Avr 272012
 

émeutes et émeutiersJ’avoue, je ne l’avais pas vu venir.

Pourtant, comme beaucoup, ça fait longtemps que je m’attends à un coup tordu pour l’entre-deux tours. Parce que Sarkozy nous a appris que cultiver un brin de paranoïa n’est pas nécessairement une mauvaise idée. Mais je ne l’avais pas vu venir.

Le coup tordu, cet élément qui semble survenir de manière exogène et qui ferait basculer l’élection.

Heureusement, Romain est plus perspicace que moi, qui envisage que le coup pourrait partir à l’occasion du 1er Mai. Ce qui est plutôt très bien vu si l’on considère avec lucidité où nous en sommes arrivés :

  1. Au soir du premier tour, François Hollande est devant et apparaît arithmétiquement comme le grand favori du second tour, au point que beaucoup de commentateurs avertis ressassent depuis que, sauf évènement imprévu donc improbable – comme disait François Mitterrand -, la gauche tient sa victoire ;
  2. Au soir du premier tour encore, Marine Le Pen est quant à elle forte de 18% des suffrages et de près de six millions et demi d’électeurs ; le Front National apparaît comme le seul réservoir de voix suffisamment conséquent pour éviter à Sarkozy une débacle, voire d’espérer encore en un renversement sur le fil d’une situation en apparence désespérée ;
  3. Au soir du premier tour, Nicolas Sarkozy annonce la couleur, il ne reculera devant aucun reniement et s’en ira sans vergogne s’approprier les thèmes aux relents xénophobes du Front National afin d’attirer à lui ses électeurs ; plus que jamais il va cliver, jouer de la division des Français, exacerber les peurs et les haines, creuser le sillon de la discorde – une stratégie de la tension qui lui a toujours été chère ;
  4. Le lendemain matin, on apprend que Nicolas Sarkozy appelle ses partisans à un grand rassemblement le 1er Mai, afin de fêter le vrai travail – les syndicats et les fonctionnaires sont clairement dans sa ligne de mire, il n’a eu de cesse depuis de les provoquer davantage ;
  5. Depuis lors aussi, Nicolas Sarkozy a déclaré que le Front National était compatible avec la République et repris à son compte bon nombre de ses propositions : restriction de l’accès des mineures à la contraception ; présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ; peine de perpétuité réelle pour les criminels les plus dangereux… et tout laisse à penser que d’autres viendront encore garnir la besace d’un candidat sans projet, ce fourre-tout dans lequel s’accumulent et s’entassent opportunément et sans cohérence les propositions de Nicolas Sarkozy depuis son entrée en campagne ;
  6. Nicolas Sarkozy a également pris grand soin de caricaturer jusqu’au mensonge les propositions de François Hollande, tant sur la régularisation des sans-papiers que sur le vote des immigrés aux élections locales, et lui a même inventé les soutiens de 700 mosquées et celui de Tariq Ramadan ; tout cela étant d’évidence manière de faire peur sur le dos des musulmans, quitte à les stigmatiser encore davantage.

Voilà pour le tableau – et il reste encore quelques jours avant le 1er mai pour parachever l’oeuvre, pour instaurer toujours plus profondément un climat anxiogène et d’affrontement. Ce que cherche Nicolas Sarkozy est de radicaliser les deux camps en les caricaturant. D’un côté, les syndicats et les fonctionnaires, les assistés et les chômeurs, les fraudeurs et les musulmans, les soixante-huitards dégénérés et les jeunes des quartiers défavorisés, tout ce que la gauche comporte d’inconséquence et de laxisme. De l’autre, les bons Français, attachés à des valeurs et à un mode de vie, travailleurs honnêtes et amoureux de la Patrie. Aux électeurs du front National alors de choisir leur camp, leur famille politique… 

Or donc, le 1er mai, se trouveront simultanément dans les rues – de Paris et d’ailleurs -, d’un côté les défilés traditionnels à l’appel des syndicats, de l’autre les rassemblements sarkozystes pour le « vrai travail ». Et au milieu, le Front National, qui pour sa part sera là pour faire sa fête à Jeanne d’Arc. Tout un petit monde chauffé à blanc par les bons soins de Nicolas Sarkozy, au point que l’étincelle ne devrait pas être bien grosse qui conduirait à ce que tout s’enflamme et que la logique de l’affrontement initiée par Nicolas Sarkozy parvienne à son paroxysme.

