Petit cours de relativité appliquée




Il n'y a pas d'éjaculateurs précoces, seulement des femmes qui peinent à jouir.

j'aime la relativité








Source : Petit cours de relativité appliquée






La Diva Sans Frontières



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Les conditions de la Femme



La femme aux deux visages8 mars, c'est la journée de la Femme.

La femme ?

C'est quoi La femme ? C'est qui cette femme qui résumerait toutes les autres ? En laquelle s'incarnerait La condition féminine ?

Une femme ne serait-ce pas en réalité tout ce qui se trouve entre Perséphone et Ioudgine, entre gravité et futilité ?

Une condition finalement très humaine, du rire aux larmes - et retour.



Source : Les conditions de la Femme






Ségolène partout sur la Coopol



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Femme violentée, femme expulsée



Elle avait fui le Maroc en 2005 pour échapper à un mariage forcé. Elle avait alors 14 ans.

Installée depuis en France au domicile de son frère, elle a aujourd'hui 19 ans et est élève dans un lycée professionnel.

Son frère la maltraitait. Le 16 février dernier, il y a dix jours, les violences atteignent un degré extrême et elle se réfugie chez la mère d'une amie. Elle a été rouée de coups avec « un manche d'aspirateur et un fer à lisser ». Le 18 février, elle dépose une main courante au commissariat de Montargis, puis le lendemain elle porte plainte à la gendarmerie de Château-Renard, où elle présente un certificat médical attestant une incapacité de travail de huit jours.

Elle est aussitôt mise en garde à vue puis en rétention à Montargis. A ses amis inquiets, les gendarmes ne veulent pas dire à quel endroit elle se trouve.

Le lendemain, samedi 20 février, à 4 heures du matin, elle appelle ses amis pour leur apprendre qu'elle prendra l'avion pour Casablanca à 7 H 35 où elle arrivera en fin de matinée.

Elle s'appelle Najlae. Battue par son frère, la France a décidé de ne pas recevoir sa plainte. Au Maroc, où la voilà expulsée, c'est un mariage forcé avec un cousin qui l'attend.

Le 25 novembre dernier, François Fillon avait décrété grande cause nationale 2010, la lutte contre les violences faites aux femmes.

Le 7 avril 2007, le candidat Nicolas Sarkozy avait déclaré : « Chaque fois qu'une femme sera martyrisée dans le monde, cette femme devra être reconnue comme citoyenne française et la France sera à ses côtés. ».

Chaque fois ?





Source : Femme violentée, femme expulsée






Die Ratten



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Lait maternel ou implication paternelle



père enfant biberonJ'ai écouté Elisabeth Badinter, ce matin sur France Inter, qui était invitée suite à la parution de son dernier bouquin, Le conflit, la femme et la mère. Comme toujours, cette femme d'une intelligence rare fut passionnante.

Elisabeth Badinter conteste avec virulence que le femme doive être soumise à un devoir de maternité, concept aussi bien propagé par une société qui connait un retour de machisme particulièrement régressif, que par un certain courant féministe pour lequel la maternité serait l'acmé de la vie d'une femme. En particulier, elle pointe du doigt une société qui, sacrilisant la nature jusqu'à l'excès, tend à culpabiliser les femmes autour de la question de l'allaitement.

« Toutes le doivent, le peuvent, c'est un commandement de la nature. Sinon, vous avez droit à cette phrase culpabilisante : "Vous ne voulez donc pas le meilleur pour votre enfant ?" Désolée, mais il y a deux catégories de femmes. Celles qui aiment à se retrouver dans l'état de mammifère et celles qui détestent. Celles qui adorent allaiter et celles qui n'aiment pas. Nous n'appartenons pas à l'espèce des babouins, qui font tous la même chose. », explique-t-elle dans un entretien qu'elle a accordé au journal Ouest-France.

Il y a ici, sur cette question de l'allaitement, un angle de la question qui n'est jamais abordé : au-delà de la discussion autour des mérites comparés des laits maternel (forcément bon puisque naturel) et artificiel (forcément mauvais puisque pas maternel), l'implication du père dans les premières semaines de vie d'un nouveau né n'est-elle pas tout aussi essentielle pour le bien-être de l'enfant ?

Un nouveau-né a passé de longs mois dans le ventre de sa mère et, dès la naissance, se retrouve bien souvent blotti contre la peau de celle dont il connaît déjà la chaleur, l'odeur, la voix et le rythme des battements de son coeur. Le père, peu ou prou, est encore un étranger avec lequel un lien - d'abord charnel - reste encore à tisser. Or à quoi se résume les premières semaines d'un enfant ? Il dort, il pleurt, il mange, on le caline, il rote, il défèque, on change sa couche, il dort. Et une fois par jour, un bain et des soins (cordons, yeux, etc...).

Quelles sont alors les conséquences de l'allaitement ? Dans le meilleur des cas, les tâches sont partagées : à la mère ce moment délicieux où, après les pleurs, parce qu'il a faim, l'enfant se trouve rassasié ; et au père de changer la couche salie, alors que souvent, déjà fatigué et n'aspirant qu'à se rendormir, l'enfant ne comprend pas qu'on l'emmerde (alors qu'en réalité on le démerde). Partage si peu équilibré en réalité que, dans de nombreux cas, "naturellement", le père prendra son mal en patience et attendra que l'enfant parvienne au stade du jeu, où un échange mutuel paraîtra plus évident.

C'est une arnaque. Ce que bien des pères ignorent, parce qu'ils n'en font pas l'expérience, est que dès les premiers moments de la vie, il se produit un échange total entre le nourisson et celui qui le nourrit, fut-ce avec un biberon. Parce que le moment où le bébé est le plus en état de réception et de communication est précisément celui où, reposé parce qu'il vient de se réveiller, mais plus tout à fait affamé, niché confortablement entre les bras de son père ou de sa mère, il tète tranquilement et jusquà lextase.

