Déc 122005
 

Souvent on parle de « la qualité de vie » qu’on trouve en province. Et il est bien vrai, je le constate avec étonnement chaque fois qu’il m’arrive de sortir de Paris et d’aller passer quelques temps en Province – Où ça ? Mais si, vous savez bien , la Province : cet Ailleurs indéfini et qui n’est pas Paris – , on est là-bas donc et soudain voilà qu’on découvre qu’on n’est pas pressé du tout et que pour chaque chose que l’on fait il devient possible de prendre son temps. On va acheter une baguette et on s’autorise vingt minutes avec la boulangère, puisqu’on n’a pas grand chose à faire après, sinon s’en jeter un ou deux au comptoir.

Pour tout dire, on est à ce point peu pressé en réalité qu’au fil des heures et des jours qui passent, et qui passent au bout du compte avec une lenteur extrême, on cherche le moyen d’en perdre un peu tout de même, du temps, afin qu’il finisse par véritablement donner le sentiment de passer. Et bien souvent, au bout du compte, faut avouer, on s’emmerde.

Bien heureusement, la Province est un endroit qui n’existe pas, un Ailleurs qui n’est jamais ici mais toujours là-bas – et la « provincialité », en somme, est un art de vivre peu que l’on cultive aussi bien à Paris que partout.

Ouf !

 

 

 

permalien

  • nathalie – 30/12/2005

    ne pas confondre la Province avec les vacances ! 
    salut d’une provinciale qui n’a pas le temps de s’emmerder !