Une petite étincelle ? Disons par exemple quelques casseurs par ici, deux trois provocations policières par là…

Imaginons maintenant la fameuse majorité silencieuse contemplant le soir-même à la télévision des images d’émeutes, quelques voitures qui brûlent, des vitrines brisées, des commerçants en colère au milieu de la fumée des lacrymogènes…

Qui pensez-vous parviendrait à tirer le plus grand profit de telles images, quelques jours plus tard, à la faveur d’une élection où l’on serait parvenu à installer un écran de fumée constitué de peurs et de colères et qui dissimulerait très opportunément les questions pourtant essentielles du chômage et du pouvoir d’achat, ainsi que le bilan catastrophique d’une présidence, les promesses non tenues d’un président sortant, et l’absence de projet du candidat à sa propre succession ?

Le 1er mai, en même temps qu’un brin de muguet, achetez-vous donc un brin de sagesse. Le 1er mai, nous n’aurons plus que six jours à tenir.

  • Stef B

    Les gens ne se feront pas avoir deux fois par ce genre de manipulation grossière… Mais tu as raison, il y a un risque…

  • Sarkophage5

    J’espère que tous les salaries et tous leurs syndicats sont bien conscients du danger que représente ce 1er mai, entre les deux tours.
    Risque de provocations policières contre les « faux » travailleurs, manif qui dégénère, tout cela pour cautionner une promesse de politique ultra-securitaire.
    Sarkozy nous a déjà montre de quoi il est capable.
    Prudence , donc !

  • al1c

    Dans la série coups fourrés, ceux que vous imaginez viennent de mettre en ligne cette page : http://bonjourfrancoishollande.fr/post/21922826665/la-une-de-liberation-sur-hollande
    Ils oseront tout, surtout ce 1er mai.

  • Anatole Zed

    Votre analyse est intéressante, mais il faut noter que le piteux concept de « vrai travail » est déjà rejeté par une partie de la droite. Surtout, en cas d’incidents le 1er mai, je pense que c’est François Hollande qui en tirerait avantage, dans la mesure où François Hollande paraît plus calme, moins agité que Sarkozy, donc plus rassurant face au désordre. Et Le Pen veut l’échec de Sarkozy : en cas d’incidents le 1er mai, elle n’en sera que plus déterminée à le faire chuter, et pourrait inciter son électorat à voter Hollande aux présidentielles pour mieux voter FN aux législatives.

    • Le coup est risqué en effet, une sorte de quitte ou double. Vu sa situation électorale désespérée, ce n’est pas cela qui empêcherait un Sarkozy prêt à tout de tenter le diable.

  • BA

    Pourquoi le gouvernement français protège-t-il Bachir Saleh, l’ex-trésorier de Kadhafi ?

    Hein ?

    Pourquoi ?

    Dimanche 29 avril 2012 :

    Recherché par Interpol, un ancien dignitaire de Kadhafi se trouve en France.

    Ex-dignitaire libyen proche du colonel Kadhafi, Bachir Saleh, qui a démenti avoir été destinataire d’une note citée par Mediapart à propos d’un soutien libyen à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, est recherché par Interpol pour fraude et se trouve actuellement en France.

    L’ex-trésorier de Mouammar Kadhafi « se trouve en France », a déclaré dimanche à l’AFP son avocat, Me Pierre Haïk, confirmant une information déjà publiée début avril par le Canard Enchaîné. L’avocat s’est adressé à l’AFP pour diffuser une déclaration de son client mettant en doute l’authenticité d’un document cité par Mediapart.

