question de sa rémunération.

Aussi naturel cela soit, il a tort. L'engrenage de la rémunération est celui de la professionalisation. A terme, d'une manière ou d'une autre, il se trouverait récupéré. Un phénomène tout aussi naturel que la question qui y conduirait. On ne peut faire semblant : on ne fait jamais de la même manière selon qu'on en espère ou non une rémunération ; et l'autocensure, aussi inconsciente soit-elle, est la pire de toutes les censures, parce que la plus sournoise.

Dans la chaîne journalistique, le bloggeur est un témoin et se perdrait donc à ne pas le rester.

Le bloggeur parle depuis lui-même et témoigne de ce qu'il observe. Or on ne rémunère pas un témoin. Rémunérer un témoin c'est de facto le corrompre, c'est-à-dire corrompre son témoignage.


Une précision nécessaire pour en terminer : en aucun cas je ne jette la pierre à tel ou telle qui obtiendrait rémunération de son activité de bloggeur. Tout le monde n'a pas les moyens ou même l'envie de renoncer à un complément pécunier, aussi symbolique soit-il. C'est le symbole que je pointe, et ce à quoi, on le sait, il tend : l'institutionnalisation, qui est une contrainte et une uniformisation, et pour le bloggeur la promesse de devenir un notable 2.0.


Alors je le répète, parce que tout est là : On ne rémunère pas un témoin.



Source : De la juste rémunération du bloggeur




Michael Jackson marche sur la lune



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500 euros et 500 secondes par dedalus



chaîneC'est une chaîne à laquelle je n'ai pas été convié, mais celles-ci ont toujours été les petites sauteries que je préfère. D'ailleurs je ne suis pas non plus le premier à taper l'incruste.

J'ai découvert cette chaîne chez Gaël, mais si j'ai bien tout compris, elle a pour origine le site Lyon69.net - c'est dire si elle vient de loin.

Toute chaîne de blogs possèdant son propre règlement, commençons par reproduire celui-ci :

1. Avoir un blog ;
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit un 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination ;
3. Relancer la chaine en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question ;
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants ;
5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”.

Notons également que cette chaîne est en sus un jeu où le gagnant remporte un prix surprise. Pour gagner, il faudra être le blogueur qui aura généré le plus grand nombre de commentaires suite à son billet - compteurs arrêtés au 16 février, minuit. Mais bon...

Avant d'aborder le point n°2 du règlement, et donc le coeur du sujet, il me reste encore à être sagement respectueux du point n°3. J'invite donc à rejoindre la présente chaîne : Maghnia (parce qu'elle est jolie), Eric - bloggeur citoyen (parce qu'il le vaut bien), Rimbus (parce que !), Café-Croissant (parce qu'il gagne à être connu) et Framboise (parce que ça pourrait être amusant).

Venons-en maintenant au fait. Et si donc il me restait à la fois 500 euros et 500 secondes à vivre ?

D'abord et accessoirement, s'il me restait 500 euros pour mes dernières 500 secondes à vivre, de deux choses l'une : soit j'aurais fini en tirant jusqu'au bout le diable par la queue, mais sans laisser non plus de dettes - 500 euros, ce n'est tout de même pas rien ; soit j'aurais au contraire su préférer dépenser qu'amasser - car tout de même, 500 euros ce n'est pas beaucoup.

Ou bien - cela me vient en réfléchissant un peu à ce que j'écris -, ou bien j'aurais gagné beaucoup d'argent, aurais beaucoup épargné, placé beaucoup à la banque, répartissant des sommes considérables sur divers placements financiers attractifs. Et puis, de crises financières en cracks boursiers, tout cela se serait soudainement volatilisé et ne me resterait plus en poche que 500 euros, c'est-à-dire, inflation aidant, à peine de quoi m'acheter un dernier paquet de clopes - ce qui expliquerait sans doute également pourquoi, une arme entre les dents, il ne me resterait alors plus que 500 secondes à vivre...

Mais ce n'est pas dans cette hypothèse extrême que je souhaite me situer. Surtout, 500 euros ou pas, s'il me restait 500 secondes à vivre, peut-être alors que,comprenant enfin l'urgence, je me (re)mettrais enfin à écrire ce putain de roman plutôt que de gaspiller mon temps à contribuer à des chaînes auxquelles je n'ai pas même été convié - et en laquelle je ne me suis incrusté que pour dire ceci et parce que j'ai la terrifiante faiblesse de croire qu'il me reste un peu plus de 500 secondes à vivre, ce qui est parfaitement imbécile.



