Avr 172012
 

Reagan Thatcher Sarkozy Liberalisme libérauxEntendons-nous bien, nous ne sommes plus au XIXème siècle et les libéraux d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec les libéraux d’antan. L’appellation « libéral » a été détournée et dévoyée, récupérée tant et si bien qu’il ne s’agit plus aujourd’hui d’une philosophie politique d’émancipation de l’individu vis à vis du pouvoir politique, mais de la simple revendication économique de s’affranchir des règles sociales vues comme des entraves. Il ne s’agit plus de reconnaître l’individualité du citoyen mais de favoriser l’individualisme de l’entrepreneur. Et la seule liberté que revendique le libéral aujourd’hui est celle de « faire de l’argent ».

Ceci étant posé, je rebondis sur le billet de Nicolas, lui-même ayant rebondit sur le billet d’un blogueur nommé Pierre qui se revendique libéral et explique qu’il ne votera pas cette fois pour Sarkozy qu’il juge finalement trop socialiste. Pauvre petit bonhomme !

A quoi aspire le libéral ? Quelle est son idéologie ? Que revendique-t-il ?

Le libéralisme est une idée simple, si simple qu’elle en est un simplisme : celui qui crée la richesse c’est celui qui entreprend et investit. L’important est de le laisser faire, c’est-à-dire de ne pas l’entraver en lui imposant un salaire minimum, de ne pas l’entraver en limitant sa capacité de licencier, de ne pas l’entraver en accordant des droits aux salariés, ne pas l’entraver en imposant ses bénéfices, ne pas l’entraver en lui réclamant de payer des charges… Ne pas l’entraver, ne pas le faire chier, le laisser libre de faire du fric.

Or charges sociales et impôts sont prélevés par l’Etat et les collectivités territoriales pour payer les retraites, financer la protection sociale, assurance maladie et assurance chômage, pour financer les services publiques tels que l’éducation, la justice, l’hôpital… En conséquence de quoi, afin donc de réduire les entraves qui pèsent sur les entrepreneurs, il est nécessaire d’en finir avec ces besoins de financement.

Moins de services publiques et moins de protection sociale, c’est moins d’impôts et de charges, donc plus de liberté pour les entrepreneurs, c’est-à-dire une capacité accrue à faire de l’argent.

Et pour vendre le modèle, les libéraux prétendent contre toute réalité que plus d’argent pour eux ce serait en fin de compte, à terme, plus d’argent pour tous. C’est la théorie des retombées et il est aisé de démontrer combien ces retombées promises relèvent du chimèrique. Un parfait miroir aux alouettes.

En attendant, sous prétexte donc que ça retomberait, Nicolas Sarkozy a bel et bien cassé le code du travail de manière à réduire les droits des salariés. C’est une réforme d’inspiration purement libérale.

Il a réduit les droits des chômeurs comme les droits des retraités. Deux réformes d’inspiration purement libérale.

Il a baissé les charges pour les entreprises, supprimé la taxe professionnelle, bridé la progression du salaire minimum, réduit les sur-rémunérations associées aux heures supplémentaires, facilité le licenciement… Autant de mesures d’inspiration purement libérale.

Il s’est attaqué violemment au système hospitalier, au système judiciaire, au système scolaire, au point de les rendre exangues, dans l’incapacité de fonctionner. Et l’on pourrait multiplier les exemples du libéralisme aussi forcené qu’idéologique de Nicolas Sarkozy – et plus généralement de la droite française.

Contentons-nous de nous arrêter un peu sur l’exemple de l’école. C’est un bon exemple pour décrire comment procède le libéralisme pour parvenir à ses fins. 

D’abord, casser.

Supprimons quinze à vingt mille postes par an dans l’éducation nationale. Supprimons en particulier les RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté), et aussi réduisons les postes d’infirmières scolaires, les postes de psychologues scolaires et plus généralement tout le personnel qui bénéficie le plus aux élèves en difficulté. Prenons bien soin, dans le même ordre d’idée, de répartir les suppressions de postes de manière à ce qu’elle pèse davantage sur les établissements situés dans les zones les moins favorisées.

Tout ceci est précisément ce que la droite s’est appliquée à faire depuis dix ans, un processus de casse qu’en cinq ans Nicolas Sarkozy s’est appliqué à accélérer.