    Celui qui a servi comme directeur de cabinet de Kadhafi et comme président d’un fonds d’investissement libyen en Afrique, est visé à la fois par des sanctions économiques de Washington et par une « notice rouge » d’Interpol en vue de son extradition vers la Libye pour « fraude ».

    Ses photos publiées sur le site internet d’Interpol ont été authentifiées par l’AFP à Tripoli. Toutefois, sur la fiche d’Interpol, il est identifié sous le nom de Bashir Al-Shrkawi, né en 1946 à Agadez, au Niger, de nationalité libyenne.

    Le Niger lui a délivré un passeport « sur le conseil et la pression d’un pays européen » avant de l’annuler, avait déclaré en mars un haut responsable militaire nigérien, le colonel Djibou Tahirou, à l’AFP en refusant de révéler le nom de ce pays européen. Le passeport « disait qu’il était un conseiller (politique) bien qu’il n’ait jamais été conseiller du gouvernement du Niger », a souligné le responsable nigérien.

    A Paris, le ministère de l’Intérieur n’a pu être joint pour confirmer cette présence en France de Bachir Saleh et son statut.

    Le Canard Enchaîné avait affirmé début avril que Saleh avait obtenu « au nom du regroupement familial » un titre de séjour en France où il serait arrivé en provenance de l’île tunisienne de Djerba dans des conditions difficiles à établir.

    Bachir Saleh a démenti dimanche avoir été le destinataire d’une note publiée par Mediapart sur un accord libyen pour financer la campagne de M. Sarkozy en 2007. Il a émis « les plus expresses réserves sur l’authenticité de la note publiée par Mediapart et opportunément présentée comme constituant la preuve d’un financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy », selon sa déclaration transmise par son avocat. M. Sarkozy a qualifié d' »infamie » les accusations sur un soutien libyen à sa campagne de 2007.

    En outre M. Saleh, a démenti « catégoriquement avoir participé à une réunion le 6 octobre 2006 au cours de laquelle un accord aurait été conclu en vue de déterminer les modalités d’un soutien financier à la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ».

    Selon le document en arabe publié samedi par Mediapart, ont participé à cette réunion côté libyen, « le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi, ex-chef du renseignement militaire et beau-frère de Kadhafi actuellement détenu en Mauritanie, ndlr) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh, ndlr), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine ».

    La note porte la signature de Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye.

    L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, mis en examen dans le volet financier du dossier Karachi, a dit reconnaître la signature de M. Koussa sur le document, mais qu’il n’avait « pas assisté à cette réunion », qui cependant « a pu avoir lieu ».

    L’ex-ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux a dit à Mediapart n’avoir « jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh ».

    http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20120429.AFP4710/recherche-par-interpol-un-ancien-dignitaire-de-kadhafi-se-trouve-en-france.html

  • BA

    Libye : Bachir Saleh est bien visé par un mandat d’arrêt transmis par Interpol.

    L’ex-dignitaire libyen proche du colonel Kadhafi, Bachir Saleh, qui se trouve actuellement en France, fait bien l’objet d’un mandat d’arrêt signalé par Interpol à la demande de Tripoli, a indiqué à l’AFP l’un de ses avocats, Me Marcel Ceccaldi.

    Interrogé par RTL lundi matin, le Premier ministre, François Fillon, avait affirmé qu’il n’y avait « aucune trace d’un mandat international » visant Bachir Saleh, ajoutant : « J’imagine que le gouvernement français serait au courant ».

    Interpol a cependant publié une notice rouge, consultable sur internet, concernant un certain Bashir Al-Shrkawi, de nationalité libyenne, qui est recherché pour fraude par Tripoli.

    Joint par téléphone, Me Ceccaldi a confirmé que M. Shrkawi était bien Bachir Saleh, et s’est insurgé contre la notice rouge diffusée par Interpol.