Source : 500 euros et 500 secondes




Il suffira d'un signe



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XXXXX est une couille molle



La Guerre des boutonsCe matin, je me suis levé en me disant que j'allais me faire XXXXX pour mon petit-déjeuner. Faut dire que j'étais un peu énervé. Inutile de dire pourquoi, ce n'est plus d'actualité. C'est con parce que j'avais trouvé un titre de billet qui me plaisait. Je crois que je vais au moins garder le titre.

J'ai renoncé à me faire le petit plaisir de croquer du XXXXX quand j'ai réalisé que lui et YYYYY semblaient très potes. Or il me semble que YYYYY est un garçon tout à fait sympathique. Il n'y a, me suis-je dit à l'oreille et dans un accès rare d'humilité, aucune raison pour que la mauvaise opinion que j'ai de XXXXX ne soit pas aussi mal placée (ai-je la faiblesse de croire et sans humilité aucune) que l'animosité dont XXXXX - cette couille molle - fait preuve à mon égard.

Raisonnement un peu tordu s'il en est, puisqu'il peut également conduire à s'interroger sur les raisons qui me rendent tant sympathique cet YYYYY, lequel après tout pourrait bien faire la paire avec son ami XXXXX.

C'est que le blogage devient une activité très particulière dès lors qu'on cesse de la pratiquer en solitaire. On est amené à faire des rencontres, à échanger sur tout un tas de vrais sujets avec tout un tas de vrais gens, jusqu'à parfois développer une certaine forme d'intimité avec certains - ou certaines. Et s'il est parfaitement aberrant de qualifier de virtuelles de telles rencontres, il y manque quelque chose d'essentiel qui permettrait d'aller jusqu'à prétendre qu'elles seraient tout à fait réelles.

Chacun aura sa propre opinion quant à ce qu'il y manque. Je dirais que pour ce qui me concerne, il s'agit du regard et du sourire. On ne connaît jamais vraiment quelqu'un tant qu'on n'a pas eu l'occasion de le regarder dans les yeux et d'échanger avec lui un sourire, fut-il factice ou de convenance. Un visage - c'est-à-dire l'expression d'un regard et la faculté de sourire - en proclame davantage à propos d'une personne que tous les mots qu'on pourra jamais échanger avec elle. Du moins est-ce mon sentiment.

Mais cette absence est tout autant une richesse qui fait tout le sel de ces rencontres entre blogueurs, leur spécificité. Aussi ai-je jusqu'à présent pris grand soin d'éviter toute perméabilité entre deux mondes qui forment en moi comme deux réalités différentes. C'est pourquoi je promène mon petit navire sur la grande Touale drapé dans un pseudo. Non pas qu'il me rendrait anonyme - il est aisé à qui veut savoir d'apprendre que dedalus (sans majuscule) est Laurent Mann. Mais, au contraire, le pseudonyme me binonymise (osons ce néologisme) : un nom différent pour chacune de mes réalités. C'est pourquoi, aussi, je me suis systématiquement refusé à participer aux petites sauteries entre bloggeurs - en outre, il m'a toujours semblé qu'il s'agissait essentiellement d'assemblées d'hommes (du moins très majoritairement) et il se trouve (je vous dis tout) que j'ai beaucoup de mal à supporter les ambiances viriles.

Il reste donc que je ne connais pas XXXXX - cette couille molle. Bien sûr, de même qu'il arrive que deux personnes qui se sont rencontrées sur l'internette finissent par copuler - et certaines poussent le vice jusqu'à faire ça devant leur maire -, il se pourrait parfaitement que rencontrant XXXXX dans un bar j'en vienne à lui mettre un coup de boule - mais je vous l'ai dit, je déteste les ambiances viriles. Je ne peux néanmoins tout à fait exclure que YYYYY ait en vérité très judicieusement placé son amitié et que nous en venions tous ensemble à joyeusement nous taper virilement dans le dos en jouant à celui qui pissera le plus loin.

C'est pourquoi, chers lecteurs et chères lectrices, plutôt que de donner dans le règlement de compte imbécile, il m'est venu que c'était là très certainement l'occasion d'en terminer avec tout ça et de retrouver un temps de cerveau disponible qui me permettra de me consacrer avec peut-être plus d'efficacité à mon propre nombril - comme Ségolène R, en somme.