Au résultat, les difficultés s’accumulent, plus rien ne fonctionne, les élèves en difficultés se retrouvent abandonnés, les professeurs sont découragés, désormais quand un professeur est absent il est impossible de lui trouver un remplaçant – dans un établissement de mon quartier, au lycée Hélène Boucher, une classe de première n’a pas eu de professeur de français de toute l’année (les élèves passent le bac dans un mois)…

Les parents sont excédés. De plus en plus d’entre eux font le choix, quand ils en ont la possibilité, de se tourner vers les établissements privées. Lesquels sont eux-mêmes au bord de la rupture et réclament des moyens supplémentaires.

Que croyez-vous que serait l’étape suivante, si Sarkozy était réélu ?

Le constat serait fait de la médiocrité crasse d’un système d’enseignement public qui coûte cher et ne fonctionne plus. Conclusion serait tirée qu’il est devenu préférable de financer le développement de l’enseignement privé – moins cher puisque financé aussi par les familles, celles qui en ont les moyens…

Un système à deux vitesses serait créé, accélérant la dégradation d’un système public dépourvu de moyens et abandonné par ses meilleurs éléments, élèves et professeurs, qui choisiraient de rejoindre le privé. 

Le budget de l’Etat s’en retrouverait allégé d’autant. Les besoins en impôt en serait diminué. Ce qui était l’objectif de l’opération.

Et tant pis pour les familles qui se retrouveraient à devoir débourser des sommes considérables pour assurer la scolarité de leurs enfants. Tant pis pour les enfants dont les parents n’en auraient pas les moyens.

C’est précisément ce qui s’est produit, avec vingt ans d’avance, en Grande Bretagne sous l’impulsion de Thatcher et aux Etats-Unis sous celle de reagan. Les résultats furent si désastreux qu’ils en sont encore aujourd’hui à chercher comment reconstruire ce qui avait alors été cassé – mais il est bien plus aisé de casser que de reconstruire.

Thatcher et Reagan dont personne ne viendrait contester qu’ils étaient de purs libéraux et dont Sarkozy s’est montré à l’évidence un élève plus qu’appliqué.

 

  • de Jegoun :

    Je ne peux pas commenter chez toi… Hop ! Mail. T’as qu’à le publier toi même…

    Bobiyé et tout ça.

    Mais tous les libéraux ne sont pas à mettre dans le même sac. Des gars comme Pierre (le patron de ex-Wikio) sont résolument honnêtes et croient réellement à la liberté d’entreprendre et tout ça. Alors que des personnes comme Nicolas Sarkozy mettent en oeuvre une politique qui favorise exclusivement les riches. Ainsi, Pierre est un bâtisseur alors Nicolas Sarkozy est un démolisseur… Un seul est respectable…

    Un a monté des boites qui prospèrent, l’autre a ruiné un pays et foutu des gens dans la merde. L’un dit ce qu’il pense, l’autre dit n’importe quoi.

    Je connais assez bien les « purs libéraux » (par oppositions aux « libéraux capitalistes ») pour les avoir fréquenté à une époque et je continue à en croiser dans les commentaires de Didier Goux (les réacs sont très libéraux ; c’est d’ailleurs les commentaires dans l’avant dernier billet de Didier qui ont inspiré le mien), souvent très cons,… Ils sont bien éloignés des positions de Nicolas Sarkozy.

    Mais tu as raison : dans les faits Nicolas Sarkozy et sa mauvaise politique servent le libéralisme par la casse du service public qu’elle provoque. Mais un vrai libéral ne pourrait pas soutenir un déficit de l’état. Un vrai libéral n’aurait pas supporté qu’on renfloue les banques avec de l’argent publique (les faibles doivent crever, hein !).

    • Dit autrement, il y a les libéraux entrepreneurs qui réclament une politique libérale et les libéraux politiques qui tentent de la mettre en oeuvre. Les premiers pensent toujours que les seconds font mal le boulot parce qu’ils ne le font qu’à moitié, sans se rendre compte que s’ils ne se contentaient pas de cette moitié ce serait deux fois pire. 

      Le libéralisme est un simplisme. C’est si vrai que ça fait 50 ans que plus un économiste digne de ce nom se réclame du libéralisme. La théorie économique a depuis bien longtemps démontré que ça ne marchait pas, que la main invisible ne saurait conduire à l’optimum économique, qu’une économie ne saurait se passer de régulation et d’une fiscalité incitatrice, sinon redistributrice.

      Le problème est qu’en France les entrepreneurs n’ont absolument aucune notion d’économie. Ils ont éventuellement suivi durant leur formation des cours de management, de comptabilité, d’analyse financière, de gestion, mais aucun cours d’économie.