    « Comment Interpol peut-il diffuser un ordre d’arrestation provisoire à la demande des autorités libyennes? », a-t-il demandé. « Qu’est ce que la Libye? Les islamistes de Tripoli? Les sécessionnistes de Bengazi? Les bandes armées de Misrata? »

    « Quel pays démocratique prendrait le risque d’arrêter quelqu’un pour le transférer en Libye? » a-t-il poursuivi, tout en s’interrogeant sur les raisons des poursuites libyennes.

    « M. Saleh a vécu pendant trois mois en Libye après la chute de Kadhafi avant de passer librement en Tunisie par un poste frontière », a-t-il ajouté.

    Selon l’avocat, son client possédait un passeport diplomatique nigérien, version contredite par le ministère nigérien des Affaires étrangères.

    « Non, Bachir Saleh n’est plus en possession d’un passeport nigérien », a déclaré à l’AFP une source au sein du ministère. Quand cette « affaire » de passeport a commencé en mars « à faire grand bruit au Niger », il « a décidé lui-même de restituer le passeport diplomatique qui lui avait été donné ».

    Le Premier ministre français François Fillon a assuré lundi que M. Saleh, qui vit en France et est recherché par Interpol pour fraude, disposait d’un « passeport diplomatique du Niger » et est donc « protégé par l’immunité diplomatique ».

    Ancien président d’un fonds d’investissement libyen en Afrique, M. Saleh a été accusé par Mediapart d’avoir été le destinataire d’une note portant sur un soutien libyen à la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Me Ceccaldi a rejeté ces accusations.

    « Ce genre de question n’entrait pas dans les prérogatives de M. Saleh », a déclaré Me Ceccaldi, précisant qu’en 2006, son client n’était plus directeur de cabinet de M. Kadhafi.

    « Croyez-vous que dans des affaires de cette nature, un PV serait dressé ? », a-t-il interrogé au sujet de la note publiée par Mediapart.

    L’ex-chef des services de renseignements extérieurs de la Libye qui vit en exil à Doha, Moussa Koussa, que Mediapart a présenté comme le signataire de la note, a qualifié dimanche ce document de faux.

    Les notices rouges sont l’un des moyens par lesquels Interpol informe ses pays membres qu’une demande d’arrestation et d’extradition a été délivrée par une autorité judiciaire à l’encontre d’une personne. Il ne s’agit pas de mandats d’arrêt internationaux, Interpol n’envoie pas de policiers arrêter la personne.

    Interpol respecte la souveraineté de chaque Etat, ainsi chaque membre est libre d’engager ou non les moyens pour procéder à l’interpellation si la personne recherchée se trouve sur son territoire.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120430.AFP4766/libye-bachir-saleh-est-bien-vise-par-un-mandat-d-arret-transmis-par-interpol.html

  • BA

    Mardi 1er mai 2012 :

    Plainte de Sarkozy : Mediapart dénonce le « choix d’une procédure secrète »

    Au lendemain de la plainte de Nicolas Sarkozy contre Mediapart pour des accusations de financement illégal de sa campagne de 2007 par le régime libyen, le site d’information accuse mardi le président-candidat de faire « le choix d’une procédure secrète » pour éviter un débat public devant le tribunal correctionnel.

    Le parquet de Paris a annoncé lundi soir avoir ouvert une enquête après avoir reçu la plainte de Nicolas Sarkozy contre le site internet Mediapart pour « faux et usage de faux », « recel de ces délits », et « publication de fausses nouvelles ».

    Le directeur de publication de Mediapart, Edwy Plenel, ainsi que les deux journalistes auteurs de l’article concerné, Fabrice Arfi et Karl Laske, sont visés par la plainte du chef de l’Etat, a-t-on précisé de même source. L’enquête a été confiée à la police judiciaire.

    Le site internet Mediapart a publié ce week-end le fac-similé d’un document présenté comme une note officielle du régime de Moammar Kadhafi, datée de décembre 2006, qui donnerait son accord de principe pour financer à hauteur de 50 millions d’euros sa campagne de 2007. Nicolas Sarkozy a dénoncé un « faux grossier ».