Nicolas J, qui est un expert en blogage, m'a récemment conseillé de n'être jamais avare en liens, parce que la logique de l'internette était de créer des passerelles et de former des réseaux. Je lui ai répondu que j'oubliais toujours.



Annexe, à toutes fins utiles : Couilles molles est l'insulte qui déclencha la guerre des boutons, dans le roman éponyme. Une insulte qui est reçue par les enfants comme une déclaration de guerre pour la simple raison que ne la comprenant elle leur apparaît comme d'une extrême gravité. Cons, andouilles, voleurs, cochons, pourris, crevés, merdeux pouvaient passer encore, pas couilles molles.

Les guéguerres sur l'internette sont souvent du même ordre en ce qu'elles reposent sur un autre fantasmé dont on est enclin à se méfier, à supposer qu'il nous veut du mal. Paranoïa ordinaire dont quelques réactions à ce billet sont une illustration supplémentaire. Paranoïa ordinaire qui m'avait dans un premier temps conduit à sur-réagir, avant de me reprendre et de réorienter mon billet.

D'où le titre et ce couille molle que je reprends comme un gimmick appuyé.

L’aîné des Gibus, qu’on appelait par contraction Grangibus pour le distinguer du P’tit Gibus ou Tigibus son cadet, parla ainsi :

– Voilà ! Quand nous sommes arrivés, mon frère et moi, au contour des Menelots, les Velrans se sont dressés tout d’un coup près de la marnière à Jean-Baptiste. Ils se sont mis à gueuler comme des veaux, à nous foutre des pierres et à nous montrer des triques. Ils nous ont traités de cons, d’andouilles, de voleurs, de cochons, de pourris, de crevés, de merdeux, de couilles molles, de…

– De couilles molles, reprit Lebrac, le front plissé, et qu’est-ce que tu leur z’y as redit là-dessus ?

– Là-dessus on « s’a ensauvé », mon frère et moi, puisque nous n’étions pas en nombre, tandis qu’eusses, ils étaient au moins tienze et qu’ils nous auraient sûrement foutu la pile.

– Ils vous ont traités de couilles molles ! scanda le gros Camus, visiblement choqué, blessé et furieux de cette appellation qui les atteignait tous, car les deux Gibus, c’était sûr, n’avaient été attaqués et insultés que parce qu’ils appartenaient à la commune et à l’école de Longeverne.

– Voilà, reprit Grangibus, je vous dis maintenant, moi, que si nous ne sommes pas des andouilles, des jeanfoutres et des lâches, on leur z’y fera voir si on en est des couilles molles.

– D’abord, qu’est-ce que c’est t’y que ça, des couilles molles ? fit Tintin.

La Crique réfléchissait.

– Couille molle !… Des couilles, on sait bien ce que c’est, pardine, puisque tout le monde en a, même le Miraut de Lisée, et qu’elles ressemblent à des marrons sans bogue, mais couille molle !… couille molle !…

– Sûrement que ça veut dire qu’on est des pas grand-chose, coupa Tigibus, puisque hier soir, en rigolant avec Narcisse, not’meunier, je l’ai appelé couille molle comme ça, pour voir, et mon père, que j’avais pas vu et qui passait justement, sans rien me dire, m’a foutu aussitôt une bonne paire de claques. Alors…

L’argument était péremptoire et chacun le sentit.


Extrait de La Guerre des boutons, Louis Pergaud



Source : XXXXX est une couille molle




H & M



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Blogs de filles (nues)



Olympe de GougesJe viens de lire un article étrange, intitulé Pourquoi si peu de femmes dans la blogosphère ?

La première chose qui m'a intrigué est que l'auteur, qui en l'occurrence est une auteur, et pas une "auteure" et encore moins une "auteuse" !, débute ainsi :

Un blogueur sur deux serait une femme.
Ce n’est pas l’impression que donnent les classements des blogs influents.

D'abord, moi j'aurais écrit : Un blogueur sur deux serait une blogueuse. Ça me semble plus équilibré comme formulation, moins conforme à un machisme millénaire et que révèle cruellement la langue française. Mais bon je ne suis pas une femme, je ne vais pas chipoter...