Mais au-delà de l'arnaque, qui pour moi est une invitation plus que suffisante pour un père à exiger de partager avec la mère la responsabilité et le bonheur de nourrir, il est incompréhensible qu'on n'oppose pas aux bienfaits supposés de l'allaitement maternel, les bienfaits pour l'enfant de développer dès les premiers instants, puis dès les premières semaines, une relation forte, tendre et charnelle, avec son père, cet étranger qu'il découvre et qu'il ne découvrira jamais autant si celui-ci n'est pas reconnu comme cet autre qui le nourrit - et plusieurs fois par jour.

Il en est d'autres, de ces rares moments privilégiés, où l'enfant ne dort pas et est en état de réceptivité. Le moment des soins par exemple. Mais là encore, il faut au père la volonté de s'imposer, ne pas se retrouver en situation de dépendance vis à vis du savoir maternel, qui n'est pas naturel, qui provient simplement du fait qu'elle était présente à la maternité, nécessairement, lorsque l'infirmière est venue la toute première fois délivrer le mode d'emploi. Peu importe si le père n'est pas présent, la mère lui transmettra ce savoir, qui devient alors un pouvoir, puisqu'elle en a eu la primeur : « Puisque je te dis que ce n'est pas comme ça qu'il faut faire ! ».

Il en est d'autres, mais ils sont incomparablement moins fréquents. Et puisqu'un enfant se fait à deux - le plus souvent -, moi qui est fait cette expérience, et à trois reprises, je ne saurais qu'inviter, et inciter fortement les nouveaux pères à exiger d'obtenir toute leur place auprès de leur enfant, et ce dès le premier jour. Cela passe par être un père nouricier. Cela signifie, au minimum, de mettre en place un système d'alimentation mixte : un coup le sein, un coup le biberon - ce qui implique, oui messieurs, de se lever la nuit...

Et vous, mesdames, comprenez que le combat féministe en passe nécessairement par un renoncement à certains de vos grands privilèges. Si vous voulez que les hommes changent les couches, il faut cesser de leur dissimuler que c'est un grand plaisir que de mettre le nez dans cette merde-là, que ce n'est pas tant cette corvée à laquelle vous vous sacrifieriez. Surtout, ils n'accepteront de bon gré de changer les couches que s'ils prennent toute leur part dans ce qui la produit, cette merde : l'alimentation du bébé.



J'ai par ailleurs beaucoup aimé aussi, moi qui suis politiquement un écologiste convaincu, la manière qu'Elisabeth Badinter a de s'en prendre directement à une certaine écologie-naturaliste à la Cécile Dufflot, qui tend à accorder par principe la priorité au naturel :

« L'histoire des couches-culottes est révélatrice. Plus de couches jetables, elles polluent.Le raisonnement écologiste l'emporte sur le raisonnement féministe qui voudrait que l'on produise des couches biodégradables. Et surtout que l'on ne me dise pas, comme Mme Duflot, que la solution est la couche lavable que les hommes aussi peuvent enfourner dans les machines à laver. »



Source : Lait maternel ou implication paternelle






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Menaces sur l'accès à l'avortement



droit à l' avortement - illustratio Seb DelfinoFace aux menaces que le gouvernement fait peser de plus en plus lourdement sur l'accès à l'avortement, le Planning Familial, l'Ancic (Association nationale des centres d'interruption de grossesse et de contraception) et la Cadac (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception) se sont rassemblés derrière un slogan : Sexualité, contraception, avortement, mon choix, un droit, notre liberté ! et ont pris l'initiative d'une pétition que je vous invite autant à relayer qu'à signer :



PÉTITION EN DÉFENSE DES STRUCTURES IVG

La loi Bachelot "Hôpital Santé Territoire" accèlère la logique de rentabilité à l'hôpital

Elle impose aux établissements hospitaliers restructurations, fusions, regroupements... Son objectif : diminuer les dépenses à tout prix, travailler plus avec moins de personnel...

Cette politique signifie le démantèlement des structures qui pratiquent les interruptions volontaires de grossesse. Rien n'a été fait pour le maintien de cette activité malgré les affirmations des pouvoirs publics.

Il s'agit d'une atteinte grave à l'obligation d'organiser l'offre de soin en matière d'avortement à l'hôpital public, une remise en cause de la qualité des soins. Délais d'attente importants, refus de la prise en charge en particulier des mineures et des étrangères sans papiers, quota d'IVG, sectorisation et fermetures de structures sont la traduction concrète de cette politique pour les usagères.

Ce processus de dégradation répond autant à des objectifs idéologiques qu'économiques. C'est la liberté des femmes de décider d'avoir ou non des enfants qui est remise en cause.

Parce que l'avortement est un droit humain fondamental, nous demandons le maintien des structures existantes et l'ouverture de nouveaux lieux dédiés à l'avortement, pour une véritable égalité d'accès pour toutes par une offre de proximité partout en France.