    Dans un communiqué, Mediapart, Fabrice Arfi, Karl Laske et Edwy Plenel dénoncent une « démarche exceptionnelle » qui vise, selon eux, « à contourner la procédure spéciale prévue par la loi sur la presse ».

    « Une procédure du chef de diffamation aurait exigé un débat public devant le tribunal correctionnel ainsi que la production des preuves et des témoins, ce que, manifestement, M. Nicolas Sarkozy ne veut pas », observent-ils. 

    « Il a préféré, avec le concours du procureur de la République, placé sous son autorité, faire le choix d’une procédure secrète, à l’abri, qui vise à intimider les journalistes dans l’exercice de leur mission constitutionnelle d’information du public ».

    Les journalistes s’étonnent de « la rapidité avec laquelle le ministère public aura prêté son concours pour ouvrir une enquête préliminaire sur des faits intéressant ès qualités le candidat à l’élection présidentielle en 2007 alors qu’il s’obstine depuis des mois, malgré l’ampleur de nos révélations répétées, à refuser d’enquêter sur un possible financement illicite de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 ».

    « Au passage, une telle procédure permet de contourner la loi protégeant le secret des sources des journalistes. Ces procédés portent la marque du régime. Nous réaffirmons avoir effectué un travail sérieux, en toute indépendance et avoir respecté nos obligations déontologiques », ajoutent-ils.

    http://www.romandie.com/news/n/Plainte_de_Sarkozy_Mediapart_denonce_le_choix_d039une_procedure_secrete010520121109.asp

  • BA

    Jeudi 3 mai 2012 :

    Campagne 2007 de Sarkozy : l’ex-Premier ministre libyen confirme un financement par Kadhafi.

    L’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, a affirmé que le régime de Mouammar Kadhafi avait bien financé la campagne 2007 du candidat Nicolas Sarkozy, selon ses avocats à Tunis.

    Démentis et confirmations se succèdent ces derniers jours dans l’affaire du financement supposé de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007.  Alors que le président-candidat et Mediapart ont chacun déposé plainte l’un contre l’autre et que le sujet a enflammé la campagne présidentielle, l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi, emprisonné en Tunisie, affirme ce jeudi que le régime de Mouammar Kadhafi a bien financé la campagne 2007 du candidat Nicolas Sarkozy. 

    «Mouammar Kadhafi, son régime et les responsables qui travaillaient avec lui ont financé la campagne électorale de Sarkozy en 2007», déclare à la presse Me Bechir Essid, un des avocats de l’ancien Premier ministre. Il avance un montant de quelque 50 millions d’euros. 

    Selon cet avocat, al-Baghdadi al-Mahmoudi a assuré que «le marché a été conclu par Moussa Koussa (nldr: ex-chef des services de renseignements extérieurs) sur instruction de Kadhafi et il a assuré que des documents attestant de la transaction existent». 

    http://www.leparisien.fr/election-presidentielle-2012/candidats/campagne-2007-de-sarkozy-l-ex-premier-ministre-libyen-confirme-un-financement-par-kadhafi-03-05-2012-1982775.php

  • BA

    Vendredi 4 mai 2012 :

    Sarkozy 2007 : des avocats tunisiens de l’ex-Premier Ministre libyen reparlent de fonds libyens.

    Le principal avocat tunisien de l’ex-Premier ministre libyen incarcéré en Tunisie a affirmé à son tour vendredi à l’AFP que son client lui avait dit que le régime Kadhafi avait financé la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, une allégation démentie par son avocat français Marcel Ceccaldi.

    « Al-Mahmoudi m’a dit plusieurs fois que le régime de Kadhafi avait bien financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007 », a déclaré Mabrouk Kourchid, reprenant l’essentiel des propos tenus la veille par un autre avocat tunisien, Bechir Essid.