Non, ce qui m'a intrigué en premier lieu est que, si un blog sur deux est tenu par une femme, pourquoi titrer sur l'absence de femmes dans la blogosphère ?

Aussi, supposant qu'il y avait là une charmante subtilité qui m'avait échappée, ai-je porté une attention plus soutenue aux développements de l'article - parce qu'au début je lisais ça d'un oeil distrait comme je le fais toujours pour les trucs de filles écrits pour les filles (j'ai toujours préféré Henry James à Edith Wharton).

J'ai alors compris que le problème qui était discuté n'était pas tant le manque de filles dans la blogosphère, ni même le fait qu'elles seraient moins lues, que le fait qu'elles n'apparaissent pas, ou si peu, dans le classement Wikio... dont tout le monde sait par ailleurs qu'il ne signifie pas grand-chose puisqu'il repose en réalité essentiellement sur la capacité des blogs classés à faire du copinage par un échange réciproque et soutenu, souvent abusif, de liens.

On pourrait en déduire que l'absence des blogs de filles dans ledit classement n'a aucune importance, puisque le classement wikio ne signifie pas grand-chose, et en particulier ne donne que peu d'indications sur une supposée influence, concept éminemment pompeux et flou. Trouver là aussi, peut-être, une preuve supplémentaire que le concept de bande de potes est assez spécifiquement un mode de fonctionnement masculin - les filles préférant se crêper le chignon en poussant des petits cris. Voire, et à la limite, on pourrait parier sur une sur-représentation de la communauté gay dans le classement wikio, mais alors il faudrait procéder à un comptage hasardeux que la déontologie et la jurisprudence Edvige ne nous autorise pas à faire...

Pourtant, tel n'est pas le propos de l'article, lequel préfère pérorer autour d'une théorie fumeuse auquel je n'ai pas compris grand chose (mais ma mère était blonde) selon laquelle tout petits déjà les garçons courent après des ballons... Je vous explique : l'idée est que si vous lancez un ballon en l'air dans une cour d'école, tous les garçons se précipiteront pour l'attraper tandis que les filles s'en désintéresseront comme de leur première petite culotte et préféreront continuer à parler chiffons ou tricot. Expérience dont il faudrait donc conclure, selon l'auteur de l'article et par ailleurs blogueuse féministe influente, que c'est la raison pour laquelle les filles ne jouent pas autant que les garçons à être wikio-influentes...

Oui, moi non plus je n'ai pas compris (ma mère, je vous dis !)... Et si par exemple on remplace le ballon tout gris tout moche, disons par une robe de princesse avec des strass, un flacon de parfum ou un tube de rouge à lèvres ?

Tenez, et si c'était un truc qui brille qu'on jetait au milieu de la cour de l'école, que croyez-vous qu'il arriverait ?

"Les femmes n'aiment pas les mêlées" nous expliquent la blogueuse, auteur talentueuse de l'article, laquelle se trouve par ailleurs dotée d'un extraordinaire sens de l'humour (je sais, je me raccroche aux branches) : n'a-t-elle donc jamais été présente à un mariage au moment crucial et attendu de toutes où la mariée heureuse lance au beau milieu d'une foule hystérique de célibataires son petit bouquet fleuri ?

Et l'arrivée des Beatles à l'aéroport de Londres après leur séjour en Amérique, ça vaut pas un bon vieux match de foot au stade du Heysel ?



A moins que n'y soit pour quelque chose le fait que 25% des requêtes mondiales sur internet soit lié au sexe ? Le mot-clé "filles nues", par exemple, intéressera vraisemblablement davantage les garçons et les orientera tout aussi vraisemblablement davantage vers des blogs de garçons, lesquels ne rechignent pas à l'occasion à jouer de l'effet d'aubaine, parait-il.



Source : Blogs de filles (nues)




Flirt en spam et plus si affinités

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[Chaîne de Blogs] Page 123, cinquième ligne : Ulysse





Ulysse de James Joyce, Nouvelle traductionCela fait plusieurs jours que je vois se former cette chaîne, dont je n'ai pas réussi à trouver le premier maillon. Elle me plaisait et j'attendais avec impatience d'être "tagué" (mot barbare). C'est ce cher Abadinte qui a bien voulu mettre fin à mon attente angoissée.

Il y a des règles dont la deuxième [sic] est de citer le règlement. Je m'y soumets et ensuite je m'autoriserai à tricher un peu.