      Alors ils s’imaginent simplement que ce qui serait bon pour leur entreprise seraient bon pour la société dans son ensemble. Or c’est exactement l’inverse qui se produit : ce qui semble bon pour leur entreprise est néfaste pour la société… et au final est néfaste pour leur entreprise – parce que les bas salaires, le chômage, la précarité, le manque de formation, la délinquance, etc… est mauvais pour le business.

      Mais je ne voulais pas être désobligeant avec Pierre qui est très certainement honnête, mais qui se plante parce qu’il a le nez dans le guidon. 

  • BA

    Nucléaire : M. Sarkozy réécrit ses relations avec Kadhafi.

    Mardi, le président-candidat a démenti catégoriquement avoir cherché à vendre à Tripoli une centrale nucléaire, comme l’affirme l’ex-patronne du groupe Areva, Anne Lauvergeon, qui assure dans un livre que les négociations ont duré jusqu’à l’été 2010. « C’est un mensonge éhonté », s’est emporté M. Sarkozy. « Il n’a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi ».

    Des affirmations pourtant aisément démenties par… les discours de M. Sarkozy, disponibles sur le site de l’Elysée.  Le 3 juillet 2008, le chef de l’Etat affirme : « Je sais qu’il y a des gens et des pays qui se disent : n’est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l’Algérie, les Emirats arabes unis, ou la Libye ? Ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de leur refuser. D’abord parce qu’on donnerait raison à l’Iran qui fait croire que l’Occident refuse par principe le nucléaire à des pays musulmans. Mais aussi parce que chaque baril de pétrole et chaque mètre cube de gaz économisé sur la planète (…) c’est un peu moins d’effet de serre ».

    UN ACCORD FRANCO-LIBYEN SUR LE NUCLÉAIRE DÈS JUILLET 2007

    Et cette théorie fut mise en application avec le colonel Kadhafi. Ainsi, ce commmuniqué du ministère des affaires étrangères, en date du 8 juillet 2009, faisant état de la signature par Alain Joyandet, alors secrétaire d’Etat à la coopération, d’un « accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire avec Abdelaati Ibrahim el Obeidi, ministre libyen des affaires européennes ».

    Ce document rappelle explicitement que cet accord fait suite à un « premier mémorandum d’entente », « signé à l’occasion du déplacement du président de la République française à Tripoli, le 25 juillet 2007 qui prévoyait la conclusion d’un accord de coopération « pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire ».

    Le document en question est consultable sur le web. Cosigné par le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner et son homologue libyen Mohamed Chalgam, il prévoit « d’autoriser les institutions et entreprises industrielles des deux pays à œuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d’énergie nucléaire et de dessalement de l’eau, ainsi que d’autres projets de développement liés à l’utilisation pacifique de l’énergie atomique ».

    Ce projet nucléaire n’a pas cessé de se poursuivre. Le 21 octobre 2010, moins d’un an avant la chute du régime de Kadhafi, le ministre français de l’industrie, Christian Estrosi, signait à Tripoli un partenariat stratégique prévoyant toujours l’ouverture de négociations pour la construction d’une centrale nucléaire.

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/04/17/nucleaire-m-sarkozy-reecrit-ses-relations-avec-kadhafi_1686477_1471069.html

  • Le Parisien Liberal

    Fantastique cette analyse …. 

    Sinon, pour vous renseigner : réponse ici : 
    Mise au point sur les idées libérales. 
    http://leparisienliberal.blogspot.fr/2012/04/mise-au-point-sur-les-idees-liberales.html

    Cordialement, 
    LPL – Le Parisien Liberal

  • Pythéas

    « L’appellation « libéral » a été détournée et dévoyée, récupérée tant et
    si bien qu’il ne s’agit plus aujourd’hui d’une philosophie politique
    d’émancipation de l’individu vis à vis du pouvoir politique, mais de la
    simple revendication économique de s’affranchir des règles sociales vues
    comme des entraves. »
    ha bon ? mais alors les libéraux, enfin les gens qui se réclament du libéralisme, en fait ils n’ont rien compris ?

    Un peu comme on parle des communistes qui ne veulent plus du tout des lendemains qui chantent après le grand soir (ils savent que c’est un mythe), ni l’égalité parfaite (ils savent que c’est un illusoire). Ils ne veulent pas nationaliser les entreprises et les banques (ils savent que le système s’écroulerait). hein, en fait, les gars qui se disent communistes, c’est juste pour aspirer des voix aux simplets et siéger tranquillement sous les ors de la République.