    Me Mabrouk Kourchid, qui a assisté l’ex-dignitaire libyen auprès de la justice tunisienne, n’a pas avancé de montant, contrairement à Me Bechir Essid, qui avait mentionné une enveloppe de 50 millions d’euros pour le financement de la campagne présidentielle 2007.

    « L’ex-Premier ministre libyen est convaincu que sa détention prolongée en Tunisie était effectuée à la demande de la France et visait à taire la question du financement », a-t-il poursuivi.

    D’autres avocats tunisiens ont indiqué que l’affaire de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par le régime libyen avait été évoquée devant une cour d’appel tunisienne le 25 octobre 2011.

    « La question a été posée devant un juge à l’ex-Premier ministre libyen et sa réponse affirmative figure dans un procès-verbal judiciaire », a assuré à l’AFP l’avocat qui avait posé la question, Slim Ben Othman.

    « Al-Mahmoudi avait alors indiqué qu’une enveloppe de 50 millions d’euros a été remise par lui-même aux mains d’envoyés de Sarkozy à Genève », a déclaré Me Ben Othman.

    « Une mallette contenant de l’argent en espèces avait été remise à Genève par al-Mahmoudi accompagné d’autres ex-dirigeants libyens », a poursuivi Me Ben Othman, rapportant des propos tenus par son client devant une cour présidée par le magistrat Ezzedine Bouzrara.

    « Des documents attestant de l’opération ont été copiés et déposés dans plusieurs capitales européennes », a ajouté l’avocat affirmant que son client craignait une liquidation physique.

    Citant son client, l’avocat Mabrouk Kourchid a indiqué que « le régime de Kadhafi n’avait pas financé que la présidentielle française, deux autres pays de l’Europe de l’est et de l’ouest ont profité de ses largesses », a-t-il affirmé, sans plus de précision.

    « J’étais présent lorsque la question du financement a été posée », a indiqué à l’AFP un avocat du comité de défense, Me Mahdi Bouaoucha, assurant que les propos de al-Mahmoudi avaient été consignés dans un procès-verbal.

    Les trois avocats tunisiens ont assuré ne pas connaître l’avocat français Marcel Ceccaldi qui avait formellement démenti jeudi les affirmations de ses confrères tunisiens. 

    « En ma qualité d’avocat d’al-Baghdadi al-Mahmoudi, et sur instruction de ce dernier, je démens formellement les allégations de Bechir Essid », a déclaré à l’AFP l’avocat français Marcel Ceccaldi, qui dit défendre l’ex-Premier ministre libyen al-Baghdadi al-Mahmoudi.

    Dans un état de santé critique, M. al-Mahmoudi avait été hospitalisé pour hémorragie interne, avait indiqué jeudi Me Kourchid.

    http://www.romandie.com/news/n/_Sarkozy_2007_des_avocats_tunisiens_de_l_ex_PM_libyen_reparlent_de_fonds_libyens84040520121710.asp

  • BA

    Vers 13 heures :

    Sur le site de LA TRIBUNE DE GENEVE :

    François Hollande obtiendrait 53% des suffrages devant Nicolas Sarkozy.

    Selon nos informations, François Hollande devancerait Nicolas Sarkozy à l’occasion du 2e tour de l’élection française. D’après plusieurs instituts de sondages, le candidat socialiste obtiendrait entre 52.5 et 53% des voix. Le président sortant plafonnerait lui à 47 ou 47.5%.

    Les bureaux de vote, ouverts depuis 8 heures, devaient fermer à 20 heures pour les derniers d’entre eux. 46 millions d’électeurs français sont appelés aux urnes pour élire le septième président de la Vème République. Arrivé en tête au premier tour (28,63% des suffrages contre 27,18%), François Hollande, 57 ans, est depuis des mois donné grand favori du scrutin.

    http://www.tdg.ch/monde/francois-hollande-obtiendrait-53-suffrages-nicolas-sarkozy/story/15086944