Règlement :

  1. citer la personne qui vous a tagué et mettre un lien vers son blog ;
  2. indiquer le règlement du jeu ;
  3. ouvrir un livre que l'on aime à la page 123 ;
  4. recopier à partir de la cinquième phrase et les cinq phrases suivantes ;
  5. indiquer le titre du livre, le nom de l'auteur, de l'éditeur, ainsi que l'année d'édition ;
  6. taguer 4 personnes dont vous souhaitez connaître les lectures et les avertir sur leur blog ;

Ayant respectueusement réalisé les trois premiers points, j'attaque à présent le quatrième qui, semble-t-il, s'est transformé au fil de la chaîne - façon téléphone arabe 2.0 - en un "recopier la cinquième ligne et les cinq lignes suivantes" beaucoup moins attrayant et que je vais donc feindre d'oublier. Je fais d'ailleurs remarqué à mes petits camarades prédécesseurs qu'une ligne (ou phrase) plus les cinq suivantes font en tout six lignes (ou phrases) et pas seulement cinq - ils sont un certain nombre à avoir ainsi compté comme des cancres, ce qui me donne quelques phrases d'avance et autorise la petite tricherie qui suit et que je ne justifie de fait pas davantage.

M. Bloom fut pris soudain d'une grande volubilité en s'adressant à ses compagnons.
- Il en circule une bien bonne en ce moment sur Ruben J. et son fils.
- L'histoire du batelier ? demanda M. Power.
- Oui. N'est-ce pas qu'elle est bien bonne ?
- De quoi s'agit-il ? demanda M. Dedalus. je ne l'ai pas entendue.
- Le fils avait une fille en vue, commença M. Bloom, et son père avait décidé de l'envoyer sur l'île de Man pour leur éviter de faire une bêtise, mais quand ils furent tous deux...

- Hein ? fit M. Dedalus, ce grand dégingandégandin ?
- Oui, dit M. Bloom. Ils se rendaient tous les deux vers le bateau et il essaya de noyer...
- De noyer Barabbas ! s'écria M. Dedalus. J'espère qu'il l'a fait, par le Christ !
M. Power émit un rire interminable sous l'écran de ses mains qui voilaient ses narines.
- Non, dit M. Bloom, le fils en personne...
Martin Cunningham lui coupa abruptement la parole :
- Reuben J. et son fils décanillaient sur le quai en direction du bateau de l'île de Man quand le jeunot s'est soudain échappé, a sauté par-dessus le parapet et s'est retrouvé dans la Liffey.
- Mon Dieu ! s'exclama M. Dedalus alarmé. Est-il mort ?
- Mort ! s'écria Martin Cunningham. Que non ! Un batelier a pris une gaffe, il l'a pêché par le fond de culottes et il fut ramené comme ça à son père sur le quai. Plus mort que vif. La moitié de la ville était là.
- Soit dit M. Bloom. Mais le plus drôle...
- Et Reuben J., dit Martin Cunningham, s'est fendu d'un florin qu'il a remis au batelier en échange de la vie de son fils.
La main de M. Power ne put retenir le souffle qu'elle tentait d'étouffer alors qu'il pouffait.
- Il le lui a remis, insista Martin Cunningham. Grand seigneur. Un florin d'argent.
- N'est-ce pas qu'elle est bien bonne ? s'empressa de dire M. Bloom.
- C'était un shilling huit de trop, jeta M. Dedalus.
Le rire contenu de M. Power fusa dans la voiture.

dans Ulysse, de James Joyce - p.123 cinquième phrase et suivantes, Nouvelle Traduction ; Editions Gallimard (2004).

Il ne me reste plus qu'à nommer les quatre maillons à suivre, qui auront la tâche de respecter scrupuleusement le règlement pour compenser un peu le degré de liberté qu'il m'a plus de prendre. J'appelle donc à la barre :

  • Rimbus, mon ami du oueb ;
  • Sylvie, qui sait pourquoi ;
  • Balmeyer, qui ne sait pas pourquoi mais moi je sais ;
  • Zoridae, et je ne sais vraiment pas pourquoi, peut-être pour ses beaux yeux et un sourire qu'on tend en retour à une inconnue croisée dans la rue et qu'on ne reverra sans doute plus...


