Juin 122012
 

Valérie Trierweiler pour Olivier Falorni et contre Ségolène RoyalDonc, Valérie Trierweiler a commis un tweet dans lequel elle prend parti pour Olivier Falorni contre Ségolène Royal.

Et voilà aussitôt toute la blogosphère et le microcosme médiatique et politique qui s’emballe. Sans que personne ne s’interroge sur l’endroit d’où parle Valérie Trierweiler.

Est-elle une responsable politique ? Non.

S’exprime-t-elle en tant que journaliste ? Non plus, de toute évidence.

Son « statut » de femme du président la contraint-elle de s’aligner sur la parole de son compagnon ? Il ne manquerait plus que ça.

Valérie Trierweiler n’a, éventuellement, que le tort de la jalousie et de la rancune. Elle n’est en cette affaire que la nouvelle compagne qui a gardé une dent contre l’ancienne, et qui l’exprime. Ce n’est peut-être pas très joli mais c’est son affaire. Surtout, c’est humain et cela ne nous parle de rien d’autre que de la passion amoureuse et de ses excès.

Cela n’est en rien un fait politique.

On peut se complaire dans le people et le croustillant, on peut gloser sur ce qui n’est rien d’autre qu’une affaire d’ordre privé, le seul fait politique qui compte est que le Parti Socialiste ne soutient pas Olivier Falorni, que Martine Aubry a fait le job en allant à La Rochelle apporter son soutien à Ségolène Royal, que le petit jeu d’Olivier Falorni consiste à tenter de se faire élire avec les voix d’une droite qui veut la peau de Ségolène Royal, un trophée qui lui permettrait d’espérer éclipser médiatiquement sa défaite annoncée, que François Hollande lui-même s’est sans ambiguïté prononcé en faveur de Ségolène Royal : « Dans cette circonscription de Charente-Maritime, Ségolène Royal est l’unique candidate de la majorité présidentielle qui peut se prévaloir de mon soutien et de mon appui », a écrit le président de la République dans un message daté de ce lundi.

Bref, François Hollande est président de la République. Il a une compagne, des enfants, une famille. Chacun de ceux-là possède sa liberté de parole, à l’image de tout citoyen. Il ne s’agit en aucun cas d’une parole politique, encore moins d’une parole qui engage le président.

Dit autrement, ce que peut penser et dire Valérie Trierweiler n’a aucune valeur politique, n’a que le poids qu’on veut bien donner à sa parole, c’est-à-dire le poids de tous ceux qui considèrent qu’une femme est nécessairement solidaire de son mari ou de son compagnon, qu’elle ne serait finalement plus tout à fait une citoyenne à part entière, libre de sa parole et de sa conscience, voire même de ses passions.

Politiquement, Valérie Trierweiler n’est rien. Prendre conscience de cela ce sera peut-être aussi l’effet d’une présidence normale. Du moins peut-on vouloir l’espérer.

  • Pingback: Valérie, si tu savais comme on s’en fout …..()

  • LeJournaldePersonne

     Politude !

    Je suis bien obligée de tenir des propos vulgaires, rien que pour me démarquer de la vulgarité des manières :
    Vulgarité des manières qui ne datent pas d’hier
    Le premier homme n’a qu’une couille
    On croyait qu’il n’en avait pas assez avec deux
    Nous voilà rassurés… il n’en a qu’une. Parce qu’il ne peut en avoir qu’une
    En revanche, la première dame qui a prétendu n’en avoir aucune… elle en a trois sous le pied (Trierweiler)
    Et elle vient de le prouver, s’il vous plaît
    En damant le pion à son double… à la face du monde entier
    Faut-il s’en réjouir ou maudire ce couple président sans ciel
    Où la première dame joue les surhommes.

    Non, mon intention n’est pas de sauver le soldat Royal
    Mais de dénoncer ce royaume délétère
    Où seul l’instinct grégaire légifère…
    Tout à l’égo… l’égotisme le plus vulgaire
    De madame… Rottweiler !
    Elle ne peut pas être plus socialiste que les socialistes, tout de même,
    ni plus royaliste que le roi
    Et pourtant, elle l’est… et vient de l’étayer
    C’est elle qui va gouverner au nez et à la barbe de tous les français
    On ne le savait pas, maintenant on le sait. Nous sommes faits!

