Ségolène 2017
En politique, les
coups les plus rudes sont parfois portés par vos soutiens les plus
fervents. C'est qu'ils sont les mieux placés pour connaître vos
petits travers ou vos grandes faiblesses. C'est qu'ils sont
tellement convaincus de votre destin qu'ils en deviennent
imprudents à force d'ignorer les obstacles. C'est que l'inconscient
est cette chose en vous qui lorsqu'on le laisse émerger fait des
ravages. Parce qu'il est des vérités qu'il est préférable de
taire.
Allain Jules soutient Ségolène Royal de toute son âme. Comme beaucoup de bloggeurs ségolistes, il a endossé la douce charge de propager la bonne parole de la Dame du Poitou. Ainsi, au lendemain des élections régionales, il s'agit de démontrer à tous que Ségolène est la grande et la seule gagnante du scrutin. Il a donc choisi de reprendre sur son blog l'argumentation en quatre points qui a été concocté par la garde royaliste et qu'on retrouve désormais un peu partout sur la ségosphère - mais avec plus ou moins de subtilités.
Au début du billet d'Allain, tout roule. Une introduction qui reprend l'antienne de l'acharnement de tous contre Elle, vaste complot politico-médiatique ourdi pour l'éliminer, où tout ce qui n'est pas ségoliste est à la solde de Sarkozy, depuis les médias jusqu'aux instituts de sondages, en passant bien entendu par Solférino - ce repaire ignoble et puant qui abrite tant de bassesses et de bêtises. Mais Ségolène ne se laisse pas abattre. Elle est debout. Mieux, elle est en apesanteur, gracieuse et intouchable. Merveilleuse.
Voilà pour l'introduction. Vient ensuite l'argumentation. En quatre points, donc. Ça ne se passe encore pas trop mal, l'argumentation est bien faible mais on n'en a pas de rechange. Surtout, l'exercice est cadré et calibré, difficile d'aller à la faute. Alors forcément, au moment de la conclusion, on a pris confiance, on a envie d'une petite touche personnelle, on se lâche un peu, c'est humain...
Et là, patatra ! En deux phrase, voilà tout le bel édifice qui s'écroule et, malgré tant de bonne volonté, on a mis soi-même la Dame dans le mur :
« Mitterrand a été candidat 3 fois, avant de devenir président. Pourquoi pas Ségolène Royal ? »
Sachant l'urgence qu'il y a à en finir avec l'ère sarkoziste, c'est en effet une sacrée bonne question.
Source : Ségolène 2017
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Ségolène partout sur la Coopol
La Coopol, c'est le tout nouveau tout
beau réseau social mis en place par le Parti Socialiste dans le but
de rassembler "toutes celles et tous ceux qui veulent débattre
et agir à gauche".
C'est moderne - on y trouve tout un arsenal d'"outils d'organisation et de mobilisation politique pour échanger en ligne et agir sur le terrain" - et c'est plutôt réjouissant de voir un vieux parti savoir s'adapter et se rénover - même si la route est encore longue.
Bien longue ! Car il a aussitôt fallu résister à ce que cet outil de partage et de convivialité militante ne se précipite à reproduire là aussi, et encore, le comportement socialo-atavique du repli chacun au sein de sa petite chapelle. Qu'au moins là on puisse être préserver du fonctionnement en courants.
Le moins qu'on puisse dire est que tous n'ont pas résisté avec la même énergie. Et les plus donneurs de leçons en matière de rénovation n'ont pas été les plus exemplaires. Loin s'en faut.
Qu'on me dise donc ce que peut signifier un groupe intitulé : « Avec Ségolène, pour le mariage gay et lesbien » ?
Peut-on faire plus fermé, plus excluant que ça ?
Et si l'on souhaite s'engager en faveur du mariage gay et lesbien - cause plutôt très partagée à gauche - sans être toutefois particulièrement un fervent soutien de Ségolène ?
Faut-il nécessairement en passer par la création du groupe : « Sans Ségolène, pour le mariage gay et lesbien » ?
Pitoyable !
Source : Ségolène partout sur la Coopol
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Frêche : « Rocard est une lopette »
Ségolène Royal, François Bayrou : la rencontre
Ségolène
Royal et François Bayrou se sont rencontrés.
C'est Jean-Christophe Cambadélis qui, l'air de rien, le révèle sur son blog.
Vincent Peillon ne ferait-il qu'une simple petite crise de jalousie ?
Ce serait presque rassurant...
EDIT : OK. Ça va ça va ! Au temps pour moi. La rencontre remonte au 29 octobre, autant dire une éternité médiatique. Comment j'ai pu louper ça ? me demanderez-vous. Bah j'étais cette semaine-là en un lieu de cette planète où l'on se contrefout que se produise une telle rencontre - c'est-à-dire que j'étais hors de France. Pour tout vous dire, j'étais même sur un autre continent. Et voilà comment il arriva que j'ai passé cette foutue journée à me demander pourquoi ce scoop de Cambadélis ne faisait pas plus de bruit...Oui, comme un idiot. Vous pouvez même le dire dans les commentaires...
Source : La rencontre
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