Précision importante à l'attention des quatre nominés : en aucun cas les vacances ne pourront être prétexte à une esquive. Que vous reveniez demain (pas de chance), dans une semaine (c'est court), dans un mois ou dans un an (vous dansiez, j'en suis fort aise), aucune prescription ne sera intervenue pour vous soulager de ce rébarbatif labeur qui demeure impératif.

Eh bien, dansez maintenant !



Bonus Track :
extraits du final du monologue intérieur de Molly Bloom



Source : Page 123, cinquième ligne : Ulysse






Prix du tabac et cancer de l'esthète

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Embruns et effluves





Embruns et étronAprès Embruns et embrouilles, je remets ça parce que décidément, je m'amuse beaucoup avec ce garçon - bon, en même temps, c'est presque trop facile et je vais donc vite me lasser.

Donc, aujourd'hui, après avoir passer quelques heures à s'enorgueillir d'être attentif à la préservation de ce qu'il appelle "son écosystème" de tous ceux qui "le font chier" (je cite) parce qu'ils viennent taquiner sa Môjesté, l'ami Embruns n'a pas résisté et a consacré un billet (bon, je sais pas si c'est là bien le mot) à ces blogueurs qui (donc) "le font chier".

Alors, arriva bien entendu ce qui devait arriver : les qui font chier sa Môjesté Embruns sont venus faire chier sous le billet (non, sûr que c'est pas le mot !) de sa Môjesté Embruns qui donc parlait d'eux.

Moi, forcément, ça m'a inspiré le commentaire suivant - suis comme ça, je résiste pas à mes inspirations (ça m'épuise) :

Dites, laurent, vous ne seriez pas en train de refonder votre écosystème... à vous complaire ainsi à parler des personnes qui (je vous cite) "vous font chier", donc inévitablement à baigner et vous ébattre dans vos propres déjections.

"Embruns", je viens de comprendre : c'est une litote pour les "Effluves" d'un écosystème merdique...

C'est mignon tout plein.

Bon j'admets que "écosystème merdique" prête à confusion (si on ne veut pas faire l'effort nécessaire) et qu'il aurait été plus prècis (mais peut-être moins subtil) d'écrire "écosystème emmerdé". Cela dit, vous je sais pas, mais moi ça me fait rire - je sais, il faut pas dire qu'on se fait rire, c'est un poil prétentieux, mais voilà : ça me fait rire, moi ! (admettez que c'est déjà un beau résultat).

Bref, Embruns, lui, ça ne semble pas du tout l'avoir fait rire et, une fois encore, tout plein de rage, il a gribouillé très fort par dessus mon commentaire. Ce qui, forcément, m'a fait réagir (parce que j'aime bien pousser grand-mère dans les orties) :

C'est marrant, je me doutais que vous seriez inaccessible à ce genre d'humour. vous qui donnez si facilement dans la causticité, vous devenez étrangement très sérieux et très premier degré quand il s'agit de votre propre personne.

Détendez-vous, que diable ! ce ne sont là que joutes verbales sans conséquence - et que vous avez en l'occurrence vous-même initiées avec ce billet, admettez-le.

Détendez-vous, prenez un peu de hauteur et souffrez donc qu'on vous taquine un brin.

Non ?

Bon, jusque là ça va, il n'a pas encore joué les gribouilleuses. Mais c'est peut-être parce qu'il en est, à cette heure où j'écris (tard, trop tard!), à justifier des insinuations d'incitation à la pédophilie visant ces mêmes (toujours) "qui le font chier"...

... tiens tiens, c'est étrange, mais ça devient tout à coup moins marrant. Non ? Voire ça commence à fleurer sacrément mauvais : de vraies effluves de merde, pour le coup.Vous ne sentez pas ? Vous voudriez sentir ? Ledit billet - non, j'ai enfin trouvé le mot qui convient : l'étron est à cette adresse (mais vraiment, c'est uniquement si le coeur vous en dit)...

 


Source : Embruns et effluves






J'ai été censuré chez Embruns

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Embruns et embrouilles



Toujours des hommes bâtissent des murs pour se protéger et, ce faisant, s'y enferment avec ceux qu'ils veulent reconnaître pour leurs semblables. Ces hommes-là, derrière leurs hauts murs, inaccessibles à tous ceux qui sont en dehors de leur petit monde docile et apprivoisé, sont désespérants.