    Une femme peut en détruire une autre
    Une femme peut nuire plus qu’aucun autre
    Une femme peut tromper tous les hommes du premier jusqu’au dernier… faut-il le rappeler ?
    Cette Valérie me rappelle Salomé
    Celle qui a demandé la tête de Jean le Baptiste et l’a obtenu sur un plateau doré…
    Parce que c’est le moment de se demander
    Si notre élu est un homme pour de vrai
    Avec une couille en moins et une embrouille en plus !

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/06/politude/

    • Olympes de courge

      En 2012, Une femme serait de nouveau responsable du péché originel, elle aurait croque non pas dans la pomme mais dans la twittosphere pour soutenir le rival de sa rivale ! 
      Mais qui a commence de l’homme et de la femme ?
      Qui n’a pas tenu sa promesse de campagne de ne pas se mêler des législatives ? 
      Qui a soutenu publiquement sa première femme ? 
      Le Maaale celui qui n’a pas pu s’empêcher de jouer au petit chef de la majorite alors qu il avait promis de laisser ce rôle au 1er ministre ! 
      Alors l’infâme est peut être un peu jalouse mais elle n’a pas croque la première  dans le fruit défendu !  

      • LeJournaldePersonne

         La pensée naïve est une pensée qui vit comme si elle n’était pas encore née.
        Elle a avalé son extrait de naissance… ou n’a jamais eu le temps d’en prendre connaissance…
        Elle questionne de manière abusive… corrosive… explosive
        Elle sème le doute et récolte l’incertitude… surtout lorsqu’elle feuillette les saintes écritures.

        Joseph… la voilà éprise de Joseph… elle le retrouve un soir, après
        une longue et pénible journée, trainant les pieds en rentrant chez lui…
        et c’est là qu’elle l’interpelle :
        Tu caches bien ton jeu, l’ami, tu t’es payée la belle vierge avant l’heure… parce qu’il paraît qu’elle est enceinte.
        Joseph ne transpire plus, il soupire : enceinte de quoi?
        Je n’en sais rien, petit malin, c’est à toi de nous le dire.
        Joseph cesse de respirer : enceinte de qui?
        Dieu seul le sait, répond la pensée naïve et elle s’en va avec un sourire en coin.
        Joseph rentre chez lui, et se retrouve seul à seul avec lui-même.
        C’est épouvantable d’être un homme seul. Doit-il croire ce vilain bruit
        ou faire comme si il n’a rien entendu. L’idée d’être cocu ne lui a
        jamais effleuré l’esprit. Qu’est-ce qu’un cocu? Voilà une question qui
        va l’empêcher de dormir de la nuit. C’est quelqu’un qui apprend du jour
        au lendemain que ce n’est pas lui qui fait ce qu’il fait… pire encore…
        c’est quelqu’un qui vous épluche le fruit que vous mangez… ou… qui mange
        le fruit que vous avez épluché… il ne sait plus… tout s’est embrouillé
        dans son esprit… lune noire…confusion totale entre ce sujet et l’objet
        de sa nuit blanche.
        Le lendemain au lever su jour, il apprendra de la bouche même de sa
        fiancée, qu’il aurait mieux valu qu’il ne soit pas né. Avoir Dieu comme
        rival… ce n’est pas du tout banal. Marie était en effet enceinte d’un
        mystère… qui l’eut cru? Personne… surtout pas lui… toute la question
        était de savoir comment il allait avaler cette énorme couleuvre.
        Qu’est-ce qu’il a pu se dire pour accepter l’inacceptable et reprendre la femme adultère dans sa vie ?
        Parce qu’il n’a pas cru un seul instant à quelque transcendance
        intervention. Ni au ciel, ni à l’ange Gabriel… et pourtant… il a fait
        comme si…
        Comment il a fait?
        Il n’a rien fait
        Il a juste découvert qu’il l’aimait.

        Je dédie ce texte à tous les François… parce que ce sera bientôt leur tour…