    Il me semble pourtant que le mieux pour savoir ce que recouvre une appellation, c’est encore de demander à ceux qui s’en réclament. Donc commencer à expliquer ce qu’est le libéralisme de la part d’un antilibéral, c’est demander à un végétarien d’être serveur dans un steak-house : il se bouchera tout le temps le nez et finira pas ne pas savoir ce qu’il sert… mais c’est sur, c’est dégueulasse.

    En l’occurence, Thatcher, comme Reagan, ne sont pas des libéraux. Ce sont des conservateurs qui, au fil de leurs reflexions et expériences, sont venus à mettre en pratique des solutions économiques libérales.
    ça pourrait être le cas des progressistes si ceux-ci ne se bouchaient pas le nez.
    et c’est d’ailleurs ce qui fait la force et la faiblesse du libéralisme : chaque tendance (conservateurs ou progressistes) vient y picorer un bout selon son inclinaison sans imaginer qu’il puisse y avoir un tout cohérent.

    • Non. Plutôt que de demander à des gens qui se réclament du libéralisme, je m’informe auprès d’économistes – lesquels savent depuis un demi-siècle, pour l’avoir démontré scientifiquement (parce que l’économie est une science), que le libéralisme ça ne marche pas.

      Ou pour le dire autrement, reprenant votre analogie avec le communisme, il y a l’idéal libéraliste et le libéralisme dans le champ du réel. Et le libéralisme dans le champ du réel, ça donne Thatcher et Reagan, ça donne Sarkozy, ça donne le monde tel qu’il est aujourd’hui. Et ça donne en réalité précisément ce que les économistes avaient démontré que ça donnerait.

      Il n’y a pas de tout libéral cohérent. Ça ne repose sur rien. Juste cette idée que ce serait tellement bien s’il n’y avait pas d’Etat, et surtout pas d’impôt. Ce serait tellement bien, en effet, pour ceux qui n’ont rien à attendre de l’Etat parce qu’ils ont les moyens de payer des impôts.

      • Le Parisien Liberal

        vos bouquins d’économie ne sont pas à jour, et vous n’avez jamais entedu parler de l’Ecole Autrichienne, celle qui inspire Ron Paul. On ne peut pas vous en vouloir, elle est absente des médias et elle n’est enseignée que dans 3 ou 4 facs françaises.

        Avez-vous vu ou lu que Pascal Salin, Georges Lane, Henri Lepage, Jean-Louis Caccomo ou Jacques Garello allaient conseiller le gouvernement ? Non. On ne les a pas appelé, pourtant ils sont facile à joindre : fac d’Aix ou Dauphine et ils ont des choses à dire différentes de ce que Mathieu Pigasse, Marc Touati, Patrick Artus, Jean-Paul Fitoussi ou encore les « économistes atterés » racontent. Le problème est que leur message ne risque pas de plaire aux gouvernements, puisqu’en gros ils disent que la crise fait partie du cycle économique mais que l’intervention gouvernementale a plutôt tendance à aggraver le cycle qu’à l’assainir. C’est quand même comique qu’on accuse de tous les maux la science économique dans son ensemble alors qu’une école est complètement ignorée. Un peu comme si on accusait d’incompétence généralisée la médecine,  une science pluri millénaire, incapable de dire pourquoi nous vivons ou comment nous pouvons ralentir le vieillissement cellulaire. Passons. 

        source : http://leparisienliberal.blogspot.fr/2012/04/wolfson-prize-kesako.html

        • Les histoires de cycles en économie, c’est vraiment très très old style. Je le répète, parce que c’est ainsi, le libéralisme économique est une pseudo-théorie simpliste et qui ne repose sur rien, et ce en dépits de ce que quelques très rares illuminés pourront dire.

          • Jesuisunhommelibre

             Vous dites que le libéralisme a fait la preuve de son inefficacité ?
            Plutôt que vous donnez des exemples des multiples échecs du socialisme : Tunisie, Égypte, Grèce, Espagne, Portugal, Venezuela, Cuba … Je préfère vous pointer les pays ayant des libéraux dans le gouvernement : Suède, Suisse, Nouvelle-Zélande, Canada, Australie …

            Hors toute idéologie, quels sont les habitants de ces pays qui sont les mieux traités ? Quels sont ceux pour qui le chômage, la crise, ne sont qu’anecdotique ?

            Peut-être avez vous des exemples contraires. Merci de me les signaler.

            Peut-être aussi ne partagez-vous pas mes appréciations sur ces pays. Peut être pour vous la Tunisie était un exemple hélas rejeté par sa population. Je vous rappelle, pour mémoire, que le socialisme français partage les mêmes valeurs que les socialismes tunisien ou égyptien. Pour preuve, ils adhèrent à la même organisation : l’internationale socialiste. Il ne s’agit donc pas là de simple relation de responsable politique vers un homologue, dans le cadre de relation international, mais bien d’appartenance à une association partageant des idéaux communs.

            Enfin, pouvez-vous citer un seul pays, ayant bénéficier d’un régime socialiste pendant une dizaine d’années qui soit sorti grandi.

            Dans mes souvenirs, la suite des régimes sociaux-démocrates ou socialistes, c’est très souvent une dictature : En Allemagne, en Russie, au Chili … Nous ne savons pas encore comment vont évoluer la Tunisie, l’Égypte ou la Libye, mais ça ne s’annonce pas terrible.

            Et en France, après quelques années possibles de Hollande, auront nous Le Pen ou Mélanchon ?

      • John galt

        Bonjour Dédalus,

        je n’y connais rien, mais le libéralisme, cela ne marche pas selon vous.

        Or, que je sache (mais je me contente de faits, pas d’utopie) c’est l’URSS qui s’est effondrée, pas les USA ???

        C’est l’Allemagne de l’est que les allemands voulait fuir, et pour rejoindre l’allemagne de l’ouest ?

        Cuba et la Corée du Nord sont donc des états libéraux, puisqu’ils en marchent pas ?

        merci de répodnre à mes questions.

        Mais peut-être que la vrai réponse, c’est parce que l’URSS n’a pas fait de vrai communisme, comme Cuba et la corée du nord ?

        Mais alors, entre 2 théories qui marchent en théorie, mais dans la pratique, une seule marche quand elle n’est pas parfaite, et comme l’être humain est imparfait, aucune théorie ne sera jamais appliquée de façon parfaite, alorsd autant choisir ce qui marche non ?

        mais je suis trop pragmatique et pas assez utopique, je dosi être libéral en quelque sorte …

  • jhon galt

    Bonjour Dédalus,

    Juste un poitn historique et des faits.

    L’angleterre était le pays le plus socialisé d’europe en 1977, et en état de quasi faillite, c’était à l’époque l’homme malade de l’europe, et les économistes commençait à inventer un nouveau modèle pour le caractériser, c’était le « modèle vers le sous développement ».

    Puis le FMI est arrivé, prêt à la GB.

    Puis Tchatcher a été élue, et 6 ans après, le PIB anglais repassait devant le PIB français.

    Madame Tchatcher est le seul premier ministre britannique a être resté aussi longtemps au pouvoir.

    C’est le seul 1er ministe à qui on a érigé une statue de son vivant.

    C’est l’un des rares 1er minsitre britannique (avec Churchill) à qui on envisage de faire des funérailles nationales.

    Reagan, quand à lui, a doublé en 10 ans les revenus des américains, quand les français n’augmentait le leur que de 25 %.

    Reagan est le président des USA le plus admiré et aimé, devant Lincoln.

    Alors, je pose une question toute bête :

    Comment se fait_il que les britannique et américains, qui ont vu de prêt leurs politiques, qui l’ont éprouvé, qui selon vous ont été brimé, détruit, exangues, etc etc etc …

    Comment se fait-ils que pour ces peuples, ce soit les plus grands hommes d’état qu’ils ont jamais eu ?

    A moins que l’immense humanité ne soit foncièrement stupide, et que seul nous, Français, et encore, seuls nous, Français socialistes, sachions réellement voir le monde tel qu’il est.

    Soyons sérieux, et cessez d’être dans votre bulle.

    Puisque vosu dites que le libéralisme, ce n’est plus celui du 19 ème siècle, je vous mets au défi de me trouver un seul grand philosophe libéral du 20 ème siècle qui affirment ce que vous affirmez que le libéralisme est devenu.

    Et qui affirme l’inverse des principes libéraux du 19 ème siècle.

    Chiche !!!

    cherchez pour voir, je vous aide, je vous donne des noms : Friedman, Hayek, Von Mises, Rothbarth, Nozick, Salin, Schumpeter, etc …

    Cherchez bien, mais je vais attendre longtemps …

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