Embruns a publié une petite heure avant la sortie du nouveau classement Wikio un billet façon vierge effarouchée accouplée au chevalier blanc qui se la pète... dans lequel il demande de ne plus figurer dans le classement Wikio.

Bruce Springsteen - the BossEmbruns a donc écrit sa petite bafouille :

"M. Wikio,
Merci de bien vouloir m’enlever dans les meilleurs délais de votre classement ridicule. Votre bousin ne m’apporte que des désagréments. Je n’ai pas besoin de plus de visibilité et je tiens à garder intact l’heureux écosystème qui gravite autour de mon carnet Web. Je ne tiens pas non plus à être intégré sans mon accord dans un outil qui manque tant de transparence sur ses tenants et aboutissants.
Je vous prie également, par la même occasion, de vous abstenir de republier publiquement la moindre portion de mon flux XML.
Meilleures salutations.
Laurent Gloaguen.
"

Lisant cela, je me suis quant à moi permis de dire, dans les commentaires du dit brillant billet, ce que j'en pense - tellement ça me semble encore plus con qu'orgueilleux, cette démarche :

"Bah alors ça comme requête, c'est totalement débile ! Ton blog est public, en parle qui veut, même ce cher M.Wikio. Hey, Embruns, c'est le oueb, tu te rappelles !
Tant que t'y es, je te suggère ce billet, ça marche aussi :

Mme Google,
Merci de bien vouloir m'enlever dans les meilleurs délais de votre base de référencement ridicule. Votre bousin ne m'apporte que des désagréments. Je n'ai pas besoin de plus de visibilité et je tiens à garder intact l'heureux écosystème qui gravite autour de mon carnet Web. Je ne tiens pas non plus à être intégré sans mon accord dans un outil qui manque tant de transparence sur ses tenants et aboutissants.
Je vous prie également, par la même occasion, de vous abstenir de republier publiquement la moindre portion de mon flux XML.
Meilleures salutations.
Laurent JeC+koiInventerPourFaireleMalin"

Ce cher Embruns a choisi de censurer ce commentaire et invoque pour ce faire la raison suivante : "J'ai supprimé votre commentaire qui me traite de débile, vous ne faites justement pas partie de l'écosystème."

Ce à quoi j'ai pondu la réponse suivante : "C'est la requête que je juge débile et c'est sans ambiguïté ce qui était écrit. De même que je trouve maintenant cette censure parfaitement stupide. Quant à vous, je ne vous connais pas et je ne me permets pas de vous qualifier. Eventuellement, je dirais que vous n'êtes décidément pas beau joueur. Rassurez-vous, ce n'est pas bien grave."

Il me faut ici maintenant ajouter - même si ce n'était pas d'avantage ambigü - que c'est à la démarche d'Embruns qu'il faut attribuer le qualificatif de "plus con qu'orgueilleux".

Après, on me dira qu'un individu se définit d'après ses actes. Ce n'est pas faux, mais cela sous-entend l'ensemble de ses actes. Un billet (ou même un blog tout entier) ne saurait se substituer à l'ensemble des actes d'un individu.

Bref, quelle que soit l'importance que lui-même se donne, Laurent Gloaguen ne m'intéresse pas et je le dis sans offense. Je réagis à ce qui me fait réagir - en l'occurence, quelques mots qui me semblent risibles (mais aussi révélateurs d'une forme de pensée) pondus par (mais c'est accessoire) un dénommé Embruns.

Je trouve étrange et fascinant à quel point, même sur un espace aussi libre et à la fois protecteur que le oueb, certains se trouvent encore comme apeurés et bridés, au point de chercher à toute force à se protéger de l'Autre qui les perturbe, qui déforme l'image qu'ils cherchent à donner d'eux-mêmes - et d'abord à eux-mêmes.

Tout bien réfléchi, c'est d'ailleurs sur le thème de "l'écosystème à préserver" qu'il serait le plus intéressant de se pencher. Pour faire court, ça me fait penser à ces fermiers du Far West qui voulurent mettre des barbelés sur la prairie. Toujours des hommes bâtissent des murs pour se protéger et, ce faisant, s'y enferment avec ceux qu'ils veulent reconnaître pour leurs semblables. Ces hommes-là, derrière leurs hauts murs, inaccessibles à tous ceux qui sont en dehors de leur petit monde docile et apprivoisé, sont désespérants.