CADAC ANCIC Planning Familial



Signez la pétition



Source : Menaces sur l'accès à l'avortement






Pauvre pomme



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Le syndrome de Pygmalion



nu picassoIl la regarde, fait une moue. Ça ne va toujours pas. Les yeux d'abord. Les yeux surtout. Le regard ne possède pas la clarté voulue, ce pétillement. Trop de noirceur, de froideur même. Il avait espéré créer au fond de ses yeux noirs un regard à la fois chaud et lumineux. Il le découvre sombre et glacé. Et puis la hanche. La courbe est trop marquée, un peu grossière. Quand elle se déplace, elle semble lourde, lestée, comme plantée dans un sol boueux, comme si chaque pas était un déracinement. Elle parle, elle chante, elle rit. Il émane d'elle intelligence et candeur, humour et légèreté. Elle est délicieuse, pense-t-on tout d'abord. Cela ne dure pas. Rapidement on s'ennuie. A la fin, on est irrité par le son de sa voix qui rend trop le cristal et l'on y perd encore de la chaleur, quand son parfum en diffuse de trop. Elle sent bon pourtant, merveilleusement bon, au point qu'il se dit que c'est finalement ce qu'il a le mieux réussi. Il en serait presque satisfait s'il n'y cherchait en vain la subtile touche érotique qu'il y avait souhaitée. Les effluves vaginales surtout. Il a beau fourrer là son nez, il n'y retrouve rien de la nécessaire bestialité qu'on espère toujours y deviner. Il l'examine encore, doutant de plus en plus que la magie puisse tout de même opérer. L'aimer, voilà ce qui saurait couronner tant d'efforts consentis pour son oeuvre. Le dessin du sexe est certes parfait. Et les cuisses et le ventre et les seins. De toute beauté aussi. Un grain de peau sublimement soyeux - presque trop sur l'aimable rondeur des fesses, constate-t-il avec dépit. La main risque de glisser avant que d'avoir eu le temps de s'émouvoir. Et la cambrure des reins. Elle file avec élégance jusqu'au creux délicat de la nuque, là où échouent tous les baisers. Il soulève ses longs cheveux et l'embrasse là, avec un peu d'espoir encore, et découvre qu'en cet endroit crucial, qu'en cet endroit aussi, un il-ne-sait-quoi désamorce toute charge érotique. Il comprend soudain son erreur. Trop de perfections. Trop de perfections, voilà l'imperfection. Tout recommencer. Il a pris sa décision. Tout recommencer encore. Il aurait dû s'en rendre compte avant que de lui insuffler la vie. Elle va maintenant pousser d'insupportables petits cris à la vue du couteau. Elle suppliera de l'épargner. Elle ne comprendra pas. Il n'a pas la faculté de renoncer et n'a d'autre choix que de la détruire s'il ne peut l'aimer tout à fait. Elles ne comprennent jamais.



Source : Le syndrome de Pygmalion




Chama Dieumerci



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Shakespeare, les femmes et moi



volcan, cratère, vagin infernalJ'ai toujours été persuadé que William et moi, nous aurions fait de bons potes. Ou, bien plus probablement et avec un brin d'humilité, j'aurais été parmi ses plus ardentes groupies...


« Au-dessous de la taille elles deviennent centauresses,
Bien que femmes au-dessus ;
Ce n'est que jusqu'à la ceinture qu'on trouve l'héritage des dieux,
Au-delà règnent tous les démons :
Là est l’enfer, là sont les ténèbres, là est le cratère sulfureux,
Brûlure, bouillonnement, puanteur, consomption [...] »


William Shakespeare - Le Roi Lear, Acte IV, scène 6


Allez savoir pourquoi ça me parle autant.


*****


Dans un tout autre registre, parce que - pour tout vous dire - ce billet n'est en définitive guère plus qu'un mémo et donc, tant que j'y suis :


« [...] aussi bref qu'un son, aussi fugace qu'une ombre, aussi passager qu'un rêve, soudain comme l'éclair dans la nuit de charbon qui, crachant sa rage, dévoile d'un coup le ciel et la terre mais qui, avant même qu'un homme puisse articuler : "Regardez !", est dévoré par les mâchoires des ténèbres. Toute chose qui brille sombre si vite dans le néant. »

William Shakespeare - Le Songe d'une nuit d'été, Acte I, scène 1


C'est tout simplement génial. Il y a là, dans la musicalité comme dans l'image évoquée, une sorte de fulgurance parfaite :

Soudain comme l'éclair dans la nuit de charbon qui, 
Crachant sa rage, dévoile d'un coup le ciel et la terre 
Mais qui, avant même qu'un homme puisse articuler :
"Regardez !", 
Est dévoré par les mâchoires des ténèbres.

Une telle beauté me laisse littéralement sans voix.


Toute chose qui brille sombre si vite dans le néant.

Toute chose, et pas Shakespeare, 
Etoile géante au firmament du théâtre,
Qui brille et nous éclaire,
Qui brille et nous enchante,
Qui brille sans fin, par-delà les siècles et les siècles.


Une groupie, je vous dis.



Post Scriptum : « La poésie est cette musique que tout homme porte en soi », écrivait William Shakespeare, qui s'y connaissait un peu en poésie. J'ajoute, moi qui ne suis pas poète :

Celui qui a le talent de la donner à entendre hors de lui-même, cette musique muette qu'il porte en lui, celui-là est un poète.



Source : Shakespeare, les femmes et moi




En Jeanskini®™ à la piscine



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Sous la burqa, l'érotisme



René Magritte Le ViolLe débat polémique autour de la burqa a rebondi ces derniers jours, suite à une tribune de Farhad Khorsokhavar parue dans Le Monde daté du 1er août sous le titre « Ce que la burqa nous voile ».

La thèse défendue par Farhad Khorsokhavar est toute entière contenue dans la conclusion de son article : « Au lieu d'une nouvelle loi, il faudrait accroître les capacités de dialogue des communautés musulmanes de France en réaffirmant solennellement la liberté du port des symboles religieux dans l'espace public et en dissociant l'interdiction du foulard à l'école publique de sa délégitimation dans le monde externe. »

Sur son blog, Catherine Kintzler rejette cet argument selon lequel « l'antidote contre la burqa serait la banalisation et l'approbation du port du voile. », contestant l'idée d'un « foulard "transformé" qui serait "affirmation de soi plutôt que soumission au patriarcat" » et clouant au pilori un discours qui ose prétendre que « pour lutter contre un fascisme, il faut commencer par le méconnaître et par baisser les bras ». Et l'on comprend ainsi que pour cette dame, le port de la burqa est nécessairement l'expression d'un fascisme.

