Avr 112013
 

melenchonetethicDenis insiste. En réponse à mon billet de ce matin, le petit Yaka tente une manœuvre désespérée pour sauver le grand Yaka – a.k.a. Jean-Luc Mélenchon – du discrédit, sinon du déshonneur de se voir assimilé aux riches bourgeois, ennemis de la classe populaire, forcément ennemis.

Denis a donc fait ses petits calculs. Faisons-lui une fleur et n’ergotons pas plus avant : Jean-Luc Mélenchon est riche de plus de 600 000 euros, auxquels il faut ajouter un salaire mensuel supérieur à 6 000 euros nets. Et voici donc notre petit Yaka de ne point dissimuler son soulagement, le grand Yaka ne serait pas soumis à l’ISF, et de conclure alors avec une grande imprudence que « s’il devait l’être un jour, cela enlèverait évidemment beaucoup de crédit à son propos ».

Toujours prompt à la taquinerie, j’ai une nouvelle fois tenté un commentaire.

Mais voilà, c’est ainsi, chez les blogueurs de la vraie gauche, on n’aime pas la critique et l’on censure. Qu’à cela ne tienne, continuons de discuter par blogs interposés. C’est complètement con, mais pourquoi pas. D’autant plus con d’ailleurs que comme cet autre petit Yaka, Denis semble avoir du mal à comprendre le principe du lien, qui n’est pas de jouer à celui qui en a le plus grand nombre, pas plus que de flatter  l’ego du blogueur en contribuant à faire grimper son compteur de visites (de quelques unités tout au plus), mais de donner le contexte à ses lecteurs, de tisser une toile de lectures potentielles. Bref !

Bref, je souhaitais faire remarquer à mon bon camarade qu’une mesure de gauche – mais vraiment de gauche, hein ! – consisterait sans aucun doute à abaisser le seuil de déclenchement de l’ISF, à 500 000 euros par exemple – quitte à rendre plus progressif le prélèvement sur ladite fortune. Mais du coup – oups ! Ha zut !! – Jean-Luc Mélenchon deviendrait redevable de l’ISF. Ce qui, du coup encore, et selon le raisonnement de notre petit Yaka du jour, lui enlèverait beaucoup de crédit pour plaider une politique de gauche – mais vraiment de gauche, on vous dit !

Et d’ailleurs, ses 6 200 euros net mensuel le situant parmi les 3% des salariés les mieux payés, l’intérêt personnel de Jean-Luc Mélenchon ne serait-il pas en vérité dans un allègement de l’impôt sur le revenu, ainsi qu’un allègement de sa progressivité, voire en une augmentation de la TVA dont on sait qu’elle est favorable aux gros salaires. Tout cela en sus donc d’avoir à se positionner contre un élargissement de l’assiette de l’impôt sur la fortune dont il serait le premier concerné, la première victime. Ça fait assez pour faire un salopard, vous ne trouvez pas ? 

Oui, décidément, le grand Yaka perd soudain beaucoup de crédit. A se demander comment le Parti de Gauche a pu faire d’un tel ennemi de classe son président. De là à penser que Jean-Luc Mélenchon serait en réalité une taupe du Grand Capital, un traître en puissance… Hum, il est pour le moins suspect. Je propose que le camarade Mélenchon fasse son auto-critique. Et puis qu’on lui coupe la tête.

 

 

  • Stein Deron

    Ohé Dedalus, Fais moi le plaisir de suivre la campagne actuelle de Mélenchon et des Insoumis, par example sur les vidéos des meetings de campagne sur Youtube, car tu aimes tellement internet. Puis dis moi quel candidat est le plus conséquent, lequel s’appuie le mieux sur les expériences passées de l’histoire sociale et politique, lequel est le plus exigeant envers les hommes et femmes exercant un mandat électoral. Alors ces bavardages sur de prétendus calculs égoîstes pèsent bien peu comparés aux enjeux et au dévouement du candidat. JLM n’a jamais voulu faire croire qu’il ètait pauvre. Je vais me faire un plaisir de continuer à te taquiner.

    • Pssst… Ce billet date de 2013 et était volontairement ironique… Juste pour confronter certains gauchistes prompts à lancer des anathèmes à leurs propres contradictions… C’était un billet taquin, justement

      • Stein Deron

        Merci du commentaire, Dedalus.

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  • Gabale

    Payer l’ISF n’est pas nécessairement un signe de richesse. Des Français de condition modeste en on fait l’expérience. Notamment ceux qui possèdent leurs résidences principales dans des coins où le marché immobilier a explosé. C’est le cas par exemple de l’Ile
    de Ré. Des maisons tout à fait banales, c’est-à-dire sans valeur intrinsèque particulière (pas de matériaux rares, de robinets en or, de piscines démesurées, bref de luxe ostentatoire), atteignent aujourd’hui des prix vertigineux. Ce qui a fait exploser le patrimoine (foncier) de ces Français qui, n’ont rien demandé et qui, par ailleurs, n’ont pas de valeurs mobilières conséquentes (salaires modestes, petites retraites, livrets A tout à fait classiques…). C’est pour prendre en considération ces gens et pour leur éviter une imposition supplémentaire injuste que le seuil d’assujettissement à l’ISF a été relevé.

    • Oui, enfin, c’est tout de même l’exception, toujours la même qu’on cite à titre d’exemple. Et puis il y a un abattement sur la résidence principale, suffirait à la limite la porter à 50%… et abaisser le seuil de déclenchement de l’ISF.