Source : J'ai été censuré chez Embruns



Crédit photo : Raphael Goetter






Bruce Springsteen et moi

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Tonton, le retour 2



Le "Teasing" des forces de l'Esprit

portrait François MitterrandSouvenez-vous, c'était lors de la campagne électorale des dernières présidentielles, une voix d'outre-tombe s'était faite entendre. Le 10 mars 2007, elle s'exprimait pour la première fois et disait ceci :

J'avais dit en son temps que je croyais aux forces de l'esprit et que je ne vous quitterai pas. Il est temps d'honorer ce rendez-vous.
[...]
D'ici, je le répète, je vois tout, j'entends tout, je lis tout; bref, je sais tout. Les mauvaises langues (de droite, mais aussi hélas, de gauche...) qui me liront dans les semaines qui viennent diront sans doute que pour une fois, je n'ai pas besoin des écoutes de mon fidèle Prouteau pour y parvenir. Qu'elles se méfient. Je vais tout dire, tout écrire, y compris sur elles...

Le blog de François Mitterrand venait de s'ouvrir : François-Mitterrand-2007, avec en exergue cette phrase prononcée par feu le président, lors de ses derniers voeux aux français : Je crois aux forces de l'esprit, je ne vous quitte pas...

Cela avait fait quelque bruit sur la toile, avait dans une certaine mesure bousculé le petit train-train médiatico-politique de la campagne électorale. Le blog avait très rapidement obtenu un réel succès d'audience. Le président postait chaque jour un nouveau billet et on débattait longuement de l'actualité politique au fil des commentaires. Cela en avait ravi certains, nombreux, et exaspéré beaucoup d'autres. Et puis, l'on s'était finalement souvenu qu'on ne croyait pas aux forces de l'esprit, que quelqu'un devait tenir la plume. Une chasse à l'auteur apocryphe s'était engagé. D'une telle ampleur que, finalement, sous la pression et cédant à l'hystérie, le blog se referme sur ces mots : Je vous le répète encore une fois, en guise de conclusion : Etre en accord avec soi-même, je ne connais pas de meilleur bulletin de santé. Je crois aux forces de l’esprit, je ne vous quitterai pas.. On était le 10 juin 2007, dimanche de premier tour des législatives.

Le silence s'était fait. On avait presque oublié. Pourtant, le 13 septembre 2007, on entendait ceci : " Et si, plus que jamais, il était temps de croire aux forces de l'esprit.... Etait-ce un ultime soupir, le dernier hoquet d'un esprit en décomposition ? Ou l'annonce d'un retour prochain, l'évocation d'un désir qu'on voudrait mutuel ? La réponse tombe ce jour où, sous le titre, Revenir..., on peut lire : Je sens qu'un nouvel esprit m'habite et je m'interroge. Puis-je vraiment laisser les choses en l'état, voyant ce que je vois, entendant ce que j'entends? Les forces de l'Esprit m'ont fait un bien beau cadeau encore. Dois-je en user?

Ouais, si ça c'est pas du "teasing" ! ...

Mais arrêtons-nous un instant et consultons Wikipedia :

Teasing est un mot anglais signifiant « taquinerie » mais il est plus correct de le traduire par « aguicher » pour sa connotation d'excitation (provoquer la curiosité, on le retrouve dans le mot strip-tease).

Le mot désigne une technique de vente attirant le spectateur par un message publicitaire en plusieurs étapes. Dans la première étape, un message court et accrocheur interpelle et invite à voir la suite. La deuxième étape apporte une réponse et incite à la consommation.

Le 'teasing' est arrivé en France en 1981 avec une triple publicité (affichage) pour l'afficheur Avenir, mise en scène par l'agence CLM/BBDO.

Sur une plage bleu azur...

1. Une jeune femme en bikini, mains sur les hanches, dit: « [Demain], j'enlève le haut » ;
2. quelques jours plus tard, seins nus, elle dit: « [Demain], j'enlève le bas » ;
3. quelques jours plus tard, nue mais montrée de dos, elle dit: « Avenir, l'afficheur qui tient ses promesses ».

Le 'teasing' a été utilisé en politique en France, avec la double publicité visuelle de Jacques Chirac de 1986: "Vivement demain..." suivie de "...avec le RPR".


Allez, Tonton, point de chichi [sic], reviens... et dis-nous donc quel est ce "bien beau cadeau" que t'ont fait les forces de l'esprit.


Tonton, le retour 2





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