Et Polluxe d'en remettre une couche et de s'interroger : « A force de déplacer le curseur jusqu’où va-t-on aller ? » Pas de quartier, donc. Mais, quand on oublie que la politique est l'art du juste équilibre, un art de la nuance, ne serait-ce pas là l'expression d'un autre fondamentalisme ?

Pour sa part Nicolas raconte avoir vu, en sa bonne ville du Kremlin-Bicêtre, sur l'Avenue Eugène Thomas (un type qui a donc signé un arrêté interdisant le port de la soutane sur la voie publique de la commune), « une femme très voilée et une autre "très très" voilée (peut-être pas une burqa, mais pas loin) » Une question qu'il faudra en effet se poser, s'il faut interdire la burqa : Où commence la burqa ? Si l'on voit un oeil, c'est assez loin ou bien ?...

Sur Echopolitique, on va jusqu'au bout de la logique en regrettant que « désormais que le débat a du mal à passer pour une interdiction de la burqa, plus personne ne pense à interdire le voile [...] alors que, comme beaucoup de républicains laïques le pensent, la différence entre les deux n’est qu’une question de centimètres. » - il est en passant assez amusant que pour illustrer ce qui est perçu comme le combat de la République laïque avec l'Islam radical, le billet est illustré par une image figurant un bras de fer entre la Marianne républicaine et une femme voilée, deux femmes donc, ce qui devrait finalement rassurer tout le monde, non ?

Je ne suis certainement pas dupe de la rhétorique de ce Farhad Khorsokhavar, directeur d'études à l'EHESS, mais je demeure convaincu que le clan laïc ne peut faire l'économie de se poser une simple question : Qu'est-ce qui nous dérange tant dans le port de la burqa, ou même du voile ?

Comme Nicolas, j'étais hier attablé en terrasse, rue Jean-Pierre Timbaud, à siroter une bière en bonne compagnie. Pour ceux qui l'ignorerait, la rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11, s'est au fil des ans transformée en galerie marchande consacrée au voile, hijab et autre chadri de luxe. Il est de fait plus que fréquent de voir descendre ou remonter la rue des femmes portant avec plus ou moins d'élégance, des voiles plus ou moins longs et recouvrants, de couleurs le plus souvent sombres, mais parfois, aussi, assez chatoyantes. Hier après-midi, justement, ce fut un festival.

J'étais en bonne compagnie, ai-je dit. Un bon pote qui a pour fâcheuse habitude d'avoir et de proférer des avis aussi personnels qu'originaux sur toutes sortes de sujet. En la circonstance, il me confia qu'il voyait beaucoup d'érotisme et de sensualité en ces femmes qui prennent un soin jaloux à réserver la vue de la moindre partie d'elle-même à leurs hommes. La féminité à son comble, voilà ce qu'il voyait, le jeu du désir, une pratique sexuelle, une soumission choisie plutôt que l'oppression d'un homme ou de Dieu.

Si l'on veut bien s'y arrêter un peu, et s'ouvrir l'esprit, une telle vision invite à la réflexion. Essayez...

J'ai moi tendance à voir en la burqa, d'abord l'oppression de Dieu, puis celle de la virilité. Sous la burqa, je voyais exclusivement le bâillon qu'il était nécessaire d'arracher, afin de libérer la parole et la plainte. Je dois aujourd'hui reconnaître qu'il y a là un préjugé, qui s'est mis doucement à branler, le préjugé d'une femme musulmane nécessairement frigidifiée, une femme musulmane qui ne serait plus d'abord une femme.

Voilà, je ne sais pas...

Mais, quoi qu'il en soit, la question demeure : Qu'est-ce qui nous dérange tant dans le port de la burqa, ou même du voile ? Est-ce uniquement l'empathie que nous éprouvons pour ces femmes ? Ou est-ce plutôt que, indécrottables laïcards (et j'en suis !) nous voulons encore et toujours bouffer du curé (ou de l'imam, ou du rabbin) jusqu'à ce qu'il ne reste en l'Homme plus une miette de l'opium religieux ? Cela ne me dérange pas, mais pourquoi alors nous faut-il avancer masquer ? Pourquoi ne plus assumer que c'est contre les Eglises que nous sommes en guerre ?

Ou bien, si finalement ce n'est que de l'empathie, et l'expression d'une solidarité humaniste, cette empathie ne repose-telle donc pas en partie sur une ignorance, ignorance de l'autre, le musulman, et en particulier de la si secrète femme musulmane ? D'ailleurs existe-t-elle, la femme musulmane, ou bien est-elle, comme sont toutes les femmes, multiples et complexes (et les hommes aussi) ? Ne sommes-nous pas en réalité en train d'oublier que sous chaque burqa se tient une femme toute entière ?

Et puis il y a tous ceux dont je ne parle pas ici, parce que ce n'est pas eux que j'interroge, bien qu'il fasse nombre. Tous ceux qui ne sont en réalité dérangés que par l'autre, l'étranger, le musulman, cet arabe qui s'est installé "chez nous", ce barbare qui ne respecte pas "nos valeurs", lesquelles sont, et on s'en souvient à propos, chrétiennes. Ce n'est pas avec eux que je débats ici, mais ils sont dans le débat, à l'affût, soyez-en sûr, ces indécrottables trous du cul réactionnaires qui applaudissent à chaque voix qui prône l'interdiction de la burqa, jubilant d'une convergence, improbable autant qu'inespérée, qui renforce leur minable combat pour "la pureté de l'Occident" et contre sa "décadence".



EDIT : Il me vient qu'à force de vouloir favoriser la controverse, j'en oublie trop souvent de citer ceux qui, peu ou prou, partage mon avis Winking



Source : Sous la burqa, l'érotisme




Le Sang des promesses, Wajdi Mouawad



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Sous la burqa, le baillon



René Magritte Le ViolCe n'est pas la burqa qui est une prison, c'est Dieu. Dieu est une prison mentale.

La Burqa est une oppression. Un moyen d'oppression dirigé contre le corps des femmes.

On raconte que certaines s'y soumettent de plein gré. Mais Dieu est un enfermement de l'esprit qui exclut le libre-arbitre.

Interdire le port de la burqa est une connerie. Les lois contre l'oppression existent. C'est à la libération des esprits qu'il faut s'atteler.

L''oppression contre les femmes emprunte des chemins variés. Dans l'immense majorité des cas se sont des chemins privatifs. Combien de filles et de femmes sont violées à l'intérieur de leur propre foyer et se taisent ?

Libérer les esprits pour libérer la parole. Parce que la loi ne peut passer quand la victime tait son oppression.

La burqa est la partie visible d'une oppression d'autant plus vaste qu'elle est cachée.

La burqa possède en sus l'avantage de circonscrire le champ de la dénonciation à l'intérieur de la population musulmane. Une hypocrisie bien vulgaire. A la française, pourrait-on dire.



Source : Sous la burqa, le baillon




Un homme, une femme



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Un homme, une femme, 22 régions



logo paritéJ'ai suffisamment souvent moqué sur ce blog les excès ou les dérives de la cause féministe pour me sentir cette fois autorisé à relayer cette très judicieuse initiative, trouvée chez Olympe.

Cette initiative, ce sont 3 militants socialistes, fondateurs de la rénovitude [j'adoooore !], qui caressent le fol espoir que la désignation des têtes de liste socialistes sera le moment d’agir vraiment pour la « rénovation » des pratiques au sein du Parti Socialiste, et de faire de la parité une réalité.

Leur constat est simple, 92% des régions françaises ont un président de région homme. Au PS, qui préside actuellement 20 de ces 22 régions, on dénombre 2 femmes présidentes de région (en Franche-Comté et en Poitou-Charente).

C'est que malgré la parité, imposée par la loi électorale, c'est le plus souvent un homme qui figure en tête des listes...

Or en 2010, 5 présidents de région socialistes auront fait 2 mandats consécutifs (Alain Rousset, Alain Le Vern, Jean-Paul Huchon, Martin Malvy, Michel Vauzelle) et la place de Georges Frêche sera vacante (il a été exclu du PS). Il ne suffirait donc que dans ces six régions, le PS présente six listes conduites par des femmes, pour qu'on puisse espérer un petit pas en avant dans un nécessaire rééquilibrage - nécessaire parce que vous les connaissez, tant que ce ne sera pas fait, elles continueront de piailler que bla bla vous êtes mieux payés que nous bla bla bla en plus vous accaparez tous les pouvoirs et patali et patala, bref vous savez comme elles peuvent être chiantes !

Il est sans doute utile d'ajouter que non seulement ce serait oeuvrer là en faveur de l'objectif [sic...] de parité, mais ce serait également pour le Parti Socialiste une bien belle occasion d'affirmer une position forte en matière du non cumul des mandats - ici, dans le temps. Deux mandats successifs de six ans c'est bien. Un troisième serait de trop : 18 ans ans à la tête d'une région, c'est beaucoup, beaucoup trop.

La rénovation, c'est bien d'en parler. La faire, c'est mieux encore.



N'osons pas espérer que l'UMP en ferait autant. On me dit que c'est un parti de droite.



une femme des hommes


Source : Un homme, une femme




Les éditions Filaplomb font Naufrage



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On ne nait pas homme...



ogreNancy Huston a fait paraître une tribune dans Le Monde, sous le titre On ne naît pas homme.

La blogosphère féministe s'est aussitôt emparée du sujet. En particulier, j'aime beaucoup le ton employé dans ce billet. Zoridae se contente pour ce qui la concerne d'attirer notre attention sur un passage du texte - joliment torché, en effet - de Nancy Huston - écrivain qui écrivit de bien chouettes bouquins, à une certaine époque.

Je reproduis à mon tour le passage en question, puisque c'est celui-ci qui est concerné par mon petit commentaire :

« Dès qu'un petit garçon comprend qu'il vient (que tout le monde vient) de l'intérieur d'un corps de femme, un corps donc différent du sien, il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela. Les garçons ouvrent les poupées, les nounours et les voitures petites et grandes, ils ouvrent les fusils, jouets ou non, pour en comprendre le fonctionnement ; ils veulent pénétrer le mystère de la vie, des origines, comprendre d'où ils viennent, pourquoi ils sont là ; ils regardent de près, d'encore plus près ; plus tard, certains iront jusqu'à arracher le fœtus du ventre de la femme enceinte et à en fracasser le crâne. Après le dépeçage du nounours, après le carnage, ils laissent derrière eux : non-sens, monceaux de chairs mortes qui ne veulent plus rien dire. Ils ont réussi à transformer le vivant en mort, en objet, en chose, en rien : puissance sidérante qui ne peut se comparer qu'à celle de mettre un enfant au monde. »

On le comprend, l'hypothèse sous-jacente à ce petit laïus est que l'homme est plus violent que la femme. Sans doute. Peut-être aurait-il été toutefois plus nuancé de dire qu'elle s'extériorise davantage, cette violence, chez l'un que chez l'autre, de manière générale. Soit.

Pour rester dans la nuance, il aurait alors sans doute suffit de dire que le petit garçon se construit dans la découverte de son altérité, parce qu'il doit devenir homme et donc autre de ce d'où il vient, quand la petite fille peut se contenter de s'identifier à sa mère-matrice. Ce qui est on ne peut plus plausible... sans que cela doive nécessairement venir expliquer, par un curieux raccourci psychanalytique, cette violence masculine dont sont, seraient préservées les femmes - qui n'auraient donc aucun besoin de comprendre les mystères de la vie puisqu'elles en sont les créatrices et pour peu, tout de même, qu'on les fournisse en spermatozoïdes.

Sans doute cette construction des petits garçons dans cette différenciation sexuelle subie est-elle en effet à l'origine de la différence essentielle entre hommes et femmes. Sans doute, aussi, cela induit-il une quête "graalesque" chez l'homme, visant à "pénétrer le mystère de la vie" - quand la femme n'a donc nul besoin de pénétrer ce qu'elle a en elle.

Certes, mais on ne comprend pas trop pourquoi cette quête devrait nécessairement aboutir à ce surcroit de violence. Pourquoi cet inaccessible mystère ne serait-il pas un moteur de curiosité et d'enthousiasme, plutôt que cet inéluctable pousse à la violence ?

Curieuse conception de la quête qui devrait nécessairement se muer en frustration puis en violence. Et si l'on posait que chercher conduisait au savoir, faudrait-il en déduire que ce fait vient expliquer pourquoi l'homme est plus créatif et plus apte à la compréhension des choses que la femme ?

Et puis il y a cette phrase particulièrement imbécile : "il se met à construire et à détruire, à bricoler, à manier, à remanier et à tripatouiller, la petite fille ne fait pas cela." Quel cliché !... Ou alors c'est moi et je ne connais que des petites filles particulièrement anormales.

D'ailleurs, moi-même finalement, je ne me souviens pas avoir jamais ouvert une poupée en deux pour voir ce qu'il y avait à l'intérieur - je me contentais de la foutre à poil... Mes petites voitures, je ne les désossais pas et je n'usais d'armes-jouets que pour jouer aux cow-boys et aux indiens - un bout de bâton parvenant généralement à faire très bien l'affaire. Et aujourd'hui je n'aime pas davantage mettre mon nez sous le capot d'une voiture. Sans même parler de manipuler un fusil. A mon tour, je dois être particulièrement anormal...

Pour terminer au même endroit que cet extrait, je crois devoir faire remarquer qu'il faudrait être terriblement stupide pour prétendre sérieusement, et pour peu qu'on y réfléchisse un instant, que la puissance de mort serait comparable à la puissance vie. Créer est toujours miraculeux, quand détruire est trivialement à la portée du premier abruti venu - celui-ci s'avèrant une fois sur deux être une femme.



Source : On ne nait pas homme...




Edition à la demande



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Les femmes aussi ont le droit de s'amuser



Dans la blogosphère, j'ai quelques amies auxquelles je suis très heureux de faire ce petit cadeau, des femmes engagées qui se réjouiront sans aucun doute que le domaine machiste du jeu vidéo s'ouvre enfin à la seconde - terme employé ici sans intention de hiérarchiser - moitié de l'humanité.

Spéciale dédicace, donc, à Hypos, Annieday, CC, Laure, M., Mrs Clooney, Nelly, Olympe, Quitterie et Trublyonne.

Shii, enfin une console spécialement conçue pour les femmes :





Je sais, je devrais avoir honte...



Source : Les femmes aussi ont le droit de s'amuser




M comme Voyage



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M comme Voyage



Pablo Picasso - Nu CouchéIl me plairait tant
si vous saviez

aller de ci de là
me promener
chercher
trouver parfois
jouer
expérimenter
éprouver
insister
recommencer
soulever
effleurer
toucher
presser
cueillir
recueillir
goûter
savourer
titiller
taquiner
partir
revenir
languir
sentir
ressentir
voyager
découvrir
recouvrir
entrer
rester
sortir
explorer
donner
prendre
disputer
partager
tournoyer
soupirer
chanter
miauler
rugir
crier
rire
sourire aussi
et puis me taire

Il me plairait tant de vous aimer
Si vous saviez



Billets d'amour Candidat


Source : M comme Voyage




Les petits regrets



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La journée de la Femme par La Chanson du Dimanche





La Chanson du Dimanche



Nota Bene : à l'occasion de cette « Journée Internationale consacrée aux Droits des Femmes », le débat fait rage à travers la blogosphère (je ne mets pas de lien parce que j'ai la flemme - Nicolas va m'engueuler). Moi, je m'en contrefiche.

Je note seulement que si le féminisme est une cause que j'ai grande facilité à épouser, il y a bien des féministes dont je ne voudrais pas pour femmes : trop chiantes !

Mais il en va souvent ainsi, il y a encore dans ce monde nombre de combats à mener urgemment, et il serait plus facile d'y mettre tout son coeur si les militants étaient plus sexy - c'est que la hargne monomaniaque possède la fâcheuse tendance à rendre laid et ennuyeux.



Parfois aussi je m'interroge : les femmes sont-elles capables d'accéder à un humour de second degré ?



Source : La journée de la Femme




Casse-toi-pov-con.net



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Caetano Veloso : de Billie Jean à Eleanor Rigby



Tiens, prend ça !




Et ce sera - ce petit peu de douceur - toute ma contribution en cette journée internationale de lutte contre la violence faites aux femmes



Source : de Billie Jean à Eleanor Rigby






Gérard Philippe est mort



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Blogs de filles (nues)



Olympe de GougesJe viens de lire un article étrange, intitulé Pourquoi si peu de femmes dans la blogosphère ?

La première chose qui m'a intrigué est que l'auteur, qui en l'occurrence est une auteur, et pas une "auteure" et encore moins une "auteuse" !, débute ainsi :

Un blogueur sur deux serait une femme.
Ce n’est pas l’impression que donnent les classements des blogs influents.

D'abord, moi j'aurais écrit : Un blogueur sur deux serait une blogueuse. Ça me semble plus équilibré comme formulation, moins conforme à un machisme millénaire et que révèle cruellement la langue française. Mais bon je ne suis pas une femme, je ne vais pas chipoter...

Non, ce qui m'a intrigué en premier lieu est que, si un blog sur deux est tenu par une femme, pourquoi titrer sur l'absence de femmes dans la blogosphère ?

Aussi, supposant qu'il y avait là une charmante subtilité qui m'avait échappée, ai-je porté une attention plus soutenue aux développements de l'article - parce qu'au début je lisais ça d'un oeil distrait comme je le fais toujours pour les trucs de filles écrits pour les filles (j'ai toujours préféré Henry James à Edith Wharton).

J'ai alors compris que le problème qui était discuté n'était pas tant le manque de filles dans la blogosphère, ni même le fait qu'elles seraient moins lues, que le fait qu'elles n'apparaissent pas, ou si peu, dans le classement Wikio... dont tout le monde sait par ailleurs qu'il ne signifie pas grand-chose puisqu'il repose en réalité essentiellement sur la capacité des blogs classés à faire du copinage par un échange réciproque et soutenu, souvent abusif, de liens.

On pourrait en déduire que l'absence des blogs de filles dans ledit classement n'a aucune importance, puisque le classement wikio ne signifie pas grand-chose, et en particulier ne donne que peu d'indications sur une supposée influence, concept éminemment pompeux et flou. Trouver là aussi, peut-être, une preuve supplémentaire que le concept de bande de potes est assez spécifiquement un mode de fonctionnement masculin - les filles préférant se crêper le chignon en poussant des petits cris. Voire, et à la limite, on pourrait parier sur une sur-représentation de la communauté gay dans le classement wikio, mais alors il faudrait procéder à un comptage hasardeux que la déontologie et la jurisprudence Edvige ne nous autorise pas à faire...

Pourtant, tel n'est pas le propos de l'article, lequel préfère pérorer autour d'une théorie fumeuse auquel je n'ai pas compris grand chose (mais ma mère était blonde) selon laquelle tout petits déjà les garçons courent après des ballons... Je vous explique : l'idée est que si vous lancez un ballon en l'air dans une cour d'école, tous les garçons se précipiteront pour l'attraper tandis que les filles s'en désintéresseront comme de leur première petite culotte et préféreront continuer à parler chiffons ou tricot. Expérience dont il faudrait donc conclure, selon l'auteur de l'article et par ailleurs blogueuse féministe influente, que c'est la raison pour laquelle les filles ne jouent pas autant que les garçons à être wikio-influentes...

Oui, moi non plus je n'ai pas compris (ma mère, je vous dis !)... Et si par exemple on remplace le ballon tout gris tout moche, disons par une robe de princesse avec des strass, un flacon de parfum ou un tube de rouge à lèvres ?

Tenez, et si c'était un truc qui brille qu'on jetait au milieu de la cour de l'école, que croyez-vous qu'il arriverait ?

"Les femmes n'aiment pas les mêlées" nous expliquent la blogueuse, auteur talentueuse de l'article, laquelle se trouve par ailleurs dotée d'un extraordinaire sens de l'humour (je sais, je me raccroche aux branches) : n'a-t-elle donc jamais été présente à un mariage au moment crucial et attendu de toutes où la mariée heureuse lance au beau milieu d'une foule hystérique de célibataires son petit bouquet fleuri ?

Et l'arrivée des Beatles à l'aéroport de Londres après leur séjour en Amérique, ça vaut pas un bon vieux match de foot au stade du Heysel ?



A moins que n'y soit pour quelque chose le fait que 25% des requêtes mondiales sur internet soit lié au sexe ? Le mot-clé "filles nues", par exemple, intéressera vraisemblablement davantage les garçons et les orientera tout aussi vraisemblablement davantage vers des blogs de garçons, lesquels ne rechignent pas à l'occasion à jouer de l'effet d'aubaine, parait-il.



Source : Blogs de filles (nues)




Flirt en spam et plus si affinités

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Flirt en spam et plus si affinités



Gustave Courbet - Femme à la vagueCe matin, j'ai reçu une lettre très émouvante. Elle émane d'une jeune femme très belle que je ne connais pas et qui a oublié de joindre une photo d'elle toute nue. Grand romantique, je suis convaincu que ces quelques mots naïfs et sincères qu'elle m'adresse sont les prémices d'une grande et belle histoire d'amour.

J'ai souhaité vous faire partager ce moment rare d'un flirt innocent et en lequel déjà, et néanmoins, on soupçonne les déchaînements furieux d'une passion qui saura m'arracher bientôt à ma petite vie monotone de pépère de famille, cette vie triste et sans âme que je vis sans même réaliser combien elle est pitoyable :

Salut ! J'ai trouve votre profil sur Internet et et j'aimerais faire la connaissance avec vous , et je serais ravie si nous nous connaissons mieux, qu'est-ce que vous en pensez ?

Je vous ecris et j' espere que vous attirer l'attention a moi, je suis tres bonne et tendre, j'espere que je vous plairais.

Je viens de penser qu' on peut passer a "tu"?

Je vais attendre ta reponse. Je veux juste dire que si je ne peux pas acceder a ce site tu peux m'ecrire a mon adresse e-mail:  yuliyak52@yahoo.com

Je vous laisse son adresse afin que vous puissiez lui exprimer votre admiration. Il est possible même qu'elle ait déjà pensé à déposer une liste de mariage afin qu'il vous soit possible de contribuer à notre bonheur et à sa sensualité : matelas à eau, draps en soie rose, yacht et autres babioles. N'hésitez pas à la contacter et à vous réclamer de mes amis, vous serez accueillis comme tels. Comme elle l'écrit elle-même avec une pudeur touchante, elle est bonne.

Parmi des millions d'internautes, c'est vers moi que son coeur de vierge l'a portée. Vous comprendrez bien, j'en suis persuadé, que je ne saurai partager avec vous mes secrets de séduction, mais croyez bien aussi que ce billet n'a en rien pour motif le plaisir malsain qu'il y aurait à vouloir susciter en vous un vil sentiment de jalousie. Il ne s'agit pour moi que de déverser sur vos têtes et en vos coeurs une part de ce bonheur qui déborde du mien, que vous puissiez profiter vous aussi, un peu, de son irréel pureté. Elle m'en est encore douloureuse à cette heure où le choc de la surprise ne m'a pas tout à fait quitté.



Source : Flirt en spam et plus si affinités




Rachida, Nicolas et Carla font des bébés

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Ta mère en string avec un sex toy !



Fête des mères : peut-on lui offrir un gode ?

En matière de mailing façon spam, je croyais avoir tout reçu, de ceux qui me promettent toutes les manières d'avoir un plus gros zizi (mais comment savent-ils ?) à ceux qui me proposent des pillules de toutes les couleurs pour devenir un meilleur amant (oui, comment ?), du riche héritier africain qui a besoin de faire transiter ses millions par mon compte en banque à la bimbo russe qui m'envoie sa photo nue assortie d'une demande en mariage, en passant bien entendu par des offres non moins alléchantes (sauf que je suis un mordu de la pomme) sur des antivirus pour mon PC (c'est quoi un virus ?).

Mais aujourd'hui, à quelques jours de la fête des mères, voici ce que je reçois dans ma boîte mail :





Moi, j'ai la maman la plus jeune et la plus belle du monde - oui, j'ai cette chance là !... Qui plus est, je suis le gars le plus cool de la terre et d'une largesse d'esprit proprement phénoménale. Pourtant, et allez donc savoir pourquoi, je me vois mal offrir à ma mère, dont cependant j'ai depuis longtemps compris qu'elle était aussi une femme, un mini canard de bain vibrant "Golden duckie", un mini vibromasseur stimulation point G, waterproof, intensité variable ou des boules de geishas perles de plaisir.

Ce n'est pas que je ne lui veuille pas du bien, à ma petite maman chérie, mais de même que je me suis toujours gardé de pénétrer à l'improviste dans sa chambre passée une certaine heure de la nuit, il y a certaines facettes de sa vie de femme desquelles je crois préférable de n'avoir pas à me mêler, fut-ce même avec l'idée innocente de lui faire un grand plaisir. D'ailleurs pour la rendre heureuse, un collier de nouilles a jusqu'ici toujours su faire l'affaire.

C'est là l'immense avantage des mamans sur toutes les autres femmes : quand il s'agit de les combler de bonheur, un rien leur suffit - et, oui je sais, les fils en abusent (je l'entends déjà me dire : "Un peu plus que rien n'est pas mal venu non plus, tu sais..."). Quelqu'un connaît un bon site sur le macramé ?


Source : Ta mère en string avec un sex toy !






Tripod - True Geek Love (avec sous-titres)

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Monologue vaginal

8 mars 2006 - à l'occasion de la journée internationale de la femme et extrait des rush de mon roman, Lulli - ici comme un hommage aux vagins...



Monologue Vaginal

Ce n’est pas grand-chose pourtant. Un vagin.
Presque rien, un vide sidéral entre les parois humides d’une grotte sombre. Une excavation improbable et creusée dans les chairs. Des plis et des replis… et des replis encore. Des chairs dentelées, bistrées, qui abritent, renferment et libèrent la fragrance obsédante et chaude des sucs – perles qui suintent lentement dans l’intérieur secret de ce puits profond de chair, de sueur et de sang.
Un peu plus que rien en vérité. Loin toutefois de l’idée magnifiée qu’on s’en fait, cette idole qu’on adore et qu’on craint.

Un trou noir. Un puits gravitationnel infiniment profond creusé dans l’espace-temps du corps de la femme. Un trou noir qui délimite un en deçà et un au-delà du vagin, qui trace la frontière entre deux univers qui s’ignorent.
À l’extérieur, le monde des petits oiseaux, des fleurs et des violons, l’univers des sentiments onctueux et des paroles d’amour murmurées – et le reste aussi : les amitiés viriles, le sport, les concerts de rock, la télévision, la politique, les guerres et les dîners en ville, Dieu et la philosophie, toutes ces choses passionnantes qu’on appelle la vie, quand on veut ignorer la mort. Un univers confortable où chaque pensée trouve une place où se vautrer mollement et s’épanouir. Un monde où l’on peut se croire éternel.
Mais le vagin, son intérieur, on y pénètre une fois pour n’en plus jamais sortir. Il se produit à ce point que l’on n’ose franchir qu’avec frayeur, une puissante et totale accrétion de l’esprit où toute pensée se retrouve irrémédiablement aspirée dans une autre dimension, un univers vaginocentré d’où l’on ne revient pas. Improbable et définitif retour vers l’origine de soi. Sauf qu’il ne s’agit pas d’être, cette fois, mais d’avoir, de posséder afin de comprendre les raisons profondes de soi. Aller au fond des choses, comme on dit.
On n’y arrive pas. Il n’y a pas de fond et on s’enfonce. On s’enfonce et c’est exténuant. Et on s’enfonce toujours plus profondément, précédé toujours par le même espoir dément de trouver… quoi ? On ne sait pas même ce qu’on cherche. Bien plus à coup sûr que l’éphémère et morne apaisement que procure l’orgasme.

... lire la suite.


Monologue Vaginal





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