Nov 102010
 

Atrée et ThyestePélops – qui donna son nom au Péloponnèse – est le fils de Tantale, lui même fils de Zeus, et de Dioné, fille du titan Atlas. Il épouse Hippodamie et parmi leurs enfants, on trouve Atrée, qui deviendra roi de Mycènes (ou Argos), et son jumeau, Thyeste, qui lui disputera le trône. Atrée épouse Erope, qui le trompe avec Thyeste. Atrée, pour se venger, tue les fils de Thyeste et, par ruse, les lui donne à manger au cours d’un banquet de « réconciliation », avant de lui révéler de quoi il venait de festoyer. Pélopée, fille de Thyeste et violée par lui, donne à celui-ci un autre fils, Egisthe, qui tuera Atrée – et plus tard Agamemnon.

Ménélas et Agamemnon, les fils d’Atrée et d’Erope, sont dés lors contraints à l’exil. Ils se réfugient à Sparte, auprès de son roi, Tyndare. Ce dernier est l’époux de Léda, aimée de Zeus qui la séduit en prenant l’apparence d’un cygne. De ses amours avec le dieu, Hélène et Pollux furent le fruit, qui naquirent dans un œuf alors que Clytemnestre et Castor, enfants de Tyndare, naquirent dans un autre. Castor et Pollux sont nommés les Dioscures, c’est-à-dire les «  fils de Zeus« . Lorsque Castor, fils mortel de Tyndare, est blessé à mort dans un combat, Pollux décide de partager avec lui son immortalité : ils passent ainsi la moitié de leur temps aux Enfers, l’autre moitié sur l’Olympe, parmi les dieux. Quant à Hélène et Clytemnestre, elles épousent respectivement Ménélas, qui devient roi de Sparte, et Agamemnon, dont elle aura trois filles, Iphigénie, Chrysothémis et Laodicé (Électre), et un fils, Oreste.

D’une beauté extraordinaire, Hélène avait été enlevée une première fois par Thésée – fils d’Egée, roi d’Athènes, vainqueur du Minotaure et époux d’Antiope, reine des Amazones vaincue par Héraclès, avec laquelle il a un fils, Hippolyte, puis époux de Phèdre (soeur d’Ariane), qui tombera amoureuse du même Hippolyte, qui la repoussera, sur lequel elle vengera son dépit en l’accusant auprès de son père de l’avoir violée, avant d’être prise par le remord et de se suicider, mais après seulement que Thésée aura fait tuer son propre fils. Pendant une absence de Thésée, qui s’est rendu aux Enfers pour capturer Perséphone, Castor et Pollux viennent au secours de leur soeur Hélène et la ramènent à Sparte.

Hélène, devenue adulte et ayant donc épousé Ménélas, est enlevée une seconde fois par Pâris, fils cadet de Priam, roi de Troie, et d’Hécube. Un jour qu’il garde ses troupeaux sur le mont Ida, Pâris voit apparaître devant lui Aphrodite, Athéna et Héra, qui lui demandent de choisir à laquelle d’entre elles doit être remise la « pomme de discorde » – pomme d’or offerte « à la plus belle » par Eris, la déesse de la discorde. Pâris opte en faveur d’Aphrodite, déesse de l’amour, qui lui promet l’amour de la plus belle femme du monde. Il enlève donc Hélène et la ramène à Troie. Pour venger cet affront, Ménélas demande l’appui de son frère, Agamemnon, qui prend la tête de tous les Grecs pour s’en aller assiéger Troie.

Iphigénie – Avant que la flotte d’Agamemnon ait pu lever l’ancre, les vents s’arrêtent soudain, immobilisant les navires à Aulis. C’est qu’Agamemnon a offensé la déesse Artémis en prétendant avoir tué une biche avec une adresse que la déesse même n’aurait pu égaler. Le devin Calchas annonce alors que la colère de la déesse ne saurait être apaisée que par le sacrifice d’Iphigénie, fille d’Agamemnon lui-même. Ce à quoi Agamemnon finira par consentir, provocant la haine de Clytemnestre.

Agamemnon – Après la guerre de Troie, qui aura duré vingt ans, Agamemnon revient en son royaume de Mycènes où il est aussitôt assassiné – ainsi que Cassandre, son esclave et concubine, fille de Priam qui reçut de son amant Apollon le don de prophétie, puis fut condamné par le même a n’être jamais crue, une fois qu’elle l’eut repoussé – Agamemnon assassiné par Clytemnestre, aidée en cela par celui qui est devenu son amant, Egisthe (le même fils de Thyeste qui ayant tué Atrée avait rétabli son père sur le trône de Mycènes, avant que celui-ci fut récupéré par Agamemnon).

Electre – Poussé par Electre, Oreste venge la mort de son père en assassinant Clyemnestre, sa mère.

Les Euménides – Poursuivit par les vieilles divinités vengeresques que sont les Erinyes, mais protégé par Apollon, Oreste demande l’arbitrage d’Athéna en sa ville d’Athènes. La déesse réunit l’Aréopage et obtient l’acquittement d’Oreste en offrant aux Erinyes de devenir les divinités protectrices d’Athènes, gardiennes de la justice. Elles deviennent alors les Euménides, « les Bienveillantes », et ainsi finissent les temps barbares en même temps que le destin tragique de la maison des Atrides, poursuivie par une malédiction ancestrale.

Andromaque – Pas tout à fait. Hermione, fille de Ménélas et d’Hélène, avait été promise à Oreste. Mais après la guerre de Troie, ce fut Pyrrhus, fils d’Achille, qui l’obtint. Mais ce dernier la délaissa au profit d’Andromaque, la veuve de ce fils valeureux de Priam, héro de Troie tué par Achille, Hector dont elle eut Astyanax et auquel elle demeure irrévocablement fidèle. Hermione, furieuse d’être ainsi méprisée, incite Oreste qui soupire après elle à tuer Pyrrhus. Oreste s’éxécute – et éxécute donc son rival – faisant le malheur d’Hermione qui met fin à ses jours, réduisant le maudit Oreste à sa folie.

A lire aussi : La malédiction des Labdacides

Source : La malédiction des Atrides

  • dedalus – 21/11/2010

    @Gaelle
    Je ne sais malheureusement pas, et ce n’est pas faute d’avoir cherché. A y regarder de plus près, je ne suis plus bien sûr qu’il s’agisse d’une représentation du meurtre d’Agamemnon et Cassandre par Egisthe, bras armé de Clytemnestre.  
     
    On voit mieux en détail à cette adresse

  • Gaelle – 21/11/2010

    Excuse-moi, mais qui est le peintre de ce tableau ?

  • dedalus – 15/11/2010

    Merci de ce petit commentaire, utile et sympathique. Coquilles aussitôt corrigées.  
     
    Pour ce qui est des phrases à rallonges imbriquées, c’est que ce billet est avant tout le résultat de recherches successives et de prises de notes personnelles. Il n’est pas le moins du monde rédigé, se veut en réalité davantage un catalogue d’informations très abrégées mais (pré)tendant à l’exhaustivité (sic !), une sorte de memento synoptique qui se retrouve sur ce blog parce que d’une part c’est un bon moyen de stockage et de sauvegarde, facilement accessible, d’autre part j’ai pensé que d’autres pourraient y trouver une utilité.  
     
    Cela n’excuse pas les phrases longues at alambiquées en lesquelles on risque en effet de s’égarer, mais peut-être les explique en partie – l’autre partie étant ma flemme…  

    😉  

  • Médard – 14/11/2010

    Merci pour ce résumé, fort intéressant !      
    Certaines phrases sont un peu longues, on ne comprend plus qui fait quoi (par ex Agamemnon)    
    Aréopage (= colline d’Arès, dieu de la guerre), et non pas « Aéropage » 😉
    Et aussi « Péloponnèse » (un seul p deux n)    
       
    Sinon, je n’ai pas tout